Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Maupassant - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Maupassant

Электронная книга - «Maupassant». Краткое содержание книги:

Ce livre des œuvres complètes de Guy de Maupassant est exhaustif. Il réunit ses huit romans (dont deux inachevés), ses quelques 350 nouvelles réunies en 24 recueils, ses sept pièces de théâtre (dont deux inachevées), toutes ses poésies (réunies en deux volumes), ses carnets de voyages ainsi que les centaines d’articles qu’il écrivit pour la presse entre 1876 et 1891 (classées par dates de publication et par recueils annuels). Une introduction de l’éditeur explique le parcours et l’œuvre de Guy de Maupassant. Ce livre est le fruit d'une somme de travail considérable. Les quelques milliers de pages de « Maupassant : Œuvres complètes » sont réparties en 57 volumes, ayant chacun un sommaire interactif propre. Aussi, un sommaire général permet d’accéder instantanément à n'importe lequel de ses volumes, ou, au choix, à un de ses chapitres, nouvelles, contes fantastiques, poésies, articles de presse, etc. Toutes ces œuvres ont été relues, corrigées lorsque cela était nécessaire, et mises en page avec soin pour en rendre leur lecture aussi agréable que possible.
Au-delà d’une simple compilation, « Maupassant : Œuvres complètes » constitue également un formidable outil de recherche, facile et agréable à utiliser pour quiconque s’intéresse à l’œuvre de Guy de Maupassant. Pour le simple lecteur, il est une source de plaisir et de curiosité quasiment inépuisable.
• Edition complétée d’une étude de l’éditeur.
• Edition enrichie de notes explicatives interactives.
1 ... 297 298 299 300 301 302 303 304 305 ... 1460
Перейти на страницу:

— Je vous en prie.

— Non, Olivier, c’est impossible. Et puis j’ai à dîner des gens dont la présence vous agiterait encore.

— La duchesse ? Et… lui ?

— Oui.

— Mais j’ai passé la soirée d’hier avec eux.

— Parlez-en ! Vous vous en trouvez bien, aujourd’hui.

— Je vous promets d’être calme.

— Non, c’est impossible.

— Alors, je m’en vais.

— Qui vous presse tant ?

— J’ai besoin de marcher.

— C’est cela, marchez beaucoup, marchez jusqu’à la nuit, tuez-vous de fatigue et puis couchez-vous ! »

Il s’était levé.

« Adieu, Any.

— Adieu, cher ami. J’irai vous voir demain matin. Voulez-vous que je fasse une grosse imprudence, comme autrefois, que je feigne de déjeuner ici, à midi, et que je déjeune avec vous à une heure un quart ?

— Oui, je veux bien. Vous êtes bonne !

— C’est que je vous aime.

— Moi aussi, je vous aime.

— Oh ! Ne parlez plus de cela.

— Adieu, Any.

— Adieu, cher ami. À demain.

— Adieu. »

Il lui baisait les mains, coup sur coup, puis il lui baisa les tempes, puis le coin des lèvres. Il avait maintenant les yeux secs, l’air résolu. Au moment de sortir, il la saisit, l’enveloppa tout entière dans ses bras et, appuyant la bouche sur son front, il semblait boire, aspirer en elle tout l’amour qu’elle avait pour lui.

Et il s’en alla très vite, sans se retourner.

Quand elle fut seule, elle se laissa tomber sur un siège et sanglota. Elle serait restée ainsi jusqu’à la nuit, si Annette, soudain, n’était venue la chercher. La comtesse, pour avoir le temps d’essuyer ses yeux rouges, lui répondit :

« J’ai un tout petit mot à écrire, mon enfant. Remonte, et je te suis dans une seconde. »

Jusqu’au soir, elle dut s’occuper de la grande question du trousseau.

La duchesse et son neveu dînaient chez les Guilleroy, en famille.

On venait de se mettre à table et on parlait encore de la représentation de la veille, quand le maître d’hôtel entra, apportant trois énormes bouquets.

Mme de Mortemain s’étonna.

« Mon Dieu, qu’est-ce que cela ? »

Annette s’écria :

« Oh ! Qu’ils sont beaux ! Qui est-ce qui peut nous les envoyer ? »

Sa mère répondit :

« Olivier Bertin, sans doute. »

Depuis son départ, elle pensait à lui. Il lui avait paru si sombre, si tragique, elle voyait si clairement son malheur sans issue, elle ressentait si atrocement le contrecoup de cette douleur, elle l’aimait tant, si tendrement, si complètement, qu’elle avait le cœur écrasé sous des pressentiments lugubres.

Dans les trois bouquets, en effet, on trouva trois cartes du peintre. Il avait écrit sur chacune, au crayon, les noms de la comtesse, de la duchesse et d’Annette.

Mme de Mortemain demanda :

« Est-ce qu’il est malade, votre ami Bertin ? Je lui ai trouvé hier bien mauvaise mine. »

Et Mme de Guilleroy reprit :

« Oui, il m’inquiète un peu, bien qu’il ne se plaigne pas. »

Son mari ajouta :

« Oh ! Il fait comme nous, il vieillit. Il vieillit même ferme en ce moment. Je crois d’ailleurs que les célibataires tombent tout d’un coup. Ils ont des chutes plus brusques que les autres. Il a, en effet, beaucoup changé. »

La comtesse soupira :

« Oh ! Oui ! »

Farandal cessa soudain de chuchoter avec Annette pour dire :

« Il y avait un article bien désagréable pour lui dans Le Figaro de ce matin. »

Toute attaque, toute critique, toute allusion défavorable au talent de son ami, jetaient la comtesse hors d’elle.

« Oh ! dit-elle, les hommes de la valeur de Bertin n’ont pas à s’occuper de pareilles grossièretés. »

Guilleroy s’étonnait :

« Tiens, un article désagréable pour Olivier ; mais je ne l’ai pas lu. À quelle page ? »

Le marquis le renseigna.

« À la première, en tête, avec ce titre : “Peinture moderne”. »

Et le député cessa de s’étonner.

« Parfaitement. Je ne l’ai pas lu, parce qu’il s’agissait de peinture. »

On sourit, tout le monde sachant qu’en dehors de la politique et de l’agriculture, M. de Guilleroy ne s’intéressait pas à grand-chose.

Puis la conversation s’envola sur d’autres sujets, jusqu’à ce qu’on entrât au salon pour prendre le café. La comtesse n’écoutait pas, répondait à peine, poursuivie par le souci de ce que pouvait faire Olivier. Où était-il ? Où avait-il dîné ? Où traînait-il en ce moment son inguérissable cœur ? Elle sentait maintenant un regret cuisant de l’avoir laissé partir, de ne l’avoir point gardé ; et elle le devinait rôdant par les rues, si triste, vagabond, solitaire, fuyant sous le chagrin.

Jusqu’à l’heure du départ de la duchesse et de son neveu, elle ne parla guère, fouettée par des craintes vagues et superstitieuses, puis elle se mit au lit, et y resta, les yeux ouverts dans l’ombre, pensant à lui !

Un temps très long s’était écoulé quand elle crut entendre sonner le timbre de l’appartement. Elle tressaillit, s’assit, écouta. Pour la seconde fois, le tintement vibrant éclata dans la nuit.

Elle sauta hors du lit, et de toute sa force pressa le bouton électrique qui devait réveiller sa femme de chambre. Puis, une bougie à la main, elle courut au vestibule.

À travers la porte elle demanda :

« Qui est là ? »

Une voix inconnue répondit :

« C’est une lettre.

— Une lettre, de qui ?

— D’un médecin.

— Quel médecin ?

— Je ne sais pas, c’est pour un accident. »

N’hésitant plus, elle ouvrit, et se trouva en face d’un cocher de fiacre au chapeau ciré. Il tenait à la main un papier qu’il lui présenta. Elle lut : « Très urgent — Monsieur le comte de Guilleroy —. »

L’écriture était inconnue.

« Entrez, mon ami, dit-elle ; asseyez-vous, et attendez-moi. »

Devant la chambre de son mari, son cœur se mit à battre si fort qu’elle ne pouvait l’appeler. Elle heurta le bois avec le métal de son bougeoir. Le comte dormait et n’entendait pas.

Alors, impatiente, énervée, elle lança des coups de pied et elle entendit une voix pleine de sommeil qui demandait :

« Qui est là ? Quelle heure est-il ? »

Elle répondit :

« C’est moi. J’ai à vous remettre une lettre urgente apportée par un cocher. Il y a un accident. »

Il balbutia du fond de ses rideaux :

« Attendez, je me lève. J’arrive. »

Et, au bout d’une minute, il se montra en robe de chambre. En même temps que lui, deux domestiques accouraient, réveillés par les sonneries. Ils étaient effarés, ahuris, ayant aperçu dans la salle à manger un étranger assis sur une chaise.

Le comte avait pris la lettre et la retournait dans ses doigts en murmurant :

« Qu’est-ce que cela ? Je ne devine pas. »

Elle dit fiévreuse :

« Mais lisez donc ! »

Il déchira l’enveloppe, déplia le papier, poussa une exclamation de stupeur, puis regarda sa femme avec des yeux effarés.

« Mon Dieu, qu’y a-t-il ? » dit-elle.

Il balbutia, pouvant à peine parler, tant son émotion était vive.

« Oh ! Un grand malheur !.. un grand malheur !.. Bertin est tombé sous une voiture. »

Elle cria :

« Mort !

— Non, non, dit-il, voyez vous-même. »

Elle lui arracha des mains la lettre qu’il lui tendait, et elle lut :

1 ... 297 298 299 300 301 302 303 304 305 ... 1460
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)