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Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité

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Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
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Stick. Plop.

"Qu'est-ce qu'il a contre toi ?" dit Granger.

Stick. Plop.

Le vent gelé hurlait tout autour d'eux.

Vous auriez pu croire qu'avoir de nouveau un sol sous les pieds aurait donné l'impression d'être plus en sûreté.

Mais si ce sol avait été un toit incliné fait de tuiles rugueuses sur lequel se serait trouvé bien plus de neige que sur les murs de pierre et que vous l'auriez traversé en courant à grande vitesse...

Alors vous auriez eu tristement tort.

"Luminos !" cria Draco.

"Luminos !" cria Granger.

"Luminos !" cria Draco.

"Luminos !" cria Granger.

La silhouette lointaine évitait et grimpait tout en courant, et pas un seul tir ne l'atteint, mais ils gagnaient du terrain.

Jusqu'à ce que Granger ne glisse.

Rétrospectivement, c'était inévitable. Dans la vraie vie vous ne pouviez pas vraiment courir à grande vitesse sur un toit verglacé.

Inévitablement aussi, car cela arriva sans la moindre pensée consciente, Draco pivota et saisit le bras droit de Granger et il la rattrapa, seulement elle était déjà trop déséquilibrée, elle tombait et entraînait Draco avec elle, tout se passait si vite -

Il y eut un impact dur et douloureux, pas seulement du poids de Draco contre le toit mais aussi un peu de celui de Granger, et si elle l'avait heurté un tout petit peu plus près du bord ils auraient pu s'en sortir, mais au lieu de cela son corps bascula de nouveau et ses jambes glissèrent et son autre main chercha frénétiquement une prise...

Et c'est ainsi que Draco se retrouva à retenir le bras de Granger d'une poigne blanche tandis que son autre main serrait frénétiquement le rebord du toit et que les bouts de ses chaussures s'enfonçaient sur la tranche d'une tuile.

"Hermione !" glapit la voix distante de Harry.

"Draco," chuchota Granger, et Draco baissa les yeux.

Cela avait peut-être été une erreur. Il y avait beaucoup de vide en-dessous d'eux, rien que du vide, ils étaient au bord d'un toit qui surplombait les murs de Poudlard.

"Il va venir m'aider," chuchota la fille, "mais d'abord il va nous lancer un Luminos à tous les deux, impossible qu'il fasse autrement. Tu dois me laisser tomber."

Cela aurait dû être la chose la plus facile du monde.

Elle n'était qu'une sang-de-bourbe, juste une sang-de-bourbe, juste une sang-de-bourbe !

Elle n'aurait même pas mal !

... le cerveau de Draco refusait d'écouter ce que Draco avait à lui dire.

"Fais-le," chuchota Hermione, ses yeux étincelants, dénués de la moindre trace de peur, "fais-le, Draco, fais-le, tu peux le battre seul, Draco, il faut qu'on gagne !"

Il y eut le son de quelqu'un qui courait, et le son se rapprochait.

Oh, sois rationnel...

La voix dans la tête de Draco ressemblait horriblement à celle de Harry Potter lorsque celui-ci lui prodiguait des leçons.

... vas-tu laisser ton cerveau diriger ta vie ?

Après-coup, 1 :

Daphne Greengrass avec besoin de faire de sacrés efforts pour rester muette tandis que Millicent Bulstrode racontait à nouveau l'histoire dans la salle commune des filles Serpentard (un lieu frais et confortable des donjons, situé sous le lac de Poudlard, avec des poissons qui nageaient à chaque fenêtre et des canapés où l'on pouvait s'étendre si on le désirait). Surtout parce que, du point de vue de Daphné, c'était une histoire déjà parfaite sans avoir besoin des améliorations de Millicent.

"Et alors ?" glapirent Flora et Hestia Carrow.

"Le général Granger a levé les yeux vers lui," dit Millicent d'une voix théâtrale, "et elle a dit :'Draco ! Tu dois me lâcher ! Ne t'en fais pas pour moi, je te promets que tout ira bien ! Et que pensez-vous que Malfoy a alors fait ?"

"Il a dit : 'Jamais !'" cria Charlotte Wiland, "et il l'a tenue encore plus fort !"

Toutes les filles qui écoutaient hochèrent la tête, à part Pansy Parkinson.

"Nan !" dit Millicent. "Il l'a lâchée. Et alors il s'est redressé et il a abattu le général Potter. Fin."

Il y eut une pause abasourdie.

"Ça ne se fait pas !" dit Charlotte.

"C'est une sang-de-bourbe," dit Pansy, l'air confuse. "Bien sûr qu'il l'a lâchée !"

"Eh bien, Malfoy n'aurait pas dû la rattraper en premier lieu alors !" dit Charlotte. "Mais une fois qu'il l'avait attrapée, il devait la tenir ! Surtout face à une fin certaine qui s'approchait !" Tracey Davis, assise à côté de Daphné, approuvait énergiquement de la tête.

"Je ne vois pas pourquoi," dit Pansy.

"C'est parce que tu n'as pas une once de romantisme en toi," dit Tracey. "Et puis, on ne peut pas juste laisser tomber les filles comme ça. Une garçon qui laisserait tomber une fille comme ça... il laisserait tomber n'importe qui. Il te laisserait tomber toi, Pansy."

"Qu'es'tu veux dire, il me laisserait tomber ?" dit Pansy.

Daphné ne pouvait plus se retenir. "Tu sais," dit Daphné d'un air sombre, "tu prends le petit déjeuner un jour à notre table, et voilà-t-y pas que Malfoy te laisse tomber, et tu tombes du sommet de Poudlard ! Voilà ce qu'elle veut dire !"

"Ouais !" dit Charlotte. "C'est un tombeur de sorcière !"

"Vous savez pourquoi Atlantis est tombée ?" dit Tracey. "Pasque quelqu'un comme Malfoy l'a laissée tomber, voilà pourquoi !"

Daphné baissa la voix. "En fait... et si Malfoy était celui qui avait fait tomber Hermione, je veux dire le général Granger ? Et s'il s'est donné pour mission de faire tomber tous les nés-Moldus ?"

"Tu veux dire - ?" s'étrangla Tracey.

"C'est ça !" dit Daphné d'un ton théâtral. "Et si Malfoy était - l'héritier de Glisserpentard ?"

"Le prochain Tombeur des Ténèbres !" dit Tracey.

Et c'était une expression bien trop géniale pour qu'elles la gardent pour elle, et à la tombée de la nuit elle avait fait le tour de Serpentard, et le matin suivant c'était le gros titre du Chicaneur.

Après-coup, 2 :

Ce soir-là, Hermione s'assura d'arriver à leur salle de classe habituelle en avance, juste pour que lorsque Harry arrive, elle soit là, seule, dans une chaise, lisant un livre paisiblement.

S'il existait une façon de s'excuser en ouvrant une porte grinçante, c'était comme ça que Harry venait de le faire.

"Euh," dit la voix de Harry Potter.

Hermione continua de lire.

"Je suis, euh, assez désolé, je ne comptais pas vraiment te faire tomber du toit ou quoi que ce soit..."

À vrai dire, cela avait été une expérience assez divertissante.

"Je, ah... je ne suis pas très expérimenté en excuses, je tomberai à genoux si tu veux, ou je t'achèterai quelque chose de cher, Hermione je ne sais pas comment te demander pardon pour ce que j'ai fait est-ce que tu pourrais juste me dire quoi faire ?"

Elle continua de lire son livre en silence.

Ce n'était pas comme si elle avait la moindre idée de la façon dont Harry aurait pu s'excuser.

Pour le moment, elle ressentait seulement une étrange curiosité quant à ce qui se passerait si elle continuait de lire son livre un moment.

*Chapter 42*: Courage

"Romantiques ?" dit Hermione. "Ce sont tous les deux des garçons !"

"Waoh," dit Daphné d'un ton légèrement choqué. "Tu veux dire que les Moldus détestent vraiment ça ? Je pensais que c'était juste quelque chose que les Mangemorts avaient inventé."

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