Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
- Автор: Роулинг Джоан Кэтлинг
- Серия: Harry Potter (Francais) #6
- Язык: французский
- Переводчик: Jean François Ménard
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé». Краткое содержание книги:
Harry s'était légèrement inquiété que Slughorn puisse être au petit déjeuner, mais il ouvrit la porte de son bureau aux premiers coups. Il portait une robe de chambre verte en velours assortie à son bonnet de nuit et sembla plutôt troublé.
"Harry," marmonna-t-il. Il est vraiment très tôt pour discuter ... En général, le samedi, je dors tard..."
"Professeur, je suis vraiment désolé de vous déranger." commença Harry aussi calmement que possible, tandis que Ron se tenait sur la pointe des pieds, essayant de voir dans sa salle derrière Slughorn, "mais mon ami Ron a avalé un filtre d'amour par erreur. Vous pourriez lui préparer un antidote ? Je le porterais à Mrs Pomfresh, mais nous ne sommes pas censés avoir quoique ce soit de chez Weasley Wizard Wheezes, vous savez … des questions maladroites… "
"Je pense que tu aurais pu lui préparer un remède, Harry, un expert en potion comme toi ?" indiqua Slughorn.
"Heu" fit Harry, légèrement distrait par le fait que Ron l'écartait maintenant d'un coup de coude dans les côtes afin d'essayer de d'entrer dans la salle. "Et bien, je n'ai jamais mélangé un antidote pour un filtre d'amour, professeur, et pour l'instant je dois faire attention que Ron ne se fasse pas quelque chose de sérieux…"
Utilement, Ron choisit ce moment pour gémir, "Je ne peux pas la voir.
Harry… la cache-t-il ?"
"De quand date cette potion ?" demanda Slughorn, observant Ron maintenant d'un œil professionnel. "Les filtres peuvent se renforcer, tu sais, s'ils sont gardés longtemps."
"Ça explique beaucoup de choses." haleta Harry, luttant maintenant franchement avec Ron pour l'empêcher de frapper Slughorn. "C'est son anniversaire, professeur !" le pria-t-il.
"Oh, d'accord, entrez don, entrez !" dit Slughorn, s'adoucissant. " J'ai ce qu'il faut ici dans mon sac, ce n'est pas un antidote difficile…"
Ron poussa violemment la porte du bureau surchauffé et bondé de Slughorn, se cogna sur un tabouret, regagna son équilibre en saisissant Harry autour du cou et murmura, "Elle n'a pas vu ça ?"
"Elle n'est pas là." dit Harry, en observant Slughorn qui ouvrait son kit et préparait l'antidote en ajoutant quelques gouttes d'une petite bouteille en cristal.
"C'est bon." se félicita Ron ardemment. "De quoi j'ai l'air ?"
"Très beau." Le rassura Slughorn doucement, remettant à Ron un verre rempli d'un liquide clair. "Bois maintenant, c'est un tonique pour les nerfs, qui te calmera pour quand elle arrivera."
"Brillant !" s'exclama Ron, et il engloutit l'antidote bruyamment.
Harry et Slughorn l'observèrent. Pendant un moment, Ron rayonna. Puis, très lentement, son sourire disparut, pour être remplacée par une expression de grande horreur.
"Retour à la normal !" grimaça Harry. Slughorn riait sous cape. "Merci beaucoup, professeur."
"Pas la peine d'en parler, mon garçon, pas la peine." dit Slughorn, pendant que Ron s'effondrait dans un fauteuil voisin, semblant défait. "Je vais trouver ce dont il a besoin." Maintenant Slughorn s'activait près d'une table chargée avec de boissons. "J'ai de la Beurre-bière, du vin, une bouteille d'hydromel…hmm...... J'étais censé la donner à Dumbledore pour Noël ... et bien ..." il gesticula "... il ne peut pas manquer ce qu'il n'a jamais eu !
Pourquoi ne pourrions-nous pas l'ouvrir maintenant pour célébrer l'anniversaire de Mr Weasley ? Cela chassera loin les douleurs de l'amour déçu…"
Il gloussa encore et Harry en fit autant. C'était la première fois qu'il se retrouvait presque seul avec Slughorn depuis sa première tentative désastreuse d'en obtenir le vrai souvenir. Peut-être, qu'il pourrait garder Slughorn de bonne humeur… peut-être s'il prenait de l'hydromel…
"Tenez !" dit Slughorn, en remettant à Harry et à Ron un verre d'hydromel chacun, avant de lever le sien. "Et bien ! Un joyeux anniversaire, Ralph…"
"… Ron…" chuchota Harry.
Mais Ron, qui ne semblait pas avoir entendu le toast, avait déjà versé l'hydromel dans sa bouche et l'avait avalé.
Il y eut une seconde, à peine plus qu'un battement de cœur, pendant lequel Harry sut qu'il y avait quelque chose de terriblement mal et Slughorn, ne l'avait pas remarqué.
"…et puisses-tu avoir beaucoup plus…"
"Ron !"
Ron avait laissé tomber son verre. Il se leva à moitié de sa chaise et se décomposa, ses membres devenus incontrôlablement. De la mousse ruisselait de sa bouche et ses yeux sortaient de leurs orbites.
"Professeur!" hurla Harry. "Faites quelque chose !"
Mais Slughorn semblait paralysé sous le choc. Ron se contractait et ne respirait plus : sa peau tournait au bleu.
"Que… mais…" bafouilla Slughorn.
Harry sauta par-dessus une basse table et couru vers le kit ouvert de potion de Slughorn, retirant des fioles et des pochons, alors que le bruit terrible du souffle gargouillant de Ron remplissait la salle. Puis il la trouva, la petite pierre ratatinée en forme de haricot.
Il retourna aux côtés de Ron, ouvrit de force sa mâchoire et lui poussé le bezoar dans la bouche. Ron eut un grand frisson, un halètement de cliquetis et son corps redevint détendu et calme.
Chapitre 19 : La filature de l’Elfe
"Ainsi, au total, les anniversaires de Ron s'améliorent, non ?" dit Fred.
C'était le soir. L'aile de l'infirmerie était calme, les fenêtres fermées, les lampes allumées. Ron était le seul à occuper un lit. Harry, Hermione, et Ginny étaient assis autour de lui. Ils avaient passé toute la journée à attendre à l'extérieur des doubles portes, essayant de voir à l'intérieur toutes les fois que quelqu'un entrait ou sortait. Mrs Pomfresh les avait autorisés à entrer seulement à huit heures. Fred et George étaient arrivés à dix heures.
"Ce n'est pas comme ça que nous avons imaginé lui remettre notre présent." dit George sinistrement, déposant un grand cadeau enveloppé sur la table chevet de Ron et s'asseyant près de Ginny.
"Oui, quand nous avons imaginé la scène, il était conscient !" confirma Fred.
"Nous étions à Pré-au-lard, attendant de le surprendre…" poursuivit George.
"Vous étiez à Pré-au-Lard ?" demanda Ginny.
" Nous pensions acheter Zonko." ledit Fred sombrement. "Un endroit de Pré-au-Lard, tu sais, un peu grand mais qui nous irait parfaitement si on le divise en lots. Mais il n'est pas permis les week-ends de sorties d'acheter nos articles… Mais ce n'est pas le moment de s'occuper de ça maintenant."
Il s'assit dans une chaise près de Harry et regarda le visage pâle de Ron.
"Comment s'est arrivé exactement, Harry ?"
Harry recommença l'histoire qu'il avait l'impression d'avoir déjà racontée au moins cent fois à Dumbledore, à McGonagall, à Mrs Pomfresh, à Hermione, et à Ginny.
"... et alors j'ai enfoncé le bezoar dans sa gorge et sa respiration est repartie peu à peu, Slughorn est allé chercher de l'aide, il est revenu avec le professeur McGonagall et avec Mrs Pomfresh, et ensemble ils ont emmené Ron ici. Ils pensent qu'il se remettra. Mrs Pomfresh dit qu'il devra rester ici une semaine ou ainsi… et prendre de l'essence de rue..."
"Bon sang, c'est une chance que tu aies pensé au bezoar." dit George à voix basse.
"Une chance qu'il y en ait eu dans la pièce." ajouta Harry, qui continuait à avoir froid dans le dos à l'idée de ce que se serait produit s'il n'avait pas pu mettre la main sur la petite pierre.
Hermione eut un reniflement presque inaudible. Elle avait été particulièrement calme toute la journée. Après avoir rejoint, livide, Harry à l'extérieur de l'infirmerie et exigé de connaître ce qui s'était produit, elle n'avait presque pas pris part à l'obsédante discussion entre Harry et Ginny sur la façon dont Ron avait été empoisonné, mais s'était simplement tenue près d'eux, la mâchoire serrée et le regard effrayé, jusqu'à ce qu'on leur ait permis d'entrer pour le voir.