Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 62 63 64 65 66 67 68 69 70 ... 151
Перейти на страницу:

— De la haine… pour moi ?

— L’avez-vous déjà repoussée, Prestimion ?

— Je la connais depuis de nombreuses années, mais nous n’avons jamais été proches. J’admire, bien entendu, comme tout un chacun, sa beauté, sa grâce et son esprit. Plus que la plupart des gens, peut-être. Mais il n’y a jamais eu entre nous de relations de nature intime.

— C’est peut-être le problème. Peut-être a-t-elle voulu vous dire quelque chose que vous avez refusé d’entendre. Elles gardent des rancunes farouches contre ceux qui les traitent de la sorte, vous savez. Quoi qu’il en soit, vous connaissez les obstacles. Tout le monde est derrière Korsibar. Vous n’avez rien d’autre pour vous que la conviction d’être le vrai et légitime Coronal, votre intelligence supérieure, votre détermination et, j’imagine, votre croyance assurée que le Divin souhaite vous voir sur le trône. Je dois dire que, dans ce cas, il a choisi une voie fort étrange pour vous y placer. Si le Divin était plus direct dans l’accomplissement de sa volonté, je suppose que le monde serait plus terne, mais j’aurais moins de difficultés à croire à l’existence des grandes forces surnaturelles qui gouvernent notre destin. Qu’en dites-vous ?

— Vous pensez que je ne réussirai pas à conquérir le trône ?

— J’ai seulement dit que ce serait loin d’être facile. Mais allez-y, foncez, tentez le coup. Je serai avec vous, si vous le faites.

— Vous ? Vous qui repartez à Zimroel pour laisser la voie libre à Korsibar !

— Il me l’a demandé. Ce que j’y ferai réellement est une autre histoire.

— Ai-je bien compris ? Êtes-vous en train de me proposer un pacte d’assistance ? demanda Prestimion, l’air incrédule.

— Nous sommes unis par les liens du sang. Et par ceux de l’affection.

— De l’affection ?

— Vous devez savoir que je vous aime, cousin, fit Dantirya Sambail en se penchant vers Prestimion avec un sourire radieux. Je vois ma mère bien-aimée en regardant la vôtre ; elles auraient pu être sœurs. Nous sommes presque du même sang.

Il plongea ses étranges yeux violets dans ceux de Prestimion avec une intensité brûlante. Il y avait dans ce regard une terrible et sinistre force, mais aussi une mystérieuse tendresse.

— Vous êtes tout ce que j’aurais voulu devenir, reprit le Procurateur, si je n’avais pu être qui je suis. Quelle joie ce serait pour moi de vous voir régner sur le Château à la place de ce nigaud de Korsibar ! Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela se réalise !

— Vous êtes un monstre effroyable, Dantirya Sambail !

— C’est vrai aussi. Mais je suis votre monstre, très cher Prestimion !

Il se servit une nouvelle coupe de vin sans y avoir été invité.

— Partons tous deux sur-le-champ à Zimroel. Ni-moya sera la base d’où vous lancerez votre offensive contre Korsibar. Nous lèverons ensemble une armée d’un million de combattants ; nous construirons mille navires ; nous traverserons la mer côte à côte et nous marcherons ensemble sur le Château, comme les frères que nous sommes véritablement et non les cousins éloignés et parfois hostiles que le monde imagine. Alors, Prestimion ? N’est-ce pas une merveilleuse vision ?

— Merveilleuse, en effet, approuva Prestimion avec un petit rire. Vous cherchez à me dresser contre Korsibar, poursuivit-il posément, pour que nous nous détruisions mutuellement, ce qui vous dégagerait la voie du trône. N’est-ce pas, cousin ?

— Si j’avais jamais convoité le trône, il m’aurait suffi de demander à lord Confalume de me l’offrir quand il en était las. Je l’aurais fait bien avant que vous soyez en âge de prendre une femme dans vos bras.

Le Procurateur avait la figure écarlate, mais sa voix demeurait ferme ; il paraissait calme, plutôt amusé.

— Qui d’autre était sur les rangs ? reprit-il. Cet imbécile d’Oljebbin ? Confalume aurait préféré offrir la couronne à un Skandar plutôt qu’à lui. Mais non, cousin, je ne voulais pas du Mont du Château. Je le laisse au Coronal ; moi, j’ai Zimroel et tout le monde est satisfait.

— Surtout si cela vous permet de dire que le Coronal vous est redevable de sa couronne.

— Ah ! vous ne cessez de m’attaquer, mon cher Prestimion. Vous perdez un temps précieux à mettre en doute mes mobiles, qui sont parfois très purs. Peut-être votre excellent vin vous brouille-t-il les idées ? Revenons-en à l’essentiel : vous voulez être roi et je vous propose mon aide, à la fois en qualité de parent empressé, disposé à vous soutenir envers et contre tous, mais aussi par conviction profonde que le trône est légitimement vôtre. Les ressources dont je dispose ne sont pas négligeables, tant s’en faut.

Répondez-moi à l’instant : acceptez-vous ma proposition ou la rejetez-vous ?

— À votre avis ? J’accepte, bien sûr.

— Voilà qui est raisonnable. Et maintenant, dites-moi : allez-vous m’accompagner à Zimroel pour y établir une base d’opérations ?

— Non, pas ça. Si je quitte Alhanroel, il ne me sera peut-être pas facile d’y revenir. Et c’est ici que j’ai toujours vécu, ici que je me sens chez moi. Je reste, du moins dans l’immédiat.

— Faites comme bon vous semble, lança Dantirya Sambail avec un large sourire, en abattant bruyamment une de ses grosses pattes sur la table. Voilà ! La chose est entendue ! C’est un effort épuisant de vous proposer de l’aide. Et maintenant, allez-vous enfin me donner à manger ?

— Bien sûr. Suivez-moi.

— Encore une chose, ajouta le Procurateur au moment où ils sortaient du chai. Le Coronal lord Korsibar va vous mander incessamment au Château pour assister à son couronnement.

— Vraiment ?

— Je le tiens de Farquanor en personne. Iram de Normork vous apportera l’invitation. Peut-être est-il déjà en route. Que répondrez-vous, cousin, quand vous la recevrez ?

— Eh bien, que j’accepte, répondit Prestimion, l’air perplexe. Que voudriez-vous que je fasse, cousin ?

— Il faut y aller, bien sûr. Tout autre parti serait de la lâcheté. À moins, bien entendu, que vous ne comptiez étaler dès maintenant au grand jour votre rupture avec lord Korsibar.

— Il est beaucoup trop tôt.

— Dans ce cas, vous n’avez pas le choix ; il faut vous rendre au Château.

— Précisément.

— Il me plaît infiniment de voir que nous sommes d’accord… Et maintenant, Prestimion, à manger ! Et faisons bombance !

— Vous pouvez compter sur moi, cousin. Je crois connaître votre appétit.

On festoya ce soir-là au manoir de Muldemar, même si Prestimion avait déjà mangé et bu à satiété avec ceux qui avaient précédé Dantirya Sambail. Mais il fit bonne figure et prit gracieusement congé le lendemain du Procurateur et de sa suite ; après quoi, il se retira dans son cabinet de travail avec ses trois compagnons pour faire le bilan des différents entretiens qui venaient d’avoir lieu. La discussion dura plusieurs heures et aurait pu se prolonger fort avant dans la soirée sans qu’ils se donnent la peine de dîner, s’ils n’avaient été interrompus par un domestique demandant à parler au prince Prestimion.

— Le comte Iram de Normork vient d’arriver, annonça-t-il. Il est porteur d’un message du Coronal lord Korsibar.

LE LIVRE DES CHANGEMENTS

1

Korsibar avait passé cinq jours au Château avant de se décider à gravir pour la première fois les marches menant au Trône de Confalume.

Sa place légitime était sur ce trône ; il n’avait aucun doute là-dessus, ou si peu. De temps en temps, en pleine nuit, il se réveillait, couvert d’une sueur froide, le sommeil interrompu par un nouveau message de la Dame, ou par un simple rêve angoissant, qui revenait régulièrement et dans lequel quelqu’un se dressait devant lui, le doigt tendu vers sa poitrine, et disait : « Comment se fait-il, prince Korsibar, que ton front soit ceint de la couronne de ton père ? » Mais dans la journée, il n’avait aucune difficulté à se considérer comme le roi. Il détenait la couronne, qu’il portait chaque jour, en différentes occasions, afin que les autres s’habituent à la voir sur son chef. Il revêtait la robe du Coronal, vert et or, bordée d’hermine. Quand il parcourait les couloirs du Château, tout le monde faisait le symbole de la constellation en détournant les yeux et répondait « Oui, monseigneur », ou « Naturellement, monseigneur », à ce qu’il lui plaisait de dire.

1 ... 62 63 64 65 66 67 68 69 70 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)