Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Психология » Psychopathologie de la vie quotidienne
Psychopathologie de la vie quotidienne - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Psychopathologie de la vie quotidienne

Электронная книга - «Psychopathologie de la vie quotidienne». Краткое содержание книги:

Psychopathologie de la vie quotidienne
1 ... 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ... 82
Перейти на страницу:

(P. 97). «Une déviation par suite d'une ressemblance est rendue possible par l'existence, au-dessous du seuil de la conscience, d'un mot analogue, qui n'était pas destiné à être prononcé. C'est ce qui arrive dans les substitutions. J'espère qu'une vérification ultérieure ne pourra que confirmer les règles que j'ai formulées. Mais pour cela il est nécessaire qu'on soit bien fixé, lorsqu'un autre parle, sur tout ce à quoi il a pensé en parlant [19]. Voici à ce propos un cas instructif. M. Li., parlant d'une femme et voulant dire qu'elle lui ferait peur «(sie würde mir Furcht einjagen»), emploie, au lieu du mot einjagen, celui de einlagen, qui a une signification tout autre. Cette substitution de la lettre l à la lettre j me paraît inexplicable. Je me permets d'attirer sur cette erreur l'attention de M. Li. qui me répond aussitôt «Mon erreur provient de ce qu'en parlant je pensais je ne serais pas en état, etc.» (… ich wäre nicht in der Lage…)».

«Autre cas. Je demande à R. v. S. comment va son cheval malade. Il répond: «Ja, das draut [20]dauert vielleicht noch einen Monat» «(Cela va peut-être durer encore un mois»). Le mot «draut», avec un r, me paraît inexplicable, la lettre r du mot correct dauert n'ayant pas pu produire un effet pareil. J'attire sur ce fait l'attention de R. v. S. qui m'explique aussitôt qu'en parlant il pensait: «C'est une triste histoire» (das ist eine traurige Geschichte). Il avait donc pensé à deux réponses qui se sont fondues en une seule par l'intermédiaire de deux mots (draut provenant de la fusion de dauert et de traurig)».

Par sa théorie des images verbales «nomades», qui sont situées au-dessous du seuil de la conscience et qui ne sont pas destinées à être formulées en paroles, et par son insistance sur la nécessité de rechercher tout ce à quoi le sujet pense pendant qu'il parle, la conception de Meringer et Mayer se rapproche singulièrement, il est facile de s'en rendre compte, de notre conception psychanalytique. Nous recherchons, nous aussi, des matériaux inconscients, et de la même manière, à cette seule différence près que nous prenons un détour plus long, puisque nous n'arrivons à la découverte de l'élément perturbateur qu'à travers une chaîne d'associations complexe, en partant des idées qui viennent à l'esprit du sujet lorsque nous l'interrogeons.

Je m'arrête un instant à une autre particularité intéressante, dont les exemples de Meringer nous apportent d'ailleurs la preuve! D'après l'auteur lui-même, ce qui permet à un mot, qu'on n'avait pas l'intention de prononcer, de s'imposer à la conscience par une déformation, une formation mixte, une formation de compromis (contamination), c'est sa ressemblance avec un mot de la phrase qu'on est en train de formuler: lagen-jagen; dauert-traurig; Vorschein-Schwein.

Or, dans mon livre sur la Science des rêves [21], j'ai précisément montré la part qui revient au travail de condensation dans la formation de ce qu'on appelle le contenu manifeste des rêves, à partir des idées latentes des rêves. Une ressemblance entre les choses ou entre les représentations verbales de deux éléments des matériaux inconscients, fournit le prétexte à la formation d'une troisième représentation, mixte ou de compromis, qui remplace dans le contenu du rêve les deux éléments dont elle se compose et qui, par suite de cette origine, se présente souvent pourvue de propriétés contradictoires. La formation de substitutions et de contaminations dans les lapsus constituerait ainsi le commencement, pour ainsi dire, de ce travail de condensation qui joue un rôle si important dans la formation des rêves.

Dans un article destiné au grand public (Neue Freie Presse, 23 août 1900):4 «Comment on commet un lapsus», Meringer fait ressortir la signification pratique que possèdent dans certains cas les substitutions de mots, celles notamment où un mot est remplacé par un autre, d'un sens opposé. «On se rappelle encore la manière dont le président de la Chambre des Députés autrichienne a, un jour, ouvert la séance: «Messieurs, dit-il, je constate la présence de tant de députés et déclare, par conséquent, la séance close.» L'hilarité générale que provoqua cette déclaration fit qu'il s'aperçut aussitôt de son erreur et qu'il la corrigea. L'explication la plus plausible dans ce cas serait la suivante: dans son for intérieur, le président souhaitait pouvoir enfin clore cette séance dont il n'attendait rien de bon; aussi l'idée correspondant à ce souhait a-t-elle trouvé, cela arrive fréquemment, une expression tout au moins partielle dans sa déclaration, en lui faisant dire «close», au lieu de «ouverte», c'est-à-dire exactement le contraire de ce qui était dans ses intentions. De nombreuses observations m'ont montré que ce remplacement d'un mot par son contraire est un phénomène très fréquent. Étroitement associés dans notre conscience verbale, situés dans des régions très voisines, les mots opposés s'évoquent réciproquement avec une grande facilité.

Il n'est pas aussi facile de montrer dans tous les cas (comme Meringer vient de le faire dans le cas du président) que le lapsus consistant dans le remplacement d'un mot par son contraire, résulte d'une opposition intérieure contre le sens de la phrase qu'on veut ou doit prononcer. Nous avons retrouvé un mécanisme analogue, en analysant l'exemple aliquis, où l'opposition intérieure s'est manifestée par l'oubli du nom, et non par son remplacement par son contraire. Nous ferons toutefois observer, pour expliquer cette différence, qu'il n'existe pas de mot avec lequel aliquis présente le même rapport d'opposition que celui qui existe entre «ouvrir» et clore», et nous ajouterons que le mot «ouvrir» est tellement usuel que son oubli ne constitue sans doute qu'un fait exceptionnel.

Si les derniers exemples de Meringer et Mayer nous montrent que les troubles de langage, connus sous le nom de lapsus, peuvent être provoqués soit par des sons ou des mots (agissant par anticipation ou rétroactivement) de la phrase même qu'on veut prononcer, soit par des mots ne faisant pas partie de cette phrase, extérieurs à elle et dont l'état d'excitation ne se révèle (lue par la formation du lapsus, nous voulons voir maintenant s'il existe entre ces deux catégories de lapsus une séparation nette et tranchée et, dans l'affirmative, quels sont les signes qui nous permettent de dire, en présence d'un cas donné, s'il fait partie de l'une ou l'autre de ces catégories. Dans son ouvrage sur la Psychologie des peuples [22], Wundt, tout en cherchant à dégager les lois de développement du langage, s'occupe également des lapsus, au sujet desquels il formule quelques considérations dont il convient de tenir compte. Ce qui, d'après Wundt, ne manque jamais dans les lapsus et les phénomènes similaires, ce sont certaines influences psychiques. «Nous nous trouvons tout d'abord en présence d'une condition positive, qui consiste dans la production libre et spontanée d'associations tonales et verbales provoquées par les sons énoncés. À côté de cette condition positive, il y a une condition négative, qui consiste dans la suppression ou dans le relâchement du contrôle de la volonté et de l'attention, agissant, elle aussi, comme fonction volitive. Ce jeu de l'association peut se manifester de plusieurs manières: un son peut être énoncé par anticipation ou reproduire les sons qui l'ont précédé; un son qu'on a l'habitude d'énoncer peut venir s'intercaler entre d'autres sons; ou, enfin, des mots tout à fait étrangers à la phrase, mais présentant avec les sons qu'on veut énoncer des rapports d'association, peuvent exercer une action perturbatrice sur ces derniers. Mais quelle que soit la modalité qui intervient, la seule différence constatée porte sur la direction et, en tout cas, sur l'amplitude des associations qui se produisent, mais, nullement sur leur caractère général. Dans certains cas, on éprouve même une grande difficulté à déterminer la catégorie dans laquelle il faut ranger un trouble donné, et on se demande s'il ne serait pas plus conforme à la vérité d'attribuer ce trouble à l'action simultanée et combinée de plusieurs causes, d'après le principe des causes complexes [23]» (pp. 380 et 381).

1 ... 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ... 82
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)