Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]
Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]

Электронная книга - «Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]». Краткое содержание книги:

Je n'étais pas très chaud pour partir en colonie de vacances dans le Sud-Est asiatique, mais on ne m'avait pas donné le choix. Enfin, à mon retour, j'avais une belle cicatrice toute neuve sur la figure et un billet de Sweepstake gagnant dans la poche grâce auquel j'ai rencontré la plus belle sorcière des Vingt Univers. C'est là que mes ennuis ont commencé : je me suis retrouvé dans un monde parallèle, à pourchasser des rats gros comme des loups, des dragons cracheurs de feu (évidemment), et même un Ogre, tout en essayant d'échapper aux Fantômes à Longues Cornes et autres Ecumeurs des Eaux Glacées. Sans compter Celui-Qui-N'a-Jamais-Vu-Le-Jour et Celui-Qui-Dévore-Les-Âmes. Et tout ça pour récupérer un oeuf de Phénix…
Vous allez dire que je ne suis jamais content, mais vous ne croyez pas qu'il y a de quoi vous faire regretter notre bonne vieille Terre, Sud-Est asiatique ou pas ? Et encore, je ne vous raconte pas tout !
1 ... 19 20 21 22 23 24 25 26 27 ... 89
Перейти на страницу:

Nous continuâmes à le nourrir, à lui emplir la gueule, pouce par pouce, sans jamais le laisser souffler. Il se débattait toujours et essayait de se libérer alors que nous lui avions déjà fait avaler ses jambes jusqu’aux fesses, et que ses bras étaient en train de disparaître jusqu’aux épaules.

C’était exactement comme avec une boule de neige, sauf que c’était le contraire ; plus nous poussions, plus il diminuait et plus sa gueule était tendue… Je n’ai jamais rien vu d’aussi affreux. Il fut bientôt réduit à la taille d’un punching-ball… puis d’un ballon de football… puis d’une balle de base ball, puis je le roulai entre mes paumes et continuai de pousser, le plus fort possible.

… une balle de golf, une bille, un petit pois… et enfin il n’y eut plus dans mes mains qu’un peu de saleté graisseuse.

Rufo reprit sa respiration. « Je pense que cela lui apprendra à ne pas se mettre les orteils dans la bouche. Qui a envie de déjeuner ? »

— « Je vais d’abord me laver les mains, » répondis-je.

Nous allâmes tous nous baigner, utilisant beaucoup de savon ; Star prit soin de nos blessures, puis Rufo la soigna elle-même, sous sa direction. Rufo a raison : Star est le meilleur des médecins. Ce qu’elle utilisa pour nous valait la peine ; les coupures se refermèrent, les bandages qu’elle nous mit n’avaient pas besoin d’être changés et tombèrent au bout d’un certain temps ; nous n’eûmes ni infection ni cicatrice. Rufo avait reçu une mauvaise morsure, qui lui avait arraché un hamburger d’au moins cinquante cents sur la fesse gauche mais quand Star se fut occupée de lui, il fut capable de s’asseoir et cela ne semblait pas le gêner.

Rufo nous servit des gâteaux croustillants et de grosses saucisses allemandes, débordantes de graisse, et aussi des litres et des litres de bon café. C’était presque midi lorsque Star débrancha de nouveau les défenses et nous nous mîmes alors à descendre la colline.

CHAPITRE VII

La descente qui est près de la grande chute dans la vallée de la Névia est de mille pieds ; elle est plus que raide ; la falaise est en surplomb et l’on descend grâce à une corde, tournant lentement sur soi-même comme une araignée. Je ne vous conseille pas d’en faire autant ; cela vous donne le vertige et j’ai failli perdre les merveilleux gâteaux que nous avions mangés.

La vue est extraordinaire. D’un côté, on voit la chute d’eau, loin du rocher qu’elle ne mouille même pas, et qui tombe de si haut qu’elle se disperse en brouillard avant d’atteindre le fond. Puis, quand on se détourne de la falaise, on a la vue bien dégagée sur une vallée incroyablement gaie, verte, magnifique… des marais et des forêts au pied de la falaise, puis, à quelques milles, des champs cultivés, et, très, très loin, des montagnes aux pentes douces, à la base, et aux sommets aigus et déchiquetés couverts de neige.

Star m’avait décrit la vallée : « D’abord, nous nous frayons notre chemin dans les marais. Après cela, la voie est facile : nous n’avons qu’à bien faire attention aux faucons sanguinaires. Nous arrivons alors à une très jolie route de brique. »

— « Une route de brique jaune ? » demandai-je.

— « Oui. Là-bas, ils ont de l’argile. Est-ce que cela a de l’importance ? »

— « Je ne pense pas. Ne vous en faites pas. Et ensuite ? »

— « Après cela, nous nous arrêterons pour une nuit chez une famille, le seigneur de l’endroit. De braves gens, que vous apprécierez. »

— « Après quoi, cela devient plus difficile, » ajouta Rufo.

— « Rufo, ne nous ennuie pas ! » dit Star brusquement. « Je serais heureuse que tu nous épargnes tes commentaires et que tu laisses Oscar résoudre ses problèmes au fur et à mesure, de telle manière qu’il les aborde reposé, détendu, la vue claire. Connais-tu quelqu’un d’autre que lui qui aurait pu vaincre Igli ? »

— « Si vous l’entendez ainsi… non. »

— « C’est ainsi que je l’entends. Nous dormirons bien cette nuit. Cela ne suffit-il pas ? Et tu en profiteras comme tout le monde. »

— « Vous aussi. »

— « Quand m’est-il arrivé de ne pas profiter de quelque chose ? Tiens ta langue. Maintenant, Oscar, en bas de la colline il y a les Spectres Cornus ; il n’y a pas moyen de les éviter, et ils vont nous voir pendant que nous descendrons. Avec un peu de chance, nous ne verrons pas de Bandits-des-Eaux-Froides ; ils restent en général cachés dans le brouillard. Mais si nous avons le malheur de rencontrer ces deux ennemis, nous pouvons aussi avoir la chance qu’ils se battent ensemble et cela nous permettra de nous glisser entre eux. Le chemin qui traverse le marais est plein d’embûches ; vous feriez bien d’étudier ce croquis jusqu’au moment où vous le connaîtrez par cœur. Le sol n’est ferme qu’aux endroits où poussent de petites fleurs jaunes, et il ne faut pas se fier aux endroits où il semble ferme et sec. Comme vous pouvez le voir, même si nous restons soigneusement aux endroits sûrs, il y a quand même beaucoup de déviations et d’impasses si bien que nous pouvons très bien nous égarer et circuler toute la journée jusqu’au moment où il fera sombre… et ne plus jamais nous en sortir. »

J’en étais donc là, descendant le premier, car les Spectres Cornus devaient nous attendre en bas. C’était un privilège qui m’était réservé. N’étais-je pas un « héros » ? N’avais-je pas forcé Igli à s’avaler lui-même ?

J’aurais cependant aimé que les Spectres Cornus fussent de vrais spectres. Mais c’étaient des animaux à deux pattes, et ils étaient omnivores. Ils mangeaient n’importe quoi, ils se mangeaient même les uns les autres, et avaient un appétit tout particulier pour les voyageurs. À partir de la ceinture, leur partie supérieure m’avait été décrite comme ressemblant assez à celle du Minotaure ; leur partie inférieure ressemblait à celle des satyres mais avec des pieds palmés. Leurs membres supérieurs étaient constitués par deux bras très courts mais sans véritables mains, sans pouces.

Mais leurs cornes ! Ils avaient des cornes de la taille des longhorns du Texas, mais s’étendant vers le haut et en avant.

Il y avait cependant un moyen de convertir un Spectre Cornu en un véritable spectre. Ils ont sur le crâne, entre les cornes, un endroit vulnérable, un peu comme les fontanelles des bébés. Étant donné que ces brutes chargent tête baissée, pour essayer de vous empaler, c’est là le seul endroit où l’on peut les atteindre. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de rester ferme sur ses pieds, de ne pas flancher, de viser cette minuscule cible et de ne pas la manquer.

Ainsi ma tâche était simple. Descendre le premier, en tuer autant qu’il serait nécessaire pour permettre à Star de trouver un endroit sûr pour descendre puis tenir bon et la protéger en attendant Rufo. Après cela, nous serions libres de nous frayer un chemin à travers les marais, vers la sécurité. Si, du moins, les Bandits-des-Eaux-Froides ne se joignaient pas à la fête.

Je cherchai une meilleure position dans la boucle de corde que je chevauchais, car j’avais une crampe à la jambe gauche, et je regardai vers le bas. À cent pieds en dessous de moi, le comité de réception s’était réuni.

Cela ressemblait à un champ d’asperges, ou de baïonnettes.

Je fis signe de faire cesser la descente. Bien au-dessus de moi, Rufo assurait la corde ; je restais donc là, à me balancer, essayant de réfléchir. Si je me laissais descendre en plein milieu d’eux, je pourrais en frapper un ou deux avant de me faire empaler. Ou peut-être même aucun. La seule certitude était que je serais mort bien avant que mes amis aient pu me rejoindre.

1 ... 19 20 21 22 23 24 25 26 27 ... 89
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)