Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » L'espace de la révélation [Revelation Space - fr]
L'espace de la révélation [Revelation Space - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

L'espace de la révélation [Revelation Space - fr]

Электронная книга - «L'espace de la révélation [Revelation Space - fr]». Краткое содержание книги:

Au XXVIe siècle de notre ère… Dan Sylveste est le seul homme qui soit jamais revenu sain et sauf d’un Voile, une enclave de l’espace environnée de forces gravifiques mortelles. Obéissant à une intuition, il lance une mission d’exploration vers un monde mort : Resurgam.
La découverte d’une fabuleuse cité enfouie suscite plus de questions qu’elle n’en résout : Sylveste, qui est archéologue, déchiffre l’histoire des Amarantins, des êtres mi-hommes, mi-oiseaux. Une tribu renégate avait quitté Resurgam pour partir dans les étoiles et, peu après son retour, un mystérieux Evénement avait provoqué l’anéantissement de toute vie à la surface de la planète. Ce cataclysme, les Amarantins l’avaient anticipé… Et s’ils l’avaient eux-mêmes provoqué ?
C’est alors que l’équipage d’un gigantesque vaisseau interstellaire décrépit, le gobe-lumen Spleen de l’Infini, vient chercher Sylveste, dans l’espoir que son père, Calvin, sauvegardé après sa mort sous forme de simulation numérique, pourra « réparer » le capitaine, un « chimérique », ou cyborg, plongé en cryothermie afin de ralentir la Pourriture Fondante qui provoque chez lui des mutations monstrueuses. Mais les membres de l’équipage du Spleen de l’Infini ont chacun des intentions cachées...
1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 183
Перейти на страницу:

Volyova réagit vite. Sylveste avait déjà été impressionné par sa rapidité.

— Dans ce cas, nous devrions être reconnaissants au triumvir Sajaki, non ? En ne tuant pas le capitaine, il nous empêche de sombrer dans l’abîme.

Mais, à sa façon de parler, on aurait dit qu’elle se faisait l’avocate du diable, n’exprimant sa pensée que pour mieux en démontrer l’hérésie.

— Oui, fit Calvin d’un ton dubitatif. J’imagine que vous avez raison.

— Je n’en crois pas un mot, fit Volyova en s’emportant. Et si vous étiez l’un des nôtres, le seul fait d’entretenir ces pensées serait une trahison.

— Comme vous voulez. Mais nous avons déjà eu la preuve que Sajaki veut saboter l’opération.

L’espace d’un instant, un éclair de curiosité passa sur son visage, mais elle le réprima avec son efficacité coutumière.

— Votre paranoïa ne m’intéresse pas, Calvin – si c’est bien à Calvin que je parle. J’ai des obligations envers Dan. Je dois le faire entrer dans Cerbère. Et j’ai une obligation envers vous : vous aider à guérir le capitaine. La discussion de tout autre sujet est superflue.

— Enfin… Je suppose que vous avez l’antivirus ?

Volyova tira un flacon de son blouson.

— Il agit sur les échantillons de peste que j’ai réussi à isoler et à mettre en culture. Maintenant, je ne sais pas s’il marchera contre ça.

Elle lui lança le flacon. Sylveste sentit que ses mains se tendaient pour le rattraper. Il pensa fugitivement à la fiole qu’il avait tenue entre ses doigts avant son mariage.

— C’est un plaisir de travailler avec vous, dit Calvin.

Volyova quitta Calvin ou Dan Sylveste – elle n’avait jamais très bien su auquel des deux elle avait affaire – après lui avoir donné des instructions explicites concernant la façon d’administrer l’antidote. Elle avait eu avec lui les relations d’un apothicaire avec un chirurgien, se dit-elle ; elle avait préparé un sérum qui marchait en laboratoire, et elle était en mesure de donner de vagues instructions concernant son utilisation, mais les décisions ultimes, les vraies questions de vie et de mort étaient à la discrétion du chirurgien, et elle n’avait pas envie d’intervenir. Après tout – ou plutôt, avant tout –, si les conditions d’intervention n’avaient pas été aussi critiques, ils n’auraient pas eu besoin de faire venir Sylveste à bord. Et l’antivirus n’était qu’un élément du traitement, même s’il se pouvait qu’il soit décisif.

Elle reprit l’ascenseur menant à la passerelle en s’efforçant de ne pas penser à ce que Calvin (c’était sûrement lui, non ?) lui avait dit de Sajaki. Mais c’était difficile ; son discours était trop logique, ses arguments trop sensés. Et que devait-elle penser du prétendu sabotage de ses tentatives de soins ? Elle avait failli lui poser la question, mais elle s’était ravisée, craignant peut-être d’entendre un argument qu’elle n’aurait pu réfuter. Comme elle l’avait dit – et c’était vrai, d’une certaine façon –, le seul fait d’envisager ce genre d’hypothèse relevait de la trahison.

Mais à bien des égards, la trahison, elle l’avait déjà commise.

Sajaki commençait à avoir des doutes à son sujet ; c’était évident. S’opposer au scrapping de Khouri était une chose. C’en était une autre que de bidouiller l’appareil afin d’être prévenue quand Sajaki l’activerait : ça ne faisait pas partie des prérogatives normales de son domaine de compétence ; c’était l’expression d’une paranoïa silencieuse, d’une peur et d’une haine sournoises. Par bonheur, elle était arrivée à temps. Le scrapping n’avait pas commis de dégâts irrémédiables, et il était peu probable que Sajaki ait réussi à établir un relevé suffisant du volume neural pour obtenir plus que des impressions brouillées, et non des souvenirs susceptibles de l’incriminer véritablement. Maintenant, se dit-elle, Sajaki serait plus prudent : il n’avait pas intérêt à ce qu’ils perdent leur artilleur. Mais… et s’il reportait ses soupçons sur elle ? Sajaki n’aurait pas de scrupules à la soumettre au scrapping. Certes, ça anéantirait toute illusion d’égalité entre eux, mais il n’aurait pas à craindre d’endommager les implants qu’elle n’avait pas. Et comme tout, à bord du Lorean, se faisait plus ou moins automatiquement, la période où elle lui avait été vraiment utile n’était plus qu’un souvenir.

Elle consulta son bracelet. L’esquille de métal qu’elle avait extraite du crâne de Khouri lui donnait plus de fil à retordre qu’elle n’aurait cru. Elle en avait plus ou moins obtenu la composition et les courbes de tension, et elle avait demandé au vaisseau de les rapprocher de tout ce qu’il avait en mémoire. L’intuition selon laquelle c’était Manoukhian qui la lui avait implantée semblait se confirmer, parce qu’il était clair que l’esquille ne provenait pas du Bout du Ciel. Mais le vaisseau continuait à chercher de plus en plus profondément dans sa mémoire. Il explorait à présent des données technologiques vieilles de deux cents ans. Quelle idée de chercher si loin… ? D’un autre côté, elle n’allait pas s’arrêter là. D’ici quelques heures, les systèmes auraient corrélé jusqu’aux fichiers remontant à la fondation de la colonie ; aux rares informations rescapées de l’ère Amerikano. Même si ses recherches restaient vaines, elle pourrait au moins dire à Khouri qu’elles avaient été exhaustives.

Il n’y avait personne sur la passerelle.

La gigantesque salle était plongée dans le noir. La seule lumière était celle de la sphère qui affichait le système binaire Cerbère-Hadès. Il n’y avait pas d’autre membre de l’équipage (parmi les rares encore vivants, se dit-elle), et aucun des morts n’avait été, en ce moment précis, rappelé des archives qui assuraient leur postérité, afin de faire valoir son point de vue dans une langue que peu de gens parlaient encore. La solitude convenait à Volyova. Elle n’avait pas envie de discuter avec Sajaki (surtout pas à lui), et elle n’appréciait pas particulièrement la compagnie de Hegazi. Même la présence de Khouri soulevait trop de problèmes. Elle l’obligeait à se pencher sur des sujets dont elle n’avait pas envie de s’encombrer l’esprit. Pendant quelques minutes au moins, Volyova allait se payer le luxe d’être seule, dans son élément, et – même si c’était idiot – d’oublier tout ce qui transformait l’ordre en chaos.

Elle allait passer un moment avec ses armes magnifiques.

Le Lorean transfiguré s’était translaté sur une orbite encore plus basse, à dix mille kilomètres seulement de la surface de Cerbère, sans provoquer de réaction de la planète. Volyova avait rebaptisé l’immense objet conique « tête de pont », puisque c’était la fonction à laquelle elle le destinait. Pour les autres, ce n’était que « l’arme de Volyova », s’il fallait lui donner un nom. La chose faisait quatre mille mètres de long ; presque la même longueur que le gobe-lumen dont elle était issue. Il ne restait pas grand-chose du bâtiment de départ ; même les parois étaient des nids d’abeilles pleins de pores dans lesquels étaient incrustés des clades de cybervirus classifiés militaires, d’une structure identique à celle de l’antivirus qui allait être administré au capitaine. De grosses armes à projectiles et à rayons occupaient les cavernes ménagées dans les parois. L’ensemble était enchâssé dans plusieurs mètres d’hyperdiamant qui serait sacrifié au moment de l’impact. Les ondes de choc ébranleraient la tête de pont sur toute sa longueur lorsqu’elle heurterait la surface, mais les liaisons du cristal piézoélectrique absorberaient rapidement l’énergie des ondes de choc et la redirigeraient vers les systèmes d’armement. La vitesse d’impact serait relativement lente, de toute façon – moins d’un kilomètre à la seconde, puisque la tête de pont décélérerait fortement juste avant de crever la croûte. Croûte qui aurait préalablement été minée ; en dehors des canons frontaux de la tête de pont, Volyova déploierait autant d’armes de la cache secrète que cela lui paraîtrait utile.

1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 183
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)