Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
Hélas, un an plus tard, Jeanne va vers son martyre. C’est qu’auprès du roi Charles VII il est des gens qu’elle indispose, et même qui la détestent : l’archevêque de Reims, Regnault de Chartres, et surtout le mauvais conseiller du roi, Georges de La Trémoille, l’ancien ennemi de Pierre de Giac qui vendrait le royaume pour une poignée d’or. Et Jeanne mourra sur le bûcher de Rouen.
Mais c’est à Chinon encore que, dans la nuit du 3 juin 1433, sur l’ordre du connétable de Richemont, une troupe de gentilshommes décidés à tout pour abattre La Trémoille envahit sa chambre, le larde de coups de dague sans parvenir à le tuer : l’homme est trop gras ! Alors on l’emporte vers une prison puis un exil où il ne guérira jamais tout à fait de ses blessures.
Sous Louis XI, Chinon reçoit un gouverneur qui est sans doute le plus grand chroniqueur de son temps : Philippe de Commynes, l’un des hommes que le roi apprécie le plus. Mais les visites royales se feront plus rares à mesure que l’aurore de la Renaissance se lève à l’horizon.
Pourtant, le roi Louis XII vient y faire un assez long séjour tandis que l’on élève, à Blois, ce qui est aujourd’hui l’aile Louis XII du château. C’est là qu’il va recevoir, du pape Alexandre VI, une ambassade dont il attend merveilles, menée par un homme dont il se méfie : le propre fils de Sa Sainteté.
Le 18 décembre 1498, donc, le roi Louis XII, appuyé à une fenêtre du château, regarde monter vers lui un fabuleux cortège : des mules, des pages, des valets vêtus comme des princes de drap d’or et de velours cramoisi précédant trente gentilshommes habillés de drap d’or ou de drap d’argent et portant au cou de lourdes chaînes d’or. Puis une troupe de ménestrels, tambourinaires, joueurs de rebec ou de trompettes habillés comme les autres d’or et de cramoisi mais faisant rage d’instruments faits d’argent pur. Enfin, le plus beau :
« Quant audit duc (le roi l’avait fait duc de Valentinois), il était monté sur un beau et noble coursier, très richement caparaçonné, vêtu d’un pourpoint mi-partie de satin noir et de drap d’or embelli de pierres précieuses et de grosses perles. Sur son chapeau qui était à la mode française figuraient deux rangées de cinq à six rubis de la dimension d’un gros haricot. Il y avait aussi quantité de pierres précieuses sur la bordure de son chapeau entre autres une perle aussi grosse qu’une noisette tandis que même sur ses bottes, on voyait abondance de cordelières d’or bordées de perles. »
De sa fenêtre le roi, dont la cour est assez modeste, apprécie peu cette entrée de cirque mais se contente de bougonner que c’est « un peu trop pour un petit duc de Valentinois ». Quant aux gens de Chinon, ils n’apprécient pas davantage : dans les pays de Loire, cela est bien connu, on est plus sensible à la mesure de l’élégance qu’au faste écrasant d’un Espagnol parvenu.
Mais Louis XII n’a pas le choix : il lui faut faire bonne figure à ce mirliflore s’il veut obtenir la bulle d’annulation de son premier mariage avec la pauvre Jeanne de France, fille de Louis XI, sainte mais disgraciée physiquement, afin de pouvoir épouser Anne de Bretagne, veuve de son prédécesseur Charles VIII.
Il aura sa bulle mais non sans marchandage. César, autoritaire et arrogant, finira par obtenir ce qu’il est venu chercher : la main d’une princesse royale. Ce sera Charlotte d’Albret, sœur du roi de Navarre. Une idéale créature dont on dit qu’elle est « la plus belle fille de France ». Le mariage sera la première cérémonie qui essuiera les plâtres de Blois.
César, après une nuit de noces à laquelle il donnera la plus large publicité, passera un été avec sa belle épouse, lui fera une fille… et disparaîtra dans un nuage de poussière pour ne plus jamais revenir.
Pour Chinon, c’est la fin des grandes heures. Les rois n’y viendront plus qu’en passant. Louis XIII en fera don au cardinal de Richelieu dont les héritiers le conservèrent, sans l’entretenir, hélas ! jusqu’en 1789.
Le château commençait à tomber en ruine. La Révolution et l’Empire dont les déprédations ont été plus graves qu’on ne l’imagine généralement allaient hâter sa fin. Un écrivain, Prosper Mérimée, obtiendra, en 1855, les travaux de consolidation qui se sont poursuivis depuis. C’est l’honneur de la ville et de l’Association des amis du vieux Chinon, attachés passionnément à la résurrection de leur prestigieux passé.
HORAIRES D’OUVERTURE
Janvier, février, novembre et décembre 9 h 30-17 h Mars, avril, septembre et octobre 9 h 30-18 h Du 1er mai au 31 août 9 h 30-19 h
Fermé le 25 décembre et le 1er janvier.
La forteresse est un joyau de l’architecture militaire médiévale.
http://www.forteressechinon.fr/
1- Elle ne le nommera roi qu’après le sacre.
Clisson
La lionne blessée
On reconnaît le lion à sa griffe.