Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154
Перейти на страницу:

Sanders allait venir ici. Il tenait à affronter Barbara. Randolph avait essayé de l’en dissuader, mais Andy avait coupé la communication pendant que Pete lui expliquait qu’il vaudrait peut-être mieux se mettre à genoux et prier pour les âmes de sa femme et de sa fille — sans parler de demander la force de porter sa croix.

Randolph soupira et composa un autre numéro. Au bout de deux sonneries, la voix d’un Big Jim mal luné aboya : « Quoi ? Quoi ?

— C’est moi, Jim. Je sais que tu détestes qu’on te dérange quand tu travailles, mais est-ce que tu pourrais venir ici ? J’ai besoin d’un coup de main. »

16

Les trois enfants se tenaient dans la lumière de l’après-midi, une lumière faisant l’effet d’être sans profondeur, sous un ciel qui avait à présent une nuance incontestablement jaunâtre, et regardaient le cadavre de l’ours gisant au pied du poteau téléphonique. Le poteau penchait de travers. À un bon mètre du sol, le bois traité était fendillé et éclaboussé de sang. D’une autre matière aussi. Blanche, sans doute un fragment d’os, pensa Joe. Et d’une substance molle grisâtre qui ne pouvait être que de la cer…

Il se tourna, essayant de contrôler sa nausée. Il y était presque arrivé, mais alors Benny dégueula — avec un répugnant gargouillis humide —, imité aussitôt par Norrie. Joe ne put que rejoindre le club.

Quand ils se sentirent mieux, Joe enleva son sac à dos, prit les bouteilles de Snapple et les répartit entre eux. Il se servit de la première gorgée de la sienne pour se rincer la bouche, puis la recracha. Norrie et Benny firent de même. Et ils burent. Le thé sucré était chaud, mais Joe ne lui trouva pas moins un goût céleste quand il coula dans sa gorge irritée.

Norrie avança de deux pas prudents en direction de la masse noire au pied du poteau, sous son essaim de mouches bourdonnantes. « Comme les cerfs, dit-elle. Le pauvre vieux n’avait pas de berge de rivière d’où sauter, alors il s’est fait éclater la tête sur un poteau de téléphone.

— Il avait peut-être la rage, dit Benny d’une petite voix. Et les cerfs aussi. »

C’était techniquement possible, se dit Joe, mais il n’y croyait pas. « J’ai déjà pensé à ces histoires de suicide. » Il détestait le tremblement qu’il entendait dans sa voix, mais il ne pouvait rien y faire, apparemment. « Cela arrive aux baleines et aux dauphins — ils s’échouent tout seuls sur les plages, je l’ai vu à la télé. Et mon père dit que les pieuvres le font aussi.

— Les poulpes, dit Norrie.

— C’est pareil. Mon père dit que lorsque leur milieu devient trop pollué, elles dévorent leurs propres tentacules.

— Dis, vieux, tu veux encore me faire dégobiller ? demanda Benny d’un ton querelleur et fatigué.

— Et tu crois que c’est ce qui arrive ici ? voulut savoir Norrie. La pollution de l’environnement ? »

Joe eut un coup d’œil pour le ciel jaunâtre. Puis il montra la direction du sud-ouest où le résidu noirâtre laissé par l’explosion des missiles décolorait l’air. Le barbouillage s’élevait à près d’une centaine de mètres et s’étalait sur près de deux kilomètres en largeur.

« D’accord, concéda-t-elle, mais le cas est différent ici. Non ? »

Joe haussa les épaules.

« Si jamais on risque de ressentir un puissant besoin de se suicider, on ferait peut-être mieux de repartir, suggéra Benny. J’ai encore beaucoup de choses à vivre. J’ai toujours pas réussi à battre Warhammer.

— Si on essayait le compteur Geiger sur l’ours ? » proposa Norrie.

Norrie braqua l’embout du détecteur vers la carcasse de l’animal. L’aiguille ne bougea pas.

Norrie dirigea alors le compteur Geiger vers l’est. Devant eux, la route sortait d’une large bande de chênes noirs, les arbres qui donnaient son nom à la hauteur. Une fois qu’ils les auraient dépassés, Joe pensa qu’ils verraient le verger de pommiers, sur le sommet.

« Allons au moins jusque de l’autre côté des arbres, dit Norrie. On fera un relevé et, si ça monte toujours, nous retournerons en ville et nous raconterons tout ça au Dr Everett ou à ce type, Barbara, ou aux deux. Qu’ils se débrouillent avec, ensuite. »

Benny paraissait dubitatif. « Je me demande…

— Si nous sentons quelque chose de bizarre, on fera tout de suite demi-tour, dit Joe.

— Si ça doit être utile, nous devrions le faire, insista Norrie. Je veux pouvoir quitter Chester’s Mill avant d’être atteinte de folie carcérale. »

Elle sourit pour montrer qu’elle plaisantait, mais cela n’avait rien d’une plaisanterie et Joe ne prit pas cela pour tel. Les gens blaguaient sur Chester’s Mill, qui n’était qu’un petit patelin paumé — raison pour laquelle la chanson de James McMurtry y avait été si populaire — et c’était vrai, techniquement, que la bourgade était un trou. Sur un plan démographique, aussi. On n’y comptait qu’un seul Américain d’origine asiatique, une femme, Pamela Chen, qui donnait parfois un coup de main à Lissa Jamieson, à la bibliothèque, et il n’y avait aucune famille afro-américaine depuis le départ des Laverty pour Auburn. On n’y trouvait pas de McDonald’s, et encore moins de Starbucks, et l’unique cinéma avait fermé ses portes. Mais jusqu’à aujourd’hui, Chester’s Mill avait fait à Joe l’impression d’être vaste, géographiquement, avec beaucoup de place pour se balader. Stupéfiant, à quel point le territoire s’était rétréci, une fois qu’il eut pris conscience qu’il ne pouvait plus monter dans la voiture familiale avec son père et sa mère pour aller à Lewiston manger des praires frites et des crèmes glacées au Yoder’s. Et si la ville ne manquait pas de ressources, elles n’allaient pas durer éternellement.

« Tu as raison, dit-il. C’est important. Ça vaut la peine de prendre le risque. C’est ce que je crois, en tout cas. Tu peux rester ici si tu veux, Benny. Cette partie de la mission est strictement volontaire.

— Non, je vous accompagne. Si jamais je vous laissais y aller sans moi, vous me ravaleriez au rang des tarés.

— Tu y es déjà ! » crièrent Joe et Norrie à l’unisson, avant d’échanger un regard et d’éclater de rire.

17

« C’est ça, pleure ! »

La voix venait de loin. Barbie fit un effort pour s’en approcher, mais ses yeux le brûlaient et c’était dur de les ouvrir.

« T’as plein de raison de pleurer ! »

La personne qui faisait ces déclarations donnait l’impression qu’elle-même pleurait. Et c’était une voix qu’il connaissait. Barbie essaya de voir, mais il avait les paupières gonflées et lourdes. Ses globes oculaires, dessous, battaient au rythme de son cœur. Il avait les sinus tellement pleins que ses oreilles craquaient dès qu’il déglutissait.

« Pourquoi tu l’as tuée ? Pourquoi tu as tué ma petite ? »

Y’a un fils de pute qui m’a balancé du gaz lacrymo. Denton ? Non, Randolph.

Barbie réussit à ouvrir les yeux en repoussant de la paume de la main ses sourcils vers le haut. Il vit Andy Sanders qui se tenait devant la grille, les larmes roulant sur ses joues. Et qu’est-ce que voyait Sanders ? Un type dans sa cellule, et un type dans une cellule a toujours l’air coupable.

1 ... 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)