Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 39 40 41 42 43 44 45 46 47 ... 151
Перейти на страницу:

— J’ai oublié comment cela s’appelle. C’est un objet magique, un présent de Thalnap Zelifor.

— Un corymbor, dit Svor. On dit qu’il préserve des dangers.

— Oui, je m’en souviens maintenant. Le Vroon a dit de le porter sur une chaîne, en sautoir. De le caresser du doigt quand j’en aurais besoin et il m’apporterait de l’aide. Thalnap Zelifor, poursuivit Prestimion en secouant tristement la tête. Encore un qui avait pressenti les ennuis et que je n’ai pas écouté. Toutes ces visions ! Toutes ces prédictions ! Et je n’y ai pas pris garde.

— Du sang sur la lune, glissa Gialaurys, c’est ce qu’il avait vu. T’en souviens-tu ? Des présages de guerre. Un ennemi secret qui se dévoilerait et t’affronterait pour la conquête du Château. J’ai dit que cet ennemi secret était Korsibar ; t’en souviens-tu, Prestimion ? Je l’ai dit juste après le départ du Vroon.

— Et je ne t’ai pas écouté non plus. Que d’aveuglement ! Comme tout me semble clair aujourd’hui avec du recul ! Mais on juge mieux des choses après coup.

Il garda un moment la petite amulette dans la paume de sa main et fit délicatement courir le bout de ses doigts sur la rangée de minuscules inscriptions qu’elle portait. Puis, d’une chiquenaude, il l’envoya en direction de Septach Melayn, qui l’attrapa adroitement au vol.

— Tu as, si je ne me trompe, un certain nombre de jolies chaînes en or dans ta collection de colifichets, mon bon Septach Melayn. Aurais-tu l’obligeance de m’en choisir une pour ce corymbor ? Je le porterai désormais sur la poitrine, sur le conseil de Thalnap Zelifor. Ces petites inscriptions magiques ont peut-être un pouvoir, qui sait ? Et toute l’aide que je pourrai recevoir me sera bien utile. On ne peut en douter. Venez, mes amis, conclut-il en riant, prenons nos dispositions pour quitter le Labyrinthe. Et le plus tôt sera le mieux.

3

Pour sortir du Labyrinthe, il fallait effectuer un long trajet qui suivait les sinuosités de la multitude de niveaux de la cité souterraine. Il existait bien un chemin direct vers la surface, qui faisait gagner beaucoup de temps, mais cet itinéraire était exclusivement réservé aux Puissances du Royaume ; Prestimion avait caressé l’espérance d’être l’une d’elles en quittant le Labyrinthe, mais, quand il entreprit son voyage, il n’était rien de plus que l’un des nombreux princes de la noblesse du Château.

Pour Prestimion, ses trois amis et la troupe des camarades, des serviteurs et des porteurs qui les avaient accompagnés depuis le Château, la longue ascension commença – niveau après niveau, cercle après cercle – le lent, l’interminable trajet qui prenait des heures, même en flotteur, tandis qu’ils s’élevaient en suivant les étroites allées en spirales qui s’éloignaient du secteur impérial où ils avaient été logés plusieurs semaines et qu’ils traversaient les zones étranges, mal éclairées, chargées d’humidité, qui abritaient les salles les plus célèbres du Labyrinthe. La Cour des Globes, la Chambre des Archives où les noms de tous les Coronals et de tous les Pontifes des treize mille ans de l’histoire de la planète s’affichaient sur un grand écran lumineux, la Place des Masques, la Cour des Pyramides, la Salle des Vents, le Bassin des Rêves. Plus haut, ils s’enfoncèrent dans les secteurs à forte densité de population, où vivait le peuple du Labyrinthe, la multitude d’habitants au teint blafard et à la mise terne, qui passaient leur vie entassés dans les cercles supérieurs de la métropole souterraine. Ils atteignirent enfin la sortie, débouchèrent dans le monde du soleil et de l’air pur, de la pluie et du vent, des arbres, des oiseaux, des rivières et des collines.

— J’espère, lança Gialaurys avec ferveur, que nous ne sommes pas près de retourner dans cet antre sinistre.

— Nous y reviendrons avec plaisir quand Prestimion sera Pontife, fit Septach Melayn en lui tapant joyeusement sur l’épaule. Mais nous serons tous bien vieux, avec une longue barbe blanche !

— Pontife ! grogna Prestimion. Permettez-moi donc, dès que le petit obstacle qui se dresse devant nous sera surmonté, d’être Coronal quelque temps avant de m’expédier sur l’autre trône !

— Mais certainement, Prestimion ! reprit Septach Melayn. Procédons par ordre : d’abord Coronal, puis Pontife !

Et ils éclatèrent de rire. Mais c’était plus le soulagement d’être enfin sortis du Labyrinthe qu’autre chose, car il y avait beaucoup moins de gaieté dans leur cœur que le sentiment d’un grand vide et la pesante incertitude de ce que l’avenir leur réservait.

Juste avant leur départ du Labyrinthe, Korsibar avait donné à entendre, de la manière la plus surprenante qui fût, qu’il pourrait confier à Prestimion un poste dans le nouveau gouvernement, quand tout le monde aurait regagné le Château. Mais comment savoir ce qu’il adviendrait de telles promesses, aussi sincères qu’elles fussent, quand l’euphorie des premiers moments aurait fait place aux dures réalités ?

Ils étaient sortis par la plus septentrionale des sept portes du Labyrinthe, celle qui portait le nom d’Entrée des Eaux, là où le Glayge qui descend des lointains contreforts du Mont du Château longe la cité souterraine. L’itinéraire habituel pour rejoindre le Mont au sortir du Labyrinthe consistait à remonter en bateau le cours inférieur du fleuve jusqu’à l’endroit où il se jette dans le lac Roghoiz, puis, de l’autre côté du lac, à remonter le haut Glayge jusqu’à ce que le sol s’élève trop pour qu’il reste navigable. De là, on suivait en flotteur les contreforts de plus en plus pentus pour atteindre les cités étagées sur les versants de la gigantesque montagne.

Le Glayge était rapide et impétueux, mais son cours inférieur, qui reliait le lac Roghoiz au Labyrinthe, était si calme qu’on eût dit un canal plus qu’un fleuve. Ses berges étaient pavées depuis très longtemps, à l’époque lointaine de lord Balas et du Pontife Kryphon, afin de régulariser son débit et d’empêcher, à l’occasion des rares crues hivernales, les eaux de franchir les barrières qui protégeaient le Labyrinthe. La première étape du voyage fut donc paisible, une promenade languissante et insipide à bord du bateau de location traversant la vaste plaine agricole, presque uniformément plate, qui formait la vallée du bas Glayge.

C’était le plein été, la saison chaude où le radieux soleil vert doré de Majipoor brillant au zénith répandait sa lumière sur toute la surface du sol. Ils avaient presque oublié le rythme des saisons pendant leur séjour souterrain. Ils s’étaient enfoncés dans le Labyrinthe à la fin du printemps, une époque de l’année où l’air était déjà doux, car le climat restait toujours agréable dans toute cette région du centre d’Alhanroel. Mais ils trouvèrent au retour la vallée exposée aux grosses chaleurs de l’été. Au couchant, là où les ruines de Velalisier, l’antique capitale de pierre des Métamorphes, gisaient à l’abandon dans les terres arides, le soleil devait être à cette époque un monstrueux et terrifiant œil de feu ; au sud, le long de la côte moite et torride d’Aruachosia où le Glayge se jetait enfin dans la mer, l’air devait être lourd d’une humidité presque palpable.

Dans la vallée, le temps était chaud et ensoleillé, mais aucunement désagréable. Pour les hommes si longtemps reclus dans les sinistres entrailles du Labyrinthe, c’était un plaisir ineffable de sentir sur leurs joues la caresse du soleil. D’aspirer à pleins poumons les bouffées d’air suave poussées par les vents du sud, qui apportaient les parfums de la multitude de fleurs des jungles côtières. De lever un regard émerveillé vers l’immense dôme transparent du ciel et de suivre avec admiration le vol nonchalant des grands hierax au ventre rose, ces habitants géants des régions les plus élevées de l’atmosphère, qui planaient sereinement au-dessus d’eux, déployant des ailes gigantesques, d’une envergure supérieure au double de la taille d’un homme de haute stature.

1 ... 39 40 41 42 43 44 45 46 47 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)