Le lundi commence le samedi [Понедельник начинается в субботу - fr]
- Автор: Стругацкий Аркадий Натанович, Стругацкий Борис Натанович
- Год: 1974
- Язык: французский
- Год: Éditions Denoël
- Переводчик: Bernadette du Crest
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Le lundi commence le samedi [Понедельник начинается в субботу - fr]». Краткое содержание книги:
Mais soudain vous voici propulsé dans un institut de chercheurs passionnés pour qui le lundi commence le samedi et qui ont pour collaborateurs : des Pythies, Merlin l’Enchanteur … et un ex-Grand Inquisiteur !
Alors vous commencez à vous poser quelques questions pratiques sur le bon usage de la science et de la technique. Et les réponses que vous trouvez sont tout à fait fantastiques !
A dix heures et demie, je mis le pied dans le territoire de Vybegallo. Un mouchoir plaqué sur le visage, essayant de respirer par la bouche, je me dirigeai tout droit vers le laboratoire, connu parmi les chercheurs sous le nom de « Maternité ». C’est ici que naissaient les prototypes de l’homme idéal.
La pièce était sombre et surchauffée. J’allumai la lumière. Les murs lisses et gris étaient décorés des portraits d’Esculape, de Paracelse, et de Vybegallo lui-même, coiffé d’une toque noire posée sur de nobles boucles ; une médaille étincelait sur sa poitrine.
Deux incubateurs occupaient le centre et un angle du laboratoire. Des miches de pain, des seaux de petit lait et une énorme cuve de son bouilli étaient disposés, à même le sol, autour d’un incubateur. A en juger à l’odeur, il devait y avoir des têtes de hareng dans les parages, mais je n’en vis pas. Seuls les bruits rythmés qui montaient des profondeurs de l’incubateur troublaient le silence régnant.
Je m’approchai sur la pointe de pieds et regardai par le hublot d’observation. J’étais déjà écœuré par l’odeur de hareng, mais là, je me sentis vraiment mal à l’aise et pourtant je ne distinguais pas grand-chose, une pénombre verdâtre où se balançait doucement une vague forme blanche. J’éteignis la lumière, sortis et refermai soigneusement la porte. « Tape-lui sur la gueule. », m’avait dit Vybegallo. Je remarquai alors que le seuil de la porte était barré par une rangée de signes cabalistiques. Après les avoir examinés, je compris qu’ils étaient destinés à éloigner les démons affamés de l’enfer.
Je quittai avec un certain soulagement le domaine de Vybegallo et grimpai au cinquième étage où Giacomo et ses collaborateurs étudiaient la théorie et la pratique des métamorphoses universelles. Sur le palier, une affiche de couleur vive invitait le personnel à monter une bibliothèque. L’idée appartenait au Comité local, mais le texte était de moi :
Fouille au grenier Fais le tri de tes armoires Livres et grimoires Seront les bienvenus.
Je rougis et continuai mon inspection. Arrivé en haut de l’escalier, je vis tout de suite que la porte du laboratoire de Vitia était entrouverte et j’entendis quelqu’un chanter. Je m’approchai sans faire de bruit.
III
Je veux te chanter.
Toi qui affrontes la tourmente un soir d’hiver.
Ton souffle puissant et les battements réguliers de ton cœur …