Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Le vicomte de Bragelonne Tome IV
Le vicomte de Bragelonne Tome IV - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le vicomte de Bragelonne Tome IV

Электронная книга - «Le vicomte de Bragelonne Tome IV». Краткое содержание книги:

Dernière page de l'histoire des quatre amis, d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis… Le règne de Louis XIV commence, chacun a vieilli et évolué, mais conserve sa personnalité d'autrefois. Dans ce livre, le héros est le vicomte de Bragelonne, qui n'est autre que le fils d'Athos, mais les anciens mousquetaires ne sont jamais loin quand il s'agit d'intrigues et d'aventures…
1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 157
Перейти на страницу:

D’Artagnan fit plusieurs pas dans la galerie, tenant Louise sous son bras; puis, lorsqu’ils furent assez loin des autres:

– Ce que j’avais à vous dire, mademoiselle, répliqua-t-il, Mlle de Tonnay Charente vient de vous l’exprimer brutalement, mais en entier.

Elle poussa un petit cri, et, navrée par cette nouvelle blessure, prit sa course comme ces pauvres oiseaux frappés à mort, qui cherchent l’ombre du hallier pour mourir.

Elle disparut par une porte, au moment où le roi entrait par une autre.

Le premier regard du prince fut pour le siège vide de sa maîtresse; n’apercevant pas La Vallière, il fronça le sourcil; mais aussitôt il vit d’Artagnan qui le saluait.

– Ah! monsieur, dit-il, vous avez fait bonne diligence et je suis content de vous.

C’était l’expression superlative de la satisfaction royale. Bien des hommes devaient se faire tuer pour obtenir ce mot-là du roi.

Les filles d’honneur et les courtisans, qui avaient fait un cercle respectueux autour du roi à son entrée, s’écartèrent en le voyant chercher le secret avec son capitaine de mousquetaires.

Le roi prit les devants et emmena d’Artagnan hors de la salle, après avoir encore une fois cherché des yeux La Vallière, dont il ne comprenait point l’absence.

Une fois hors de la portée des oreilles curieuses:

– Eh bien! dit-il, monsieur d’Artagnan, le prisonnier?

– Dans sa prison, Sire.

– Qu’a-t-il dit en chemin?

– Rien, Sire.

– Qu’a-t-il fait?

– Il y a eu un moment où le pêcheur à bord duquel je passais à Sainte-Marguerite s’est révolté, et m’a voulu tuer. Le… le prisonnier m’a défendu au lieu d’essayer à s’enfuir.

Le roi pâlit.

– Assez, dit-il.

D’Artagnan s’inclina.

Louis se promena de long en large dans son cabinet.

– Vous étiez à Antibes, dit-il, quand M. de Beaufort y est venu?

– Non, Sire, je partais quand le duc est arrivé.

– Ah!

Nouveau silence.

– Qu’avez-vous vu là-bas?

– Beaucoup de gens, répliqua d’Artagnan avec froideur.

Le roi vit que d’Artagnan ne voulait pas parler.

– Je vous ai fait venir, monsieur le capitaine, pour vous dire d’aller préparer mes logements à Nantes.

– À Nantes? s’écria d’Artagnan.

– En Bretagne.

– Oui, Sire, en Bretagne. Votre Majesté fait ce long voyage de Nantes?

– Les États s’y assemblent, répondit le roi. J’ai deux demandes à leur faire: j’y veux être.

– Quand partirai-je? dit le capitaine.

– Ce soir… demain… demain au soir, car vous avez besoin de repos.

– Je suis reposé, Sire.

– À merveille… Alors, entre ce soir et demain, à votre gré.

D’Artagnan salua comme pour prendre congé; puis, voyant le roi très embarrassé:

– Le roi, dit-il, et il fit deux pas en avant, le roi emmène-t-il la Cour?

– Mais oui.

– Alors le roi aura besoin des mousquetaires, sans doute?

Et l’œil pénétrant du capitaine fit baisser le regard du roi.

– Prenez-en une brigade, répliqua Louis.

– Voilà tout?… Le roi n’a pas d’autres ordres à me donner?

– Non… Ah!… Si fait!…

– J’écoute.

– Au château de Nantes, qui est fort mal distribué, dit-on, vous prendrez l’habitude de mettre des mousquetaires à la porte de chacun des principaux dignitaires que j’emmènerai.

– Des principaux?

– Oui.

– Comme, par exemple, à la porte de M. de Lyonne?

– Oui.

– De M. Le Tellier?

– Oui.

– De M. de Brienne?

– Oui.

– Et de M. le surintendant?

– Sans doute.

– Fort bien, Sire. Je serai parti demain.

– Oh! encore un mot, monsieur d’Artagnan. Vous rencontrerez à Nantes M. le duc de Gesvres, capitaine des gardes. Ayez soin que vos mousquetaires soient placés avant que ses gardes n’arrivent.

– Oui, Sire.

– Et si M. de Gesvres vous questionnait?

– Allons donc, Sire! est-ce que M. de Gesvres me questionnera?

Et cavalièrement, le mousquetaire tourna sur ses talons et disparut.

«À Nantes! se dit-il en descendant les degrés. Pourquoi n’a-t-il pas osé dire tout de suite à Belle-Île?»

Comme il touchait à la grande porte, un commis de M. de Brienne courut après lui.

– Monsieur d’Artagnan! dit-il, pardon…

– Qu’y a-t-il, monsieur Ariste?

– C’est un bon que le roi m’a chargé de vous remettre.

– Sur votre caisse? demanda le mousquetaire.

– Non, monsieur, sur la caisse de M. Fouquet.

D’Artagnan, surpris, lut le bon, qui était de la main du roi, et pour deux cents pistoles.

«Quoi! pensa-t-il après avoir remercié gracieusement le commis de M. Brienne, c’est par M. Fouquet qu’on fera payer ce voyage-là! Mordioux! voilà du pur Louis XI. Pourquoi n’avoir pas fait ce bon sur la caisse de M. Colbert? Il eût payé avec tant de joie!»

Et d’Artagnan, fidèle à son principe de ne laisser jamais refroidir un bon à vue, s’en alla chez M. Fouquet pour toucher ses deux cents pistoles.

Chapitre CCXLI – La cène

Le surintendant avait sans doute reçu avis du prochain départ pour Nantes, car il donnait un dîner d’adieu à ses amis.

Du bas de la maison jusqu’en haut, l’empressement des valets portant des plats, et l’activité des registres, témoignaient d’un bouleversement prochain dans la caisse et dans la cuisine.

D’Artagnan, son bon à la main, se présenta dans les bureaux, où cette réponse lui fut faite qu’il était trop tard pour toucher, que la caisse était fermée.

Il répondit par ce seul mot:

– Service du roi.

Le commis, un peu troublé, tant la mine du capitaine était grave, répliqua que c’était une raison respectable, mais que les habitudes de la maison étaient respectables aussi; qu’en conséquence, il priait le porteur de repasser le lendemain.

D’Artagnan demanda qu’on lui fît voir M. Fouquet.

Le commis riposta que M. le surintendant ne se mêlait point de ces sortes de détails, et, brusquement, il ferma sa dernière porte au nez de d’Artagnan.

Celui-ci avait prévu le coup, et mis sa botte entre la porte et le chambranle, de sorte que la serrure ne joua point, et que le commis se rencontra encore nez à nez avec son interlocuteur. Aussi changea-t-il de thème pour dire à d’Artagnan, avec une politesse effrayée:

– Si Monsieur veut parler à M. le surintendant, qu’il aille aux antichambres; ici sont les bureaux, où Monseigneur ne vient jamais.

– À la bonne heure! dites donc cela! répliqua d’Artagnan.

1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)