Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Les Pardaillan - Livre V - Pardaillan Et Fausta
Les Pardaillan - Livre V - Pardaillan Et Fausta - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Pardaillan - Livre V - Pardaillan Et Fausta

Электронная книга - «Les Pardaillan - Livre V - Pardaillan Et Fausta». Краткое содержание книги:

1590. À Rome, Fausta, après avoir mis au monde le fils de Pardaillan, bénéficie de la grâce du pape Sixte Quint, qui se prépare à intervenir auprès du roi d'Espagne Philippe II dans le conflit qui l'oppose à Henri IV roi de France. Fausta est investie d'une mission auprès de Philippe II: lui faire part d'un document secret par lequel le roi de France Henri III reconnaissait formellement Philippe II comme son successeur légitime sur le trône de France. En France, le chevalier de Pardaillan est investi par Henri IV, absorbé par le siège de Paris, d'une double mission: déjouer les manoeuvres de Fausta et obtenir de Philippe II la reconnaissance de la légitimité d'Henri de Navarre comme roi de France. Pardaillan et Fausta s'affrontent à Séville. Pardaillan est aidé dans sa lutte par Cervantès, qui reconnaît en lui le vrai Don Quichotte. Sortira-il vivant des traquenard tendus par le Grand Inquisiteur Don Espinoza et Fausta?
1 ... 59 60 61 62 63 64 65 66 67 ... 114
Перейти на страницу:

Barba-Roja se décida brusquement.

– Me jures-tu de ne pas faire un mauvais usage de ce parchemin? dit-il.

– Eh! quel profit illicite voulez-vous qu’un pauvre diable comme moi puisse tirer de ce méchant carré de parchemin? Si encore c’était un bon sur le Trésor, je comprendrais… Mais ça!…

Barba-Roja ouvrit un tiroir secret du cabinet. Il y prit un des blancs-seings dont il disposait pour l’exécution des ordres secrets du roi et le tendit à Centurion en disant:

– Tiens! tu me rendras ceci après l’expédition.

Centurion prit le parchemin d’un air très détaché, mais si Barba-Roja avait pu discerner l’éclair de triomphe qui s’alluma soudain dans l’œil du familier, nul doute qu’il ne lui eût arraché à l’instant le redoutable papier.

Mais Barba-Roja ne discerna rien. Il ne vit qu’une chose: c’est qu’il allait se venger de Pardaillan et rétablir du coup son crédit qu’il croyait ébranlé.

Centurion enfouit le précieux parchemin sous ses loques et se dirigeant vers la porte:

– À bientôt, mon cousin, dit-il. Je n’ai pas un instant à perdre et cependant il me faut aller changer ce costume.

Déjà Centurion avait ouvert la porte, lorsque Barba-Roja, avec une timidité étrange chez ce colosse, murmura:

– Cristobal!…

Centurion repoussa la porte et attendit. Mais voyant que Barba-Roja, très embarrassé, ne pouvait se résoudre à parler, il lui dit avec cette brusque familiarité qu’il ne se permettait que dans le tête-à-tête:

– Les moments sont précieux, l’homme peut nous échapper. Voyons, videz votre sac une bonne fois, mais faites vite…

– Cette jeune fille, fit le colosse en rougissant.

– La Giralda?… Voilà donc où le bât vous blesse, railla Centurion narquois.

Sans relever la raillerie, Barba-Roja reprit:

– Ne pourrais-tu… si l’occasion se présente… faire d’une pierre deux coups?…

– Cela se peut faire, dit Centurion avec un mince sourire, si toutefois la jeune fille est à l’auberge… car autrement, souvenez-vous que quiconque veut courir deux lièvres à la fois risque fort de les manquer tous les deux.

– Mais si elle est là? insista Barba-Roja.

– Si elle est là, je ferai de mon mieux et peut-être serai-je plus heureux que l’autre jour.

– Tu es un bon parent, Cristobal, fit Barba-Roja, dont le visage s’éclaira.

Et avec un accent empreint d’une passion sauvage et violente:

– Si tu réussis, si tu me livres cette jeune fille, demande-moi tout ce que tu voudras!…

– Je n’aurai garde d’oublier la promesse, fit Centurion entre haut et bas.

Et tout haut:

– Je vais travailler de façon à satisfaire à la fois votre haine et votre amour.

Et sur ces mots il s’éclipsa.

XIX LE SOUPER

Centurion se hâta de sortir du palais. Il exultait, le brave Centurion, et en caressant sous ses haillons le blanc-seing qu’il venait d’arracher à la naïveté de Barba-Roja, il répétait à chaque instant, comme s’il eût voulu se convaincre lui-même d’une chose qui lui paraissait incroyable:

– Riche! Je suis riche!… Enfin! je vais donc pouvoir déployer mes ailes et montrer ce dont je suis capable!

Comme il traversait la place du Palais en faisant des rêves merveilleux, ce qui ne l’empêchait pourtant pas d’avoir l’œil aux aguets, une ombre, surgie de derrière un pilier, se dressa soudain devant lui. Centurion s’arrêta et demanda à voix basse:

– Eh bien? L’homme?

– Il a été attaqué par quatre gentilshommes, presque à la porte de l’auberge. Il les a mis en fuite.

– À lui tout seul? demanda Centurion sur un ton d’incrédulité.

– Il lui est venu du secours.

– Qui?

– El Torero.

– Et maintenant?

– Il vient de se mettre à table avec El Torero et un grand diable qu’il a appelé Cervantès.

– Bon! je connais.

– Ils en ont bien pour au moins une heure à s’empiffrer.

– Tout va bien! Retourne à ton poste, et s’il y a du nouveau, viens m’avertir à la maison des cyprès.

L’ombre s’éclipsa instantanément. Centurion reprit sa course dans la nuit, en se frottant les mains avec une jubilation intense, et arriva rapidement sur les berges du fleuve.

À quelques dizaines de toises du Guadalquivir, dans un endroit désert, une maison solitaire, d’assez belle apparence, se dissimulait, prudemment tapie au centre de massifs de palmiers, d’orangers, de citronniers et de fleurs aux subtils parfums. Tout autour de cette première barrière de fleurs et de verdure, une double rangée de cyprès géants dressaient leur impénétrable et sombre feuillage comme un rideau opaque opposé à l’indiscrète curiosité des passants égarés dans ce lieu solitaire. Le rideau de cyprès était entouré lui-même d’une muraille assez élevée qui gardait la mystérieuse demeure et la défendait contre toute intrusion intempestive.

Centurion s’en fut droit à une porte bâtarde percée dans la muraille, du côté opposé au fleuve. Il frappa d’une certaine façon et la porte s’ouvrit aussitôt. Il traversa le jardin en homme qui connaît son chemin, contourna la maison et, après avoir franchi les marches d’un perron monumental, il pénétra dans un vaste et somptueux vestibule.

Quatre laquais, revêtus d’une livrée de nuance discrète et très sobre d’ornements, semblaient monter la garde dans ce vestibule où le bachelier-bravo était sans doute attendu, car sans qu’une parole fût prononcée, un des laquais souleva une lourde tenture de velours et l’introduisit dans un cabinet meublé avec un luxe d’une richesse inouïe.

Ce n’était sans doute pas la première fois qu’il pénétrait dans ce cabinet, car le familier jeta à peine un regard distrait sur les splendeurs qui l’environnaient. Il était resté campé au milieu de la pièce, plongé dans des pensées couleur de rose, à en juger par le sourire qui errait sur ses lèvres minces.

Une apparition blanche surgit soudain d’une merveilleuse portière de brocart, soulevée par une main invisible et s’avança d’un pas lent et majestueux.

C’était Fausta.

Centurion se courba dans une révérence qui ressemblait à un agenouillement et, se redressant à demi, attendit respectueusement d’être autorisé à parler.

– Parlez, maître Centurion, dit Fausta de sa voix harmonieuse et sans paraître remarquer l’étrange costume du personnage.

– Madame, dit Centurion toujours courbé, j’ai le blanc-seing.

– Donnez, dit Fausta sans manifester la moindre émotion.

1 ... 59 60 61 62 63 64 65 66 67 ... 114
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)