Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Сказки народов мира » Arthur et la guerre des deux mondes
Arthur et la guerre des deux mondes - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Arthur et la guerre des deux mondes

Электронная книга - «Arthur et la guerre des deux mondes». Краткое содержание книги:

Le pire est à craindre car M le maudit a profité de l'ouverture du rayon de lune pour grandir et passer dans l'autre monde, celui des humains. L'ignoble créature mesure maintenant deux mètres quarante et elle est bien décidée à conquérir ce nouveau monde.
Devant l'ampleur du danger, Arthur et ses amis vont exploiter toutes les astuces, tirer profit des situations les plus inattendues et tout faire pour déjouer l'effroyable plan de Maltazard.
Mais est-ce que cette cause n'est pas perdue d'avance lorsque l'on ne mesure que deux millimètres?
1 ... 17 18 19 20 21 22 23 24 25 ... 43
Перейти на страницу:

- Tu t'es très bien battu, petit. Je mettrai ta tête empaillée juste au-dessus de la cheminée ! dit-il avec sérieux, persuadé de rendre ainsi honneur à son adversaire.

Arthur ne répond pas. Il n'y a rien à répondre. Il peut juste constater son impuissance. Sa défaite. Il a eu tort de se prendre pour un héros. Il n'est qu'un petit garçon de dix ans qui a pris trop de risques pour son âge et c'est avec fatalisme qu'il voit Darkos soulever l'épée magique au-dessus de sa tête. Il sait que son adversaire sera sans pitié. Mais tout d'un coup, une lueur d'espoir renaît dans les yeux de l'enfant. Etre sans pitié est un tort, un défaut, tout comme l'égoïsme, la méchanceté ou le désir de vengeance. Or Darkos possède tous ces défauts que l'épée magique supporte mal. Elle ne devrait donc pas tarder à le faire savoir à celui qui la tient.

- Pitié, mon seigneur ! se met à pleurnicher Arthur, histoire de pousser davantage le guerrier à la faute.

- Jamais ! hurle Darkos avec emportement, tombant ainsi dans le piège.

Il lève encore un peu son épée qui, brusquement, change de couleur et devient aussi lourde que la tour Eiffel. Darkos tombe à la renverse et l'épée se plante sur le toit du wagon. Le guerrier, abasourdi par ce nouveau tour de magie, se retourne pour mieux comprendre ce qui s'est passé. Il n'aura pas le temps de comprendre grand-chose puisque le wagon est en train de passer sous la porte du bureau d'Archibald et Darkos se la prend en pleine figure. Le choc est tellement violent qu'il reste collé à la porte, comme une mouche sur une tapette. Le train entre dans le grenier, tandis que Darkos glisse le long de la porte et s'écrase au sol, inanimé.

Chapitre 10

Armand, lui, sort lentement de son coma. Il se redresse et ne semble pas comprendre pourquoi sa femme ronfle à cette heure-ci au fond du canapé. Il ne comprend pas davantage pourquoi le salon est entièrement ravagé.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demande-t-il à Archibald en se frottant la nuque.

- Nous avons eu de la visite, répond le vieil homme en pointant Maltazard du doigt.

Armand aperçoit l'horrible M et s'apprête aussitôt à retomber dans les pommes. Ses jambes ne le portent plus, il va tourner de l'œil, quand, tout à coup, Archibald lui balance une tarte, ce qui peut toujours servir quand on s'apprête à aller aux pommes.

- Ça suffit, Armand ! Un peu de dignité ! Tu tomberas dans les pommes plus tard ! ordonne le vieil homme avec une autorité surprenante.

Armand se réveille aussitôt, comme si on venait d'allumer la lumière en pleine nuit.

- Et mes marshmallows ?! lance Maltazard qui manque de tout sauf de mémoire.

- Euh... oui, tout de suite ! répond Armand en se dirigeant comme il peut vers la cuisine.

Marguerite n'est vraiment pas rassurée. Elle s'approche de son mari et lui prend le bras. Le vieil homme lui caresse la main, mais c'est bien difficile de rassurer quelqu'un dans une situation pareille. Le mieux serait de faire cesser ce cauchemar.

- Je pense savoir ce que tu veux, Maltazard. Epargne ma famille et je te le donnerai !

Maltazard sourit, toujours impressionné de voir un autre que lui doué d'un peu d'intelligence.

- Tu as ma parole ! dit-il, la main posée sur le cœur, mais chacun sait qu'il en est dépourvu.

- Ta parole ? Tu n'en as aucune ! rétorque le vieil homme.

- Faux ! Souviens-toi quand je t'ai jeté dans les cachots de Nécropolis, je t'avais promis de ne pas te tuer si tous les jours tu m'apprenais quelque chose et j'ai tenu parole, non ?

Archibald ne peut rien dire puisque l'histoire est véridique.

- Je te fais aujourd'hui une autre promesse. Donne-moi ce que je suis venu chercher et je quitterai ta maison. Enfin... ce qu'il en reste !

- Et ma famille ? négocie le grand-père.

Maltazard est moins à l'aise, car épargner des vies n'est pas son fort.

- Accordé ! Le seigneur que je suis, dans sa grande mansuétude, accorde la vie sauve à toi et à ta famille ! concède-t-il, après avoir poussé un grand soupir.

Archibald s'apprête à lui faire confiance, mais s'étonne que cette proposition ne soit pas accompagnée de quelques conditions.

- À une condition ! lâche enfin Maltazard, qui ne peut pas se vanter d'avoir créé la surprise.

- Je t'écoute, répond le grand-père qui n'a pas vraiment le choix.

- J'aurai bientôt un palais que mes esclaves vont construire dès que j'aurai trouvé l'endroit idéal. Quand le palais sera terminé, j'exige que tous les dimanches Marguerite m'amène sa fameuse tarte au chocolat, avec des petites pépites toutes blanches et des noix de cajou posées sur le dessus !

On savait Maltazard gourmand, mais pas à ce point.

Archibald fronce les sourcils et inspire profondément avant de lui crier son désaccord.

- Accordé ! lance Marguerite, coupant l'herbe sous le pied à son mari, et elle ne plaisante pas la Marguerite, quand elle coupe de l'herbe. Je serai devant ton palais, tous les dimanches à neuf heures précises, avec ce que tu me réclames. Elle a une telle autorité dans la voix que personne n'ose douter de sa parole et Maltazard ne peut que s'incliner devant sa détermination.

- À la bonne heure ! lance-t-il avec un large sourire, même si tout le monde sait qu'il est impossible que cette créature ait la moindre connaissance en matière de bonheur.

Sélénia est sur le toit du wagon et récupère son épée plantée par Darkos. Elle attrape la poignée et la lame sort de la tôle, aussi facilement que si elle était plantée dans du sable. Puis, ce qui reste du train ralentit et entre en gare, au pied du bureau d'Archibald.

- Terminus, tout le monde descend ! lance Arthur, pas fâché d'arriver indemne.

Sélénia et Bétamèche le rejoignent, un peu intimidés par les masques africains, accrochés au mur, qui surplombent le lieu comme autant de portraits gravés dans des montagnes. Des centaines de livres, posés à même le sol, font penser à des pâtés de maisons, formant ainsi des rues interminables dans lesquelles il semble si facile de se perdre. Arthur s'approche d'un de ses jouets, abandonné en pleine action. Il s'agit d'une grue de chantier, avec son bras et sa petite nacelle. Arthur pousse ses compagnons à l'intérieur de l'engin.

- Où comptes-tu encore nous emmener ? s'inquiète Sélénia, aussi peu à l'aise dans la nacelle que dans une coquille de noix.

- Ce qu'on cherche est là-haut, sur le bureau de mon grand-père ! Bétamèche, arriverais-tu d'ici, à l'aide de ton couteau, à enfoncer la manette que tu vois là-bas ?

Bétamèche jette un œil sur la manette en question, un gros machin noir au milieu d'une télécommande.

- Sans problème ! répond-il, sûr de lui, ou plutôt de son couteau à deux cents fonctions qui, s'il avait la parole, ricanerait devant une mission aussi simple.

Le jeune prince attrape le couteau, vise la télécommande et appuie sur la fonction vingt-sept. Une dizaine de magnifiques papillons sortent du couteau et s'envolent avec plaisir.

- Oups ! Désolé, je confonds toujours avec le « papillonneur de granules » !

Bétamèche vise à nouveau et appuie sur la fonction soixante- douze. Un formidable crachat bien vert et bien dégoûtant vient enfoncer la manette des commandes. Le câble de la grue se tend aussitôt et la nacelle commence à s'élever, avec nos trois joyeux lurons à bord.

- Aah ! C'est plus agréable que le train ! se réjouit Bétamèche en rangeant son couteau.

Sélénia se penche pour observer les alentours. Tout est nouveau pour elle et il y a des centaines d'objets inconnus qui jonchent le sol. Elle n'a même aucune idée de ce à quoi tout ce bazar peut bien servir. Imaginez un petit enfant vivant à la campagne qui soudainement se retrouverait au milieu des gratte-ciel new-yorkais et vous aurez une idée de ce que Sélénia peut ressentir à cet instant.

1 ... 17 18 19 20 21 22 23 24 25 ... 43
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)