La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]
- Автор: Ларссон Стиг
- Год: 2006
- Язык: французский
- Год: ACTES SUD
- ISBN: 2742765018
- Переводчик: Lena Grumbach
- Жанр: Триллеры
Электронная книга - «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]». Краткое содержание книги:
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie.
Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
— Nous avons une occurrence dans le registre concernant la deuxième personne. Empreinte du pouce et de l'index, main droite.
— Qui?
— Une femme née le 30-04-78. Elle a été arrêtée pour coups et blessures dans le métro, à Gamia Stan, en 1995, c'est à ce moment-là que ses empreintes ont été prises.
— Elle a un nom ?
— Oui. Elle s'appelle Lisbeth Salander.
Bublanski, dit Bubulle, haussa les sourcils et nota le nom et la date de naissance dans un bloc-notes sur son bureau.
QUAND MIKAEL BLOMKVIST revint à la rédaction après son déjeuner tardif, il alla directement s'enfermer dans son bureau, signalant ainsi qu'il ne voulait pas être dérangé. Il n'avait pas encore le temps de s'occuper de toute l'information secondaire dans les mails et les notes de Dag Svensson. Pour l'heure, il fallait qu'il réexamine le livre aussi bien que les articles d'un œil nouveau, sachant désormais que l'auteur était mort et ne pouvait plus répondre aux questions pointues.
Il devait prendre une décision quant à la publication du livre, et déterminer aussi si quelque chose dans le matériau pouvait constituer le mobile du meurtre. Il alluma son ordinateur et se mit au travail.
JAN BUBLANSKI APPELA LE RESPONSABLE de l'enquête préliminaire, Richard Ekström, pour l'informer de ce qu'il avait reçu du labo. Ils décidèrent que Bublanski et sa collègue Sonja Modig prendraient contact avec maître Bjurman pour un entretien — qui pouvait se transformer en interrogatoire ou même en mise en examen si cela s'avérait justifié — tandis que leurs collègues Hans Faste et Curt Bolinder devaient se concentrer sur Lisbeth Salander, pour lui demander d'expliquer comment ses empreintes digitales avaient pu se retrouver sur l'arme d'un crime.
La localisation de maître Bjurman ne présenta initialement pas de problèmes particuliers. Son adresse se trouvait dans le rôle des impôts, dans le registre des armes et dans le registre des cartes grises, et de plus il figurait tout à fait officiellement dans l'annuaire du téléphone. Bublanski et Modig se rendirent à Odenplan et réussirent à se glisser dans l'immeuble d'Upplandsgatan quand un jeune homme en sortait.
Ensuite les choses se corsèrent. Quand ils sonnèrent à la porte, personne ne vint ouvrir. Ils se rendirent au cabinet de Bjurman sur Sankt Eriksplan et répétèrent la manœuvre avec le même résultat décevant.
— Il est peut-être au tribunal, dit l'inspecteur Sonja Modig.
— Il s'est peut-être enfui au Brésil après avoir commis un double meurtre, dit Bublanski.
Sonja Modig hocha la tête tout en regardant son collègue du coin de l'œil. Elle se sentait bien en sa compagnie. Elle l'aurait volontiers choisi comme amant si elle n'avait pas été mère de deux enfants et si, comme Bublanski, elle n'avait pas été mariée et heureuse dans son couple. Elle regarda les plaques en laiton sur les autres portes du palier et constata qu'il y avait là un Norman, dentiste, une entreprise du nom de N-Consulting ainsi qu'un Rune Håkansson, avocat.
Ils frappèrent à la porte de Håkansson.
— Bonjour, je m'appelle Modig et voici l'inspecteur Bublanski. Nous sommes de la police et je cherche à joindre votre collègue et voisin maître Bjurman. Vous ne sauriez pas par hasard où on pourrait le trouver ?
Håkansson secoua la tête.
— Je le vois rarement ces temps-ci. Il est tombé gravement malade il y a deux ans, et il a pratiquement cessé toute activité. La plaque est restée sur la porte mais il ne vient que rarement, tous les deux mois, je dirais.
— Gravement malade ? demanda Bublanski.
— Je ne sais pas très bien. C'était quelqu'un de très actif et puis il est tombé malade. Cancer ou je ne sais pas. Je ne le connais pas vraiment.
— Vous croyez ou vous savez qu'il a eu un cancer ? demanda Sonja Modig.
— Ben... je ne sais pas. Il avait une secrétaire, Britt Karlsson ou Nilsson ou un truc comme ça. Une femme d'un certain âge. Elle a été licenciée, et c'est elle qui m'a raconté qu'il avait eu une maladie, mais je ne sais pas exactement quoi. C'était au printemps 2003. Je ne l'ai pas revu jusqu'à la fin de l'année, et alors il avait vieilli de dix ans, il était tout maigre et ses cheveux étaient devenus gris... alors j'ai pensé cancer. Pourquoi ? Il a fait quelque chose ?
— Pas à notre connaissance, répondit Bublanski. Mais nous cherchons néanmoins à le joindre pour une affaire urgente.
Ils retournèrent à l'appartement d'Upplandsgatan et frappèrent de nouveau à la porte de l'appartement de Bjurman. Toujours pas de réponse. Finalement Bublanski ouvrit son téléphone portable et composa le numéro du portable de Bjurman. Il obtint pour toute réponse : Votre correspondant n'est pas joignable pour le moment, veuillez renouveler votre appel.
Il essaya le numéro du téléphone fixe de l'appartement. Du palier, ils purent vaguement entendre la sonnerie de l'autre côté de la porte avant qu'un répondeur s'enclenche et demande qu'on laisse un message. Ils se regardèrent et haussèrent les épaules. Il était 13 heures.
— Un café ?
— Plutôt un hamburger.
Ils descendirent au Burger King sur Odenplan. Sonja Modig mangea un Whopper et Bublanski prit un burger végétarien avant qu'ils retournent à l'hôtel de police.
LE PROCUREUR EKSTRÖM convoqua une réunion autour de la table de conférence de son bureau pour 14 heures, Bublanski et Modig s'installèrent côte à côte près de la fenêtre. Curt Bolinder arriva deux minutes plus tard et s'assit en face d'eux. Jerker Holmberg entra, porteur d'un plateau avec du café dans de petits gobelets en carton. Il avait fait un saut à Enskede et avait l'intention d'y retourner plus tard dans l'après-midi quand les techniciens auraient fini leur travail.
— Où est Faste ? demanda Ekström.
— Il est à la commission des Affaires sociales, il a appelé il y a cinq minutes pour dire qu'il aurait un peu de retard, répondit Curt Bolinder.
— D'accord. On commence sans lui. De quoi disposons-nous ? débuta Ekström sans cérémonie.
Il tendit l'index vers Bublanski en premier.
— On a essayé d'entrer en contact avec maître Nils Bjurman. Il n'est pas chez lui et pas dans son cabinet. D'après un confrère, il est tombé malade il y a deux ans et depuis il a pratiquement cessé toute activité.
Sonja Modig prit la relève.
— Bjurman a cinquante-six ans, aucun casier judiciaire. Il travaille surtout comme avocat d'affaires. Je n'ai pas eu le temps d'examiner son passé.
— Il est donc bien le propriétaire de l'arme qui a été utilisée à Enskede.
— Tout à fait. Il détient une licence et il est membre du club de tir de la police, fit Bublanski en hochant la tête. J'ai parlé avec Gunnarsson au service des armes — c'est lui qui est le président du club et il connaît très bien notre bonhomme. Bjurman est devenu membre du club en 1978 et a officié comme trésorier entre 1984 et 1992. Gunnarsson décrit Bjurman comme un excellent tireur, calme, posé et sans façon.
— Intéressé par les armes ?
— D'après Gunnarsson, Bjurman était plus intéressé par la vie associative que par le tir proprement dit. Il aimait bien les compétitions mais n'a jamais donné l'image d'un fétichiste des armes. En 1983, il a participé aux championnats suédois et s'est placé treizième. Ces dix dernières années, il a réduit sa fréquence de tir, il ne vient plus que pour les assemblées générales et des trucs comme ça.