Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классические детективы » Le Mystère De La Chambre Jaune
Le Mystère De La Chambre Jaune - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Mystère De La Chambre Jaune

Электронная книга - «Le Mystère De La Chambre Jaune». Краткое содержание книги:

Des cris et des coups de feu se font entendre dans une chambre annexe au laboratoire du pavillon du château où dort la belle Mathilde, fille du célèbre professeur Stangerson. Tout de suite, son père accompagné de l’un de ses domestiques, le père Jacques, se précipite à la porte qu’il trouve clause. Très vite rejoints par le concierge du Glandier et son épouse, ils parviennent à enfoncer la porte.
Une fois dans la «chambre jaune», ils découvrent Mathilde râlant, allongée sur le sol et pleine de sang. On peut apercevoir des marques impressionnantes d’ongles sur son cou. Le criminel a filé. Pourtant, la porte est prise d’assaut par quatre personnes et l’unique fenêtre grillagée de la pièce est verrouillée avec ses volets clos qu’on ne peut fermer que de l’intérieur. Aucune fuite n’est possible! Le jeune Rouletabille décide de se rendre sur le lieu du crime afin de retrouver la trace du malfaiteur.
1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 69
Перейти на страницу:

Je gardai quelque temps le silence; puis, désireux de connaître le fond de la pensée de Rouletabille, je lui demandai à brûle-pourpoint:

«Pourquoi ne pas avertir Arthur Rance? Il pourrait nous être d’un grand secours…

– Ah ça! fit Rouletabille avec méchante humeur… Vous voulez donc mettre tout le monde dans les secrets de Mlle Stangerson!… Allons dîner… c’est l’heure… Ce soir nous dînons chez Frédéric Larsan… à moins qu’il ne soit encore pendu aux trousses de Robert Darzac… Il ne le lâche pas d’une semelle. Mais, bah! s’il n’est pas là en ce moment, je suis bien sûr qu’il sera là cette nuit!… En voilà un que je vais rouler!»

À ce moment, nous entendîmes du bruit dans la chambre à côté.

«Ce doit être lui, dit Rouletabille.

– J’oubliais de vous demander, fis-je: quand nous serons devant le policier, pas une allusion à l’expédition de cette nuit, n’est-ce pas?

– Évidemment; nous opérons seuls, pour notre compte personnel.

– Et toute la gloire sera pour nous?»

Rouletabille, ricanant, ajouta:

«Tu l’as dit, bouffi!»

Nous dînâmes avec Frédéric Larsan, dans sa chambre. Nous le trouvâmes chez lui… Il nous dit qu’il venait d’arriver et nous invita à nous mettre à table. Le dîner se passa dans la meilleure humeur du monde, et je n’eus point de peine à comprendre qu’il fallait l’attribuer à la quasi-certitude où Rouletabille et Frédéric Larsan, l’un et l’autre, et chacun de son côté, étaient de tenir enfin la vérité. Rouletabille confia au grand Fred que j’étais venu le voir de mon propre mouvement et qu’il m’avait retenu pour que je l’aidasse dans un grand travail qu’il devait livrer, cette nuit même, à L’Époque. Je devais repartir, dit-il, pour Paris, par le train d’onze heures, emportant sa «copie», qui était une sorte de feuilleton où le jeune reporter retraçait les principaux épisodes des mystères du Glandier. Larsan sourit à cette explication comme un homme qui n’en est point dupe, mais qui se garde, par politesse, d’émettre la moindre réflexion sur des choses qui ne le regardent pas. Avec mille précautions dans le langage et jusque dans les intonations, Larsan et Rouletabille s’entretinrent assez longtemps de la présence au château de M. Arthur-W. Rance, de son passé en Amérique qu’ils eussent voulu connaître mieux, du moins quant aux relations qu’il avait eues avec les Stangerson. À un moment, Larsan, qui me parut soudain souffrant, dit avec effort:

«Je crois, monsieur Rouletabille, que nous n’avons plus grand’chose à faire au Glandier, et m’est avis que nous n’y coucherons plus de nombreux soirs.

– C’est aussi mon avis, monsieur Fred.

– Vous croyez donc, mon ami, que l’affaire est finie?

– Je crois, en effet, qu’elle est finie et qu’elle n’a plus rien à nous apprendre, répliqua Rouletabille.

– Avez-vous un coupable? demanda Larsan.

– Et vous?

– Oui.

– Moi aussi, dit Rouletabille.

– Serait-ce le même?

– Je ne crois pas, si vous n’avez pas changé d’idée», dit le jeune reporter.

Et il ajouta avec force:

«M. Darzac est un honnête homme!

– Vous en êtes sûr? demanda Larsan. Eh bien, moi, je suis sûr du contraire… C’est donc la bataille?

– Oui, la bataille. Et je vous battrai, monsieur Frédéric Larsan.

– La jeunesse ne doute de rien», termina le grand Fred en riant et en me serrant la main.

Rouletabille répondit comme un écho:

«De rien!»

Mais soudain, Larsan, qui s’était levé pour nous souhaiter le bonsoir, porta les deux mains à sa poitrine et trébucha. Il dut s’appuyer à Rouletabille pour ne pas tomber. Il était devenu extrêmement pâle.

«Oh! oh! fit-il, qu’est-ce que j’ai là? Est-ce que je serais empoisonné?»

Et il nous regardait d’un œil hagard… En vain, nous l’interrogions, il ne nous répondait plus… Il s’était affaissé dans un fauteuil et nous ne pûmes en tirer un mot. Nous étions extrêmement inquiets, et pour lui, et pour nous, car nous avions mangé de tous les plats auxquels avait touché Frédéric Larsan. Nous nous empressions autour de lui. Maintenant, il ne semblait plus souffrir, mais sa tête lourde avait roulé sur son épaule et ses paupières appesanties nous cachaient son regard. Rouletabille se pencha sur sa poitrine et ausculta son cœur…

Quand il se releva, mon ami avait une figure aussi calme que je la lui avais vue tout à l’heure bouleversée. Il me dit:

«Il dort!»

Et il m’entraîna dans sa chambre, après avoir refermé la porte de la chambre de Larsan.

«Le narcotique? demandai-je… Mlle Stangerson veut donc endormir tout le monde, ce soir?…

– Peut-être… me répondit Rouletabille en songeant à autre chose.

– Mais nous!… nous! exclamai-je. Qui me dit que nous n’avons pas avalé un pareil narcotique?

– Vous sentez-vous indisposé? me demanda Rouletabille avec sang-froid.

– Non, aucunement!

– Avez-vous envie de dormir?

– En aucune façon…

– Eh bien, mon ami, fumez cet excellent cigare.»

Et il me passa un havane de premier choix que M. Darzac lui avait offert; quant à lui, il alluma sa bouffarde, son éternelle bouffarde.

Nous restâmes ainsi dans cette chambre jusqu’à dix heures, sans qu’un mot fût prononcé. Plongé dans un fauteuil, Rouletabille fumait sans discontinuer, le front soucieux et le regard lointain. À dix heures, il se déchaussa, me fit un signe et je compris que je devais, comme lui, retirer mes chaussures. Quand nous fûmes sur nos chaussettes, Rouletabille dit, si bas que je devinai plutôt le mot que je ne l’entendis:

«Revolver!»

Je sortis mon revolver de la poche de mon veston.

«Armez! fit-il encore.

J’armai.

Alors il se dirigea vers la porte de sa chambre, l’ouvrit avec des précautions infinies; la porte ne cria pas. Nous fûmes dans la galerie tournante. Rouletabille me fit un nouveau signe. Je compris que je devais prendre mon poste dans le cabinet noir. Comme je m’éloignais déjà de lui, Rouletabille me rejoignit «et m’embrassa», et puis je vis qu’avec les mêmes précautions il retournait dans sa chambre. Étonné de ce baiser et un peu inquiet, j’arrivai dans la galerie droite que je longeai sans encombre; je traversai le palier et continuai mon chemin dans la galerie, aile gauche, jusqu’au cabinet noir. Avant d’entrer dans le cabinet noir, je regardai de près l’embrasse du rideau de la fenêtre… Je n’avais, en effet, qu’à la toucher du doigt pour que le lourd rideau retombât d’un seul coup, «cachant à Rouletabille le carré de lumière»: signal convenu. Le bruit d’un pas m’arrêta devant la porte d’Arthur Rance. «Il n’était donc pas encore couché!» Mais comment était-il encore au château, n’ayant pas dîné avec M. Stangerson et sa fille? Du moins, je ne l’avais pas vu à table, dans le moment que nous avions saisi le geste de Mlle Stangerson.

Je me retirai dans mon cabinet noir. Je m’y trouvais parfaitement. Je voyais toute la galerie en enfilade, galerie éclairée comme en plein jour. Évidemment, rien de ce qui allait s’y passer ne pouvait m’échapper. Mais qu’est-ce qui allait s’y passer? Peut-être quelque chose de très grave. Nouveau souvenir inquiétant du baiser de Rouletabille. On n’embrasse ainsi ses amis que dans les grandes occasions ou quand ils vont courir un danger! Je courais donc un danger?

1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 69
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)