Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
Son frère Artus qui, à son tour, gagne Port-Royal, vend son duché de Roannez à son beau-frère pour la somme de 400 000 livres. La Feuillade est désormais le maître d’Oiron.
Lui aussi apporte sa touche au château. Il érige une chapelle qu’il relie au moyen d’une galerie à arcades. Il redessine les jardins. Auprès de lui Charlotte s’ennuie. L’homme est trop loin d’elle. C’est un militaire, un homme de guerre dans toute l’acception du terme avec, en plus, un goût prononcé pour les bâtiments glorieux. Paris lui doit tout de même quelque chose. En 1681, le duc de La Feuillade – donnons-lui son nom : François d’Aubusson, duc de La Feuillade en succession du duché de Roannez, colonel des gardes-françaises, maréchal de France et vice-roi de Sicile (Charlotte n’a pas épousé n’importe qui !) – voulant laisser à la postérité un monument fastueux et représentatif de sa dévotion à son roi fit sculpter à ses frais une superbe statue de Louis XIV.
L’objet réalisé, il fallut trouver un endroit où l’installer et pour cela il fallait une belle place. Le Roi-Soleil ne se voyait pas à un coin de rue. Du coup, il achète au maréchal de La Ferté Senneterre son hôtel parisien plus quelques maisons voisines. Emportée par l’exemple, la Ville de Paris achète l’hôtel d’Émery. On rase le tout… et la place des Victoires prend sa forme qui sera définitive.
Mais au milieu de tout cela, Charlotte n’oublie ni Dieu ni son frère qui le sert dévotement sous les rigueurs de Port-Royal ni surtout le souvenir du seul homme qu’elle ait jamais aimé. Elle est si loin de la terre que l’on se demande comment elle a pu donner naissance à des enfants.
Son fils, le « plus solide malhonnête homme qui ait paru de longtemps », selon l’impitoyable Saint-Simon, revend le domaine à Mme de Montespan pour une somme rondelette dont Louis XIV paiera une partie. La favorite, alors, n’est plus la favorite. On est en 1691 et Louis XIV a épousé morganatiquement l’ancienne gouvernante de ses bâtards. La superbe Athénaïs, atteinte par un puissant réveil de sa foi d’enfant, s’est retirée pour consacrer en grande partie à Dieu le temps qu’il lui reste à vivre. Elle achète Oiron pour le duc d’Antin, le seul enfant qu’elle ait eu de Montespan, et c’est là qu’elle se retire le plus souvent, en alternance avec le couvent de la rue Saint-Jacques.
Retraite fastueuse : les appartements qu’elle installe, dorés et somptueux, espéreront longtemps la visite de Louis XIV dont le grand portrait règne sur toutes ces splendeurs. Le roi ne viendra jamais, bien entendu.
Retraite bienfaisante aussi car, auprès du château, se dresse une maison de vieillards entretenue par la marquise qui s’y rend tous les jours. Retraite quasi royale peut-être enfin pour cette Mortemart dont le nom est l’un des plus hauts de France. Elle y entretient une cour de femmes et de jeunes filles qui doivent veiller sur son sommeil. Car Mme de Montespan ne supporte ni la solitude ni l’obscurité. Elle dort entourée de ses femmes au milieu d’une forêt de chandelles que l’on ne doit pas laisser éteindre. De même, quand elle s’éveille, elle veut trouver ses gardiennes bavardant ou mangeant. Ses gardiennes ? Contre quoi ? La nuit ? Les cauchemars… ou le souvenir de certaines heures atroces vécues en compagnie de la Voisin ? Peut-être seulement le cri d’un enfant égorgé durant une messe noire…
HORAIRES D’OUVERTURE
Du 1er octobre au 31 mai 10 h 30-17 h Du 1er juin au 30 septembre 10 h 30-18 h
Fermé le 1er janvier, le 1er mai, les 1er et 11 novembre et le 25 décembre.
http://www.oiron.fr/
Pau
Les grands Béarnais
J’ai plus durement péché que Sodome
Et j’ai failli plus que Gomorrhe.