Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]
Les enfants de Dune [Children of Dune - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]

Электронная книга - «Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Dune, la planète des sables, les anciennes prophéties sont en train de s’accomplir. La transformation écologique s’accélère : l’eau, jadis plus coûteuse que l’or, coule à flots, et les jardins débordent sur le désert. Mais la prospérité nouvelle de Dune menace sa richesse, l’Epice de longévité et de prescience. Les durs Fremen, qui ont porté aux confins de l’univers humain la bannière et la parole de Muad’Dib, s’amollissent. Les vers géants se font rares. Et depuis que Paul est allé au désert pour y mourir selon la tradition Fremen parce qu’il a perdu la vue, ses prêtres ont construit sur son message de paix une théocratie autoritaire qui régit toute la galaxie.
C’est alors que se jouent les destins des enfants de Dune.
Leto et Ghanima, les jumeaux nés de Paul et de Chani, se sont éveillés à la conscience dans le ventre de leur mère et portent en eux les mémoires héréditaires d’innombrables générations. Il leur faut les dompter s’ils veulent échapper à l’Abomination redoutée par les Sœurs du Bene Gesserit à la possession par un spectre surgi de ce passé génétique.
Il leur faut aussi déjouer les complots s’ils veulent survivre, refondre l’univers humain ébranlé par le Jihad et régner à leur tour sur Dune.

Voici enfin le troisième volet de l’épopée la plus fascinante de toute la science-fiction moderne. Un grand roman historique situé dans l’avenir lointain.
Dans huit mille ans.
1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 134
Перейти на страницу:

Serrant l’outil de compression statique dans sa main gauche, il entreprit de creuser le flanc d’une dune. Le ver, il le savait, était trop épuisé pour revenir en arrière et le happer dans sa gueule orange et blanche. Tout en creusant de la main gauche, de la main droite il dégageait la tente-distille de son Fremkit, et s’apprêtait à la gonfler. Ce fut fait en moins d’une minute. Il disposa bientôt d’une poche de sable aux parois durcies, sur le versant abrité. Il gonfla la tente et se glissa à l’intérieur. Avant de sceller le sphincter, il leva l’outil statique et inversa la fonction : le sable ruissela immédiatement sur la tente. Seuls quelques grains réussirent à pénétrer à l’intérieur avant qu’il n’ait clos l’ouverture.

Maintenant, il devait faire encore plus vite. Aucun snorkel ne pourrait lui fournir l’air qu’il lui fallait. C’était une grande tempête, de la sorte à laquelle peu survivaient. Bientôt, des tonnes de sable s’accumuleraient au-dessus de lui. La bulle tendre de la tente ne serait protégée que par les parois de sable compressé.

Il s’étendit sur le dos, croisa les mains sur sa poitrine et se mit en transe de sommeil. Ses poumons ne se gonfleraient qu’une fois par heure. Il se fiait à l’inconnu. La tempête était là. Si elle n’emportait pas la dune, exposant la tente aux vents fous, il avait une chance de revoir la surface vivant… ou bien il entrerait définitivement dans le Madinat as-Salam, la Résidence de Paix. Quoi qu’il advienne, il savait qu’il devait rompre les fils, l’un après l’autre, pour que seul subsiste le Sentier d’Or. Ce serait cela ou bien il ne retrouverait pas le califat des héritiers de son père. Il ne tolérerait plus de vivre le mensonge de ce Desposyni, ce califat atroce, chantant son père-démiurge. Jamais plus il ne resterait silencieux en entendant les prêtres clamer cette absurdité arrogante : « Son krys va dissoudre les démons ! »

Sur cette promesse, la conscience de Leto glissa dans la trame intemporelle du dao.

48

Dans tout système planétaire, il existe d’évidentes influences d’ordre supérieur. Cela est souvent prouvé par l’introduction de formes de vie terraformée sur les planètes nouvellement découvertes. Dans tous les cas observés, la vie, dans des zones similaires, développe des formes d’adaptation absolument similaires. Par forme, nous entendons plus que la forme physique. Cela concerne aussi l’organisation de survie et les rapports de telles organisations entre elles. L’exploration de cette structure d’interdépendance et de la place qu’elle y occupe est, pour l’humanité, une nécessité profonde. Cette exploration peut, cependant, être pervertie par une fixation de type conservatif à la ressemblance. Ce qui a toujours été fatal à l’ensemble du système.

La catastrophe de Dune,
d’après Harq al Ada.

« Mon fils n’a pas réellement vu l’avenir ; il a vu le processus de la création et ses rapports avec les mythes dans lesquels les hommes sommeillent », dit Jessica. Elle s’exprimait rapidement, sans paraître vouloir précipiter le sujet. Elle n’ignorait pas que les observateurs cachés s’arrangeraient pour les interrompre dès qu’ils auraient compris ce qu’elle faisait.

Farad’n était assis sur le sol, dans un faisceau oblique de lumière qui filtrait par la fenêtre derrière lui. Jessica se tenait appuyée au mur opposé. En tournant à peine la tête, elle pouvait apercevoir la cime d’un arbre dans la cour du château. Elle avait devant elle un nouveau Farad’n. Il était plus mince et sa musculature plus noueuse. Ces mois d’éducation avaient opéré leur magie sur lui. Ses yeux avaient un éclat nouveau quand il la regardait.

« Il a vu les formes que créeraient les forces existantes si elles n’étaient pas déviées, reprit-elle. Plutôt que de se tourner contre ses frères humains, il s’est retourné contre lui-même. Il s’est refusé à accepter ce qui lui était le plus facile parce que c’eût été de la lâcheté morale. »

Farad’n avait appris à écouter en silence, testant, éprouvant, retenant ses questions jusqu’à ce qu’il les eût assez affûtées dans son esprit. Jessica avait commencé en lui expliquant le point de vue Bene Gesserit sur la mémoire moléculaire considérée sous l’angle du rite et, tout naturellement, son discours avait dévié sur l’analyse de Paul Muad’Dib telle que les Sœurs la voyaient. Farad’n devina le jeu des ombres insérées entre ses mots et ses gestes, une projection de formes inconscientes qui différait de la surface de ses propos.

« De toutes nos observations, celle-ci est la plus cruciale. La vie est un masque par lequel l’univers s’exprime. Nous considérons que l’humanité, ainsi que toutes les formes de vie qui l’entourent, représentent une communauté naturelle et que le destin de toute la vie se joue dans celui de l’individu. Ainsi, en parvenant à cette ultime auto-analyse, l’amor fati, nous cessons de jouer aux dieux et retournons à l’enseignement. Nous sélectionnons des individus que nous rendons aussi libres que nous en sommes capables. »

Il comprenait maintenant où elle allait en venir et, dans le même temps, pressentant l’effet que cela aurait sur les observateurs invisibles, il dut lutter pour ne pas regarder la porte avec appréhension. Un œil normal n’aurait pu déceler cet infime instant de déséquilibre, mais Jessica le remarqua et elle sourit. Un sourire, après tout, cela peut signifier n’importe quoi.

« Ceci, dit-elle, est une sorte de cérémonie de réception. Je suis très contente de vous, Farad’n. Voulez-vous vous lever, je vous prie. »

Il obéit et elle ne vit plus l’arbre, au-delà de la fenêtre.

Les bras raides le long de son corps, elle reprit : « Je suis chargée de vous dire ceci : Je me tiens en la présence sacrée de l’humain. Telle je suis maintenant, tel vous serez demain. Je prie en votre présence pour qu’il en soit ainsi. L’avenir demeure incertain, et ainsi doit-il être car il est la toile sur laquelle nous peignons nos désirs. Ainsi, toujours, la condition humaine affronte-t-elle une belle toile vide. Nous ne possédons que ce moment par lequel nous nous vouons nous-mêmes, continuellement, à la présence sacrée dont nous participons et que nous créons. »

A la seconde où elle se tut, Tyekanik entra par la porte qui se trouvait à sa gauche. Son attitude désinvolte était démentie par ses sourcils froncés. « Mon Seigneur », dit-il. Mais il était déjà trop tard. Les paroles de Jessica et tous ces mois de préparation avaient accompli leur œuvre. Farad’n n’était plus un Corrino. Il était maintenant Bene Gesserit.

49

Ce que vous, administrateurs de la CHOM semblez incapables de comprendre, c’est que les loyautés réelles ne se rencontrent que rarement dans le commerce. Depuis quand avez-vous entendu dire qu’un employé avait donné sa vie pour la compagnie ? Votre faiblesse réside peut-être dans le fait que vous supposez faussement qu’il est possible d’ordonner aux hommes de penser et de coopérer. Cela, au cours de l’histoire, a entraîné la faillite des religions comme celle des états-majors. Les états-majors sont bien connus pour avoir ruiné leurs propres nations. Quant aux religions, je vous recommande de relire Thomas d’Aquin. Quant à vous, la CHOM, à quelles absurdités ne croyez-vous pas ! Les hommes doivent désirer accomplir des choses en accord avec leurs pulsions profondes. Ce sont les gens, et non les organisations commerciales ou les hiérarchies, qui font la réussite des grandes civilisations. Chaque civilisation dépend de la qualité des individus qu’elle produit. Si vous sur-organisez les humains, si vous les sur-légalisez, si vous supprimez leur élan vers la grandeur – alors ils ne peuvent ouvrer et tes civilisations s’effondrent.

1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 134
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)