Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]
- Автор: Херберт Фрэнк
- Серия: Dune (fr) #3
- Год: 1978
- Язык: французский
- Год: Robert Laffont
- ISBN: 2-221-00045-5
- Переводчик: Мишель Демют
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]». Краткое содержание книги:
C’est alors que se jouent les destins des enfants de Dune.
Leto et Ghanima, les jumeaux nés de Paul et de Chani, se sont éveillés à la conscience dans le ventre de leur mère et portent en eux les mémoires héréditaires d’innombrables générations. Il leur faut les dompter s’ils veulent échapper à l’Abomination redoutée par les Sœurs du Bene Gesserit à la possession par un spectre surgi de ce passé génétique.
Il leur faut aussi déjouer les complots s’ils veulent survivre, refondre l’univers humain ébranlé par le Jihad et régner à leur tour sur Dune.
Voici enfin le troisième volet de l’épopée la plus fascinante de toute la science-fiction moderne. Un grand roman historique situé dans l’avenir lointain.
Dans huit mille ans.
Pendant que des médecins se penchaient sur Idaho, Farad’n étudiait sa prisonnière.
« Je n’ai jamais dit que j’allais accepter la proposition de son Alia », dit-il.
« Ce n’est pas pour cette raison qu’il s’est tranché le poignet. »
« Vraiment ? Je croyais qu’il voulait simplement se retirer. »
« Vous n’êtes pas aussi stupide. Cessez de jouer cette comédie avec moi. »
Il sourit. « Je sais parfaitement qu’Alia me détruirait. Même le Bene Gesserit ne peut s’attendre à ce que j’accepte. »
Jessica le soupesa du regard. Quel était donc ce jeune rejet de la Maison de Corrino ? Il ne savait pas jouer à l’idiot. A nouveau, elle se souvint des paroles de Leto : elle devait rencontrer un étudiant intéressant. Et la volonté du Prêcheur était identique, avait déclaré Idaho. Elle souhaita avoir rencontré le Prêcheur.
« Bannirez-vous Wensicia ? » demanda Jessica.
« Cela semble un marché raisonnable. »
Jessica regarda Idaho. Les médecins s’étaient retirés. Il était maintenu par des liens moins dangereux, à présent.
« Les mentats, dit-elle, devraient se méfier des absolus. »
« Je suis fatigué, dit Idaho. Vous ne pouvez imaginer à quel point. »
« La loyauté, lorsqu’elle est trop sollicitée, dit Farad’n, finit par s’user. »
Une fois encore, Jessica le soupesa du regard.
Farad’n s’en aperçut et il songea : Un temps viendra où elle me connaîtra avec certitude et cela pourrait être de quelque prix. Une renégate du Bene Gesserit de mon côté ! C’est là une des rares choses qu’avait son fils et que je n’ai pas. Qu’elle ait donc quelques aperçus de moi maintenant. Elle découvrira le reste plus tard.
« Un échange honnête, dit-il. J’accepte les termes de votre proposition. »
Ses doigts se nouèrent vivement à l’adresse du muet, toujours immobile contre le mur. L’homme hocha la tête et Farad’n, se penchant en avant, libéra Jessica.
« Mon Seigneur, êtes-vous certain ?…» demanda Tyekanik.
« Ne venons-nous pas d’en discuter ? » demanda Farad’n.
« Oui, mais…»
Farad’n se mit à rire et, s’adressant à Jessica :
« Tyek doute de mes sources. Mais ce n’est que dans les livres et les bobines que l’on peut apprendre que certaines choses peuvent être faites. Le véritable enseignement ne se fait qu’en réalisant ces choses. »
En quittant ses liens, Jessica réfléchissait à cela. Puis son esprit revint au message des doigts de Farad’n. C’était un langage de bataille dans le style Atréides ! Farad’n s’était livré à une analyse profonde. Quelqu’un, ici, copiait consciencieusement les Atréides.
« Bien entendu, fit Jessica, vous attendez de moi l’enseignement que dispense le Bene Gesserit. »
Il eut un regard exultant.
« Voilà une offre à laquelle je ne saurais résister ! »
31
Le mot de passe me fut donné par un homme qui est mort dans les oubliettes d’Arrakeen. C’est là, d’ailleurs, que j’ai trouvé cette bague en forme de tortue. C’était dans le SUK, à l’extérieur de la ville, là où les rebelles me cachaient. Le mot de passe ? Oh ! il a changé bien des fois depuis… C’était « persistance ». Et la réponse était « tortue ». C’est grâce à ça que je m’en suis tiré vivant. C’est pour ça que j’ai acheté cette bague : c’est un souvenir.