Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Le Monde du Fleuve [To Your Scattered Bodies Go - fr]
Le Monde du Fleuve [To Your Scattered Bodies Go - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Monde du Fleuve [To Your Scattered Bodies Go - fr]

Электронная книга - «Le Monde du Fleuve [To Your Scattered Bodies Go - fr]». Краткое содержание книги:

Ce jour-là, tous les humains qui avaient jamais vécu se réveillèrent, nus, sur les rives du fleuve de l’éternité. Ils étaient trente ou quarante milliards, de toutes les époques et de toutes les cultures, parlant chacun sa langue et éprouvant quelques difficultés à se faire comprendre.
Long de trente-deux millions de kilomètres, le fleuve de l’éternité ne coule pas à la surface de la Terre, mais serpente sur un monde spécialement remanié pour accueillir les ressuscites.
Par qui ? Dans quel but ?
Ce sont les questions que se posent, entre autres ressuscités célèbres, l’explorateur Richard Burton, Sam Clemens, alias Mark Twain, en compagnie de Hermann Goering, Jean sans Terre, Cyrano de Bergerac, Mozart, Ulysse et d’autres figures célèbres ou inconnues.
Seul le talent de Philip José Farmer pouvait évoquer un univers picaresque à la dimension du passé et de l’avenir de l’humanité.
1 ... 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ... 67
Перейти на страницу:

Tout en fumant un cigare ou une cigarette, ceux du groupe longèrent le pied de la montagne jusqu’à la chute d’eau. A la pointe du défilé en forme de triangle, là où se trouvait le bassin, plusieurs hommes et femmes avaient établi un campement. L’eau était glacée. Après avoir nettoyé les graals et rempli les seaux, Burton et les siens retournèrent dans la direction de la pierre à graal. Après avoir parcouru un kilomètre, ils jetèrent leur dévolu sur une colline couverte de grands pins, à l’exception du sommet où s’élevait un arbre à fer. Il y avait aussi du bambou à profusion. Sous la direction de Kazz et de Frigate, qui avait vécu plusieurs années en Malaisie, ils commencèrent à construire des huttes en bambou. Elles étaient circulaires, munies d’une seule porte et d’une seule fenêtre orientées en sens opposé. La toiture était conique et recouverte de feuilles d’arbre à fer. Ils travaillèrent rapidement, sans chercher à innover. Quand il fut l’heure d’aller dîner, il ne manquait plus que les toitures à finir. Frigate et Monat furent désignés pour rester tandis que les autres allaient remplir les graals. Arrivés au rocher, ils trouvèrent au moins trois cents personnes en train de construire des huttes et des abris rudimentaires. Burton avait prévu que la plupart des gens refuseraient de faire un kilomètre à pied trois fois par jour pour aller se nourrir. Ils préféraient s’agglutiner autour des pierres à graal. Leurs huttes étaient placées n’importe comment, et beaucoup plus serrées les unes par rapport aux autres qu’il n’était vraiment nécessaire. Mais il y avait toujours le problème de l’approvisionnement en eau. Comme Burton s’étonnait de voir tant de monde ici, une jolie Slovène lui expliqua que quelqu’un avait découvert une source dans les environs immédiats de la pierre à graal. Burton alla voir où elle se trouvait. Effectivement, un filet d’eau coulait d’un trou situé à mi-hauteur d’un grand rocher lisse pour former à son pied un bassin de quinze mètres de long sur deux mètres cinquante de profondeur. Burton avait déjà vu le rocher, mais il n’avait pas remarqué de bassin à cet endroit.

Il se demanda s’il ne s’agissait pas d’un apport de dernière minute de la part de « ceux » qui avaient créé ce monde.

Il fut de retour parmi les autres juste au moment où la flamme bleue s’élevait.

Kazz s’accroupit soudain pour se soulager. Il ne s’était même pas donné la peine de se tourner. Loghu se mit à glousser. Tanya rougit. Les Italiennes avaient l’habitude de voir leurs hommes s’appuyer contre un mur chaque fois que l’envie les prenait. Wilfreda ne s’étonnait de rien. Alice, contre toute attente, l’ignora exactement comme s’il était un chien. A vrai dire, c’était sans doute l’explication réelle de son attitude. Pour elle, Kazz n’était pas un être humain et ne pouvait donc pas se comporter en tant que tel.

Burton se disait que, pour cette fois-ci seulement, il n’y avait pas lieu de réprimander le Néandertalien, d’autant moins qu’il n’aurait pas su de quelle manière s’adresser à lui. Mais la prochaine fois que Kazz entreprendrait une telle chose devant eux, surtout quand ils étaient en train de manger tranquillement, il faudrait lui faire comprendre par signes que cela ne se faisait pas. Tout le monde devrait apprendre à respecter au moins certaines limites. Par exemple, ne pas se battre en mangeant. Mais pour être juste, Burton devait reconnaître qu’il avait lui-même, dans sa vie antérieure, participé à plus d’une bagarre à l’occasion d’un repas.

Il tapota le sommet du crâne en pain de sucre de l’homme préhistorique quand celui-ci passa devant lui. Kazz le regarda. Burton secoua la tête. Il essaya de prendre un air désapprobateur, en se disant que Kazz comprendrait peut-être, mais quelque chose lui fit oublier son intention première et il porta vivement la main au sommet de son propre crâne. Mais oui ! Il sentait un léger duvet !

Il se toucha les joues, qu’il trouva plus lisses que jamais. Mais il avait aussi du duvet aux aisselles. La région pubienne était par contre restée glabre. Cela voulait peut-être simplement dire que la repousse se ferait plus lentement. Il alerta les autres. Tout le monde se mit à s’inspecter et à inspecter ses voisins. C’était vrai. Les cheveux repoussaient, ainsi que les poils aux aisselles. Kazz était la seule exception. Il avait des poils qui poussaient partout sauf au visage.

Cette découverte les rendit joyeux. Ils se mirent à rire et à plaisanter tout en marchant en file indienne à l’ombre de la montagne. Puis ils obliquèrent en direction de l’est et franchirent les hautes herbes de quatre collines avant d’arriver sur le versant de celle qu’ils considéraient maintenant comme la leur. Mais à mi-chemin de leur campement, ils se figèrent, silencieux. Monat et Frigate n’avaient pas répondu à leur appel.

Après avoir donné l’ordre de ralentir et de se déployer, Burton atteignit le premier le haut de la colline. Il n’y avait personne au campement. Plusieurs huttes avaient été renversées ou endommagées. Burton sentit un frisson parcourir son corps, comme si un vent glacé s’était mis à souffler. Tout cela ne présageait rien de bon.

Une minute plus tard, ils entendirent crier et virent émerger, parmi les hautes herbes, les crânes de Monat et de Frigate. Le premier avait l’air grave, mais l’Américain souriait, bien qu’il eût une joue tuméfiée et les phalanges des deux mains meurtries.

— Nous avons mis en fuite quatre hommes et trois femmes qui voulaient s’approprier nos huttes, raconta-t-il en haletant. Je leur ai expliqué qu’ils auraient mieux fait d’en construire d’autres, car vous alliez revenir d’un moment à l’autre et les faire décamper par la force. Ils me comprenaient parfaitement puisqu’ils parlaient anglais eux-mêmes. Ils ont été ressuscites près de la pierre à graal qui se trouve à deux kilomètres au nord de la nôtre, au bord du fleuve. La plupart des gens de là-bas sont des Triestins de ton époque, Richard, mais parmi eux il y avait une dizaine de personnes qui sont mortes à Chicago aux environs de 1985. La répartition des morts est bizarrement faite, tu ne trouves pas ? Comme si elle obéissait à une volonté de brassage aléatoire.

« N’importe comment, je leur ai cité les paroles que Mark Twain attribuait au diable : Vous, les Chicagoans, vous vous prenez pour ce qu’il y a de mieux ici, alors qu’en vérité vous êtes seulement ce qu’il y a de plus nombreux. Ils n’ont pas tellement apprécié cela. Ils semblaient croire que j’allais faire copain-copain avec eux simplement parce que j’étais un Américain moi aussi. Une des femmes s’est même offerte à moi si j’acceptais de changer de camp et de les aider à s’approprier les huttes. Elle vivait déjà avec deux des hommes. J’ai répondu non. Ils ont dit qu’ils prendraient les huttes de toute façon, même s’ils devaient me tuer pour ça.

Mais ils étaient courageux en paroles plus qu’en actes. Monat leur faisait peur rien qu’en les regardant. Nous avions également nos haches de pierre et nos javelots. Leur chef semblait avoir du mal à les convaincre de nous attaquer, quand soudain mon regard s’est figé sur l’un d’eux.

Il était chauve, bien sûr, et j’avais un peu de mal à le reconnaître sans son épaisse crinière de cheveux bruns. De plus, il avait trente-cinq ans à l’époque où je l’avais connu, et de grosses lunettes en écaille. Cela faisait cinquante-quatre ans, à ma mort, que je ne l’avais pas revu. Je me suis rapproché de lui pour mieux examiner son visage. Il avait le même sourire de putois qu’autrefois. Je me suis exclamé : Lem ? Lem Sharkko ? C’est bien toi, n’est-ce pas, Lem Sharkko ?

1 ... 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ... 67
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)