Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Même si elle perdait contre Harry Potter elle ne perdrait jamais, jamais, contre Draco Malfoy, c'était absolument inacceptable, et le professeur Quirrell avait félicité le général Malfoy pour n'avoir pas ignoré les milles alternatives possibles ; et donc, après avoir épuisé toutes ses larmes, Hermione avait pensé à quatorze autre sortilèges qu'elle aurait dû essayer contre Harry et Neville, puis elle avait commencé à se demander si elle ne faisait pas le même genre d'erreur dans d'autres domaines ; et c'est comme ça qu'elle s'était retrouvée à frapper à la porte du professeur McGonagall. Pas pour demander de l'aide, car pour l'instant Hermione n'avait aucun plan pour lequel elle pourrait demander qu'on l'aide, mais juste pour tout dire au professeur McGonagall parce que lorsque l'idée lui était venue cela avait ressemblé à l'une des milles alternatives dont le professeur Quirrell avait parlé.
Et elle avait dit au professeur McGonagall comment Harry avait changé depuis le jour où le phénix s'était posé sur son épaule, comment les gens semblaient de plus en plus la voir comme une créature de Harry, comment Harry semblait s'éloigner de plus en plus des autres élèves de leur année, se promenait parfois avec un air triste, comme s'il était en train de perdre quelque chose, et qu'elle ne savait plus quoi faire.
Et le professeur McGonagall avait dit qu'elles devaient en parler au directeur.
Et cela avait rendu Hermione inquiète, puis l'idée lui était venue que Harry Potter n'aurait pas eu peur du directeur. Il aurait juste foncé et continué d'essayer d'atteindre son objectif. Peut-être (avait-elle songé) que ça valait le coup d'essayer d'être comme ça, de ne pas avoir peur, de juste faire ce qu'il y avait à faire et de voir ce qui lui arriverait, après tout, ça ne pouvait plus vraiment empirer.
Les Escaliers Infinis cessèrent de tourner.
La grande porte en chêne au heurtoir de laiton en forme de griffon qui leur faisait face s'ouvrit sans avoir été touchée.
Derrière un bureau de chêne noir muni de dizaines de tiroirs orientés dans toutes les directions possibles et semblant avoir des tiroirs incrustés dans d'autres tiroirs, le directeur à barbe d'argent de Poudlard se tenait sur son trône ; Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore, dans les doux et pétillants yeux duquel elle regarda pendant environ trois secondes avant d'être distraite par tous les autres objets présents dans la pièce.
Quelque instants plus tard – elle n'était pas certaine de la durée mais c'était pendant qu'elle essayait de compter le nombre d'objets dans la pièce pour la troisième fois et qu'elle n'obtenait toujours pas la même réponse même si sa mémoire insistait sur le fait que rien n'avait été ajouté ni enlevé – le directeur s'éclaircit la gorge et dit : "Mlle. Granger ?"
La tête de Hermione se tourna brusquement et elle sentit une légère chaleur entrer dans ses joues ; mais Dumbledore ne sembla pas le moins du monde agacé, seulement serein, avec un regard curieux dans ses yeux doux surmontés de verres.
"Hermione," dit le professeur McGonagall, la voix de la vieille sorcière était douce et sa main reposait sur son épaule d'une façon rassurante, "s'il te plaît, dis au directeur ce que tu m'as dit au sujet de Harry."
Hermione commença à parler, mais en dépit de sa récente résolution sa voix trébucha quand même un peu par nervosité et elle décrivit comment Harry avait changé pendant les quelques semaines depuis que Fumseck avait été sur son épaule.
Il y eut un silence après qu'elle eut fini, puis le directeur soupira. "Je suis navré, mademoiselle Granger," dit Dumbledore. Ses yeux bleus s'étaient attristés à mesure qu'elle avait parlé. "C'est... malheureux, mais je ne peux pas dire que ce soit inattendu. C'est le fardeau du héros que vous observez."
"Du héros ?" dit Hermione. Elle regarda le professeur McGonagall avec nervosité et vit que le visage du professeur de Métamorphose s'était pincé, même si sa main toujours rassurante serrait encore son épaule.
"Oui," dit Dumbledore. "J'étais moi-même un héros, avant d'être un vieux sorcier mystérieux, à l'époque où je combattais Grindelwald. Avez-vous lu des livres d'Histoire, Mlle Granger ?"
Hermione hocha la tête.
"Eh bien," dit Dumbledore, "c'est ce que les héros doivent faire, Mlle Granger, ils ont des tâches, ils doivent grandir afin de pouvoir les accomplir et c'est cela que vous observez chez Harry. S'il y a quoi que ce soit qui puisse être fait pour adoucir son voyage, ce sera vous qui le ferez, pas moi. Car je ne suis malheureusement pas l'ami de Harry, seulement son vieux sorcier mystérieux."
"Je -" dit Hermione. "Je ne suis pas sûre – de toujours vouloir être -" sa voix s'arrêta, cela semblait trop horrible pour être prononcé à voix haute.
Dumbledore ferma les yeux, et lorsqu'il les rouvrit, il semblait être devenu un peu plus vieux qu'avant. "Personne ne peut vous arrêter, Mlle. Granger, si choisissez de ne plus être l'amie de Harry. Quant à ce que cela lui ferait, vous le savez probablement mieux que moi."
"Ça – n'a pas l'air juste," dit Hermione d'une voix tremblante. "Que je doive être l'amie de Harry parce qu'il n'a personne d'autre ? Ça n'a pas l'air juste."
"On peut pas vous forcer à être une amie, Mlle. Granger." Le regard bleu sembla la traverser. "Les sentiments sont là où pas. S'ils sont là, vous pouvez les accepter ou les nier. Vous êtes l'amie de Harry – et choisir de le nier le blesserait terriblement, peut-être au-delà de tout espoir de guérison. Mais, Mlle. Granger, qu'est-ce qui pourrait vous mener à de telles extrémités ?"
Elle n'arrivait pas à trouver les mots. Elle n'avait jamais pu le faire. "Si vous vous approchez trop de Harry – vous vous faites avaler et plus personne ne vous voit, vous devenez juste une de ses choses, tout le monde pense que le monde gravite autour de lui et..." Elle n'arrivait pas à trouver les mots.
Le vieux sorcier hocha lentement la tête. "Nous vivons en effet dans un monde injuste, Mlle. Granger. Tout le monde sait que c'est moi qui ai vaincu Grindelwald et peu se souviennent d'Elizabeth Beckett, qui est morte pour ouvrir le chemin qui m'a permis de passer. Et pourtant certains s'en souviennent. Harry Potter est le héros de cette pièce, Mlle. Granger ; et le monde gravite autour de lui. Il est destiné à accomplir de grandes choses ; et je pense qu'on finira par se souvenir du nom d'Albus Dumbledore pour avoir été celui du mystérieux vieux sorcier de Harry plus que pour toutes les autres choses que j'ai accomplies. Et peut-être qu'on se souviendra du nom de Mlle Granger comme celui de celle qui l'accompagnait, si vous vous avérez être à la hauteur, le temps venu. Car cela est vrai : vous ne trouverez jamais plus de gloire par vous-même qu'aux côtés de Harry Potter ."
Hermione secoua sa tête rapidement. "Mais ce n'est pas -" elle avait su qu'elle ne pourrait pas expliquer. "Ça n'a rien à voir avec la gloire, c'est par rapport au fait d'être – d'appartenir à quelqu'un d'autre !"
"Vous pensez donc que vous préféreriez être une héroïne ?" Le vieux sorcier soupira. "Mlle. Granger, j'ai été un héros et un chef ; et j'aurais été mille fois plus heureux si j'avais pu appartenir à quelqu'un comme Harry Potter. Quelqu'un fait d'un matériau plus dur que le mien, capable de prendre les décisions difficiles et qui aurait pourtant mérité d'être mon supérieur. J'ai un jour pensé que je connaissais un tel homme, mais j'avais tort... Mlle. Granger, vous n'avez pas la moindre idée de la chance que vous et vos semblables avez, comparé aux héros."