Le guide du routard galactique [The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy - fr]
- Автор: Адамс Дуглас Ноэль
- Серия: Le guide galactique #1
- Год: 1982
- Язык: французский
- Год: Deno
- ISBN: 2-207-30340-3
- Переводчик: Jean Bonnefoy
- Жанр: Юмористическая фантастика
Электронная книга - «Le guide du routard galactique [The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy - fr]». Краткое содержание книги:
que la planète Terre doit être détruite d’ici deux minutes ?
SAVIEZ-VOUS…
que votre meilleur ami est peut-être natif de Betelgeuse ?
SAVIEZ-VOUS…
que la poésie des vogons est vraiment exécrable ?
SAVIEZ-VOUS…
que le Président de nla Galaxie est peut-être moins idiotqu’il n’en a pas l’air (ou l’inverse) ?
SAVIEZ-VOUS…
quelle est la réponse à la Question fondamentalede la Vie, de l’Univers et du Reste ?
SAVIEZ-VOUS…que vous tenez en ce moment ce bouquin à l’envers ?
PAS DE PANIQUE !
Ce Guide du routard galactique a réponse à tout !
Il leva les yeux vers elle puis regarda de nouveau l’écran.
— Eh ouais, ça c’est dingue ! On aurait dû foncer droit dans la Nébuleuse à Tête de Cheval. Comment a-t-on fait pour être là ? On n’est vraiment nulle part !
Elle ne releva pas.
— Le générateur d’improbabilité, expliqua-t-elle patiemment. « Vous me l’avez expliqué vous-même. Nous traversons chaque point de l’univers, vous le savez bien.
— Ouais, n’empêche que c’est une coïncidence sacrément délirante, non ?
— Oui.
— Ramasser quelqu’un à ce point précis ? Parmi tout le choix qu’offre l’ensemble de l’univers ! C’est simplement trop… J’en aurai le cœur net. Ordinateur !
L’ordinateur embarqué cybernétique de Sirius qui imprégnait et contrôlait la moindre particule du vaisseau se commuta en mode interactif.
« Salut la compagnie ! » lança-t-il avec entrain tout en crachant simultanément un mince ruban de papier pour les archives. Sur le papier, on pouvait lire : Salut la compagnie !
— Oh par Zarquon ! dit Zaphod.
Il n’avait pas eu l’occasion de travailler longtemps sur cet ordinateur mais il avait déjà appris à le détester.
L’ordinateur poursuivit, avec autant de bagou que s’il vendait de la lessive : « Je veux que vous sachiez que, quel que soit votre problème, je suis là pour vous aider à le résoudre.
— Ouais, bon, dit Zaphod. Écoute, je crois que je vais me contenter d’un simple bout de papier.
— Bien sûr », dit l’ordinateur tout en continuant de déverser ses messages dans une poubelle. « Je comprends. Si jamais vous désiriez…
— La ferme ! dit Zaphod et, s’emparant d’un crayon, il vint s’asseoir près de Trillian à la console.
« O.K., O.K. », dit l’ordinateur sur un ton blessé avant de couper sa communication vocale.
Zaphod et Trillian se penchèrent sur les chiffres que l’analyseur de vol du générateur d’improbabilité faisait silencieusement défiler devant eux.
— Peut-on calculer, demanda Zaphod, quel était, de leur point de vue, le taux d’improbabilité d’un sauvetage ?
— Oui, c’est une constante, dit Trillian : deux puissance deux cent soixante-seize mille sept cent neuf contre un.
— Ça fait beaucoup. Ces deux types ont une sacrée veine.
— Oui.
— Et maintenant, par rapport à ce que nous faisions au moment où le vaisseau les a recueillis ?
Trillian introduisit les chiffres. L’écran fit apparaître deux puissance l’infini moins un contre un (un nombre totalement irrationnel qui n’a qu’une simple valeur conventionnelle en physique de l’improbabilité).
Zaphod siffla doucement puis constata :
— Ça fait plutôt bas.
— Oui, dit Trillian en le regardant avec perplexité.
— Ça fait une foutue dose d’improbabilité à prendre en compte. Il faut que quelque chose de sacrement improbable se manifeste pour équivaloir une pareille somme.
Il griffonna quelques additions, les barra, puis jeta le crayon.
— Par Zarquon, pas moyen de le calculer !
— Et alors ?
Zaphod cogna ses deux têtes ensemble avec irritation en grinçant des dents :
— O.K… Ordinateur !
Les circuits vocaux reprirent vite.
« Eh bien, salut tout le monde ! » dirent-ils (petit papier, petit papier). « Mon seul désir, c’est de rendre votre journée encore plus agréable, de plus en plus en plus…
— Ouais, bon, alors ferme-la et calcule-moi quelque chose.
— Mais avec plaisir, caqueta l’ordinateur, vous désirez une prévision de probabilité fondée sur…
— Des données improbables, c’est ça.
— O.K., poursuivit l’ordinateur. Eh bien, voici une petite indication non dénuée d’intérêt : avez-vous jamais remarqué que l’existence de la plupart des gens est gouvernée par des numéros de téléphone ?
Une expression douloureuse s’inscrivit lentement sur l’un des visages de Zaphod avant de gagner le second :
— T’as fumé ou quoi ?
— Moi, non mais vous, si, une fois que je vous aurai dit que…
Trillian s’exclama. Elle pianota frénétiquement sur les boutons du contrôleur de vol du générateur d’improbabilité.
— Des numéros de téléphone ? dit-elle. Cette chose a bien dit : numéros de téléphone ?
Des chiffres scintillèrent sur l’écran.
L’ordinateur avait marqué une pause polie mais il reprenait maintenant :
— Ce que j’étais sur le point de vous dire, c’est que…
— Pas la peine, coupa Trillian.
— Écoutez, que se passe-t-il ? dit Zaphod.
— Je ne sais pas, dit Trillian. Mais nos intrus… ils se dirigent vers la passerelle en compagnie de ce foutu robot. Y a-t-il une caméra de contrôle pour les suivre ?
Chapitre 13
Marvin se traînait dans la coursive sans cesser de grommeler : « … et, bien entendu, j’ai toujours cette douleur épouvantable dans toutes mes diodes sur tout le côté gauche…
— Non ? » dit Arthur, l’air mécontent. « Vraiment ?
— Oh ! oui, dit Marvin. Et ce n’est pas faute d’avoir demandé qu’on les remplace mais personne ne m’écoute jamais.
— Je veux bien l’imaginer.
De vagues bruits de murmures et de sifflements provenaient du côté de Ford : « Eh ben, eh ben », ne cessait-il de répéter. « Zaphod Beeblebrox… »
Soudain Marvin s’immobilisa, la main levée.
— Vous savez sans doute ce qu’il vient de se produire ?
— Non, quoi ? dit Arthur qui n’avait aucune envie de le savoir.
— Nous sommes encore arrivés devant une de ces portes.
Il y avait en effet une porte coulissante dans la paroi du couloir. Marvin la considérait d’un œil soupçonneux.
— Eh bien, dit Ford en s’impatientant. « On la franchit ?
— On la franchit ? singea Marvin. Oui, c’est l’entrée de la passerelle. On m’a dit de vous conduire à la passerelle. D’ici que ce soit le maximum qu’on aura exigé de mes capacités intellectuelles pour la journée que ça ne m’étonnerait pas.
Lentement, avec une considérable répulsion, il s’avança vers la porte, comme le chasseur traquant sa proie. Elle s’ouvrit soudain : « Merci, dit-elle, de faire le bonheur d’une simple porte. »
Au tréfonds du thorax de Marvin, on entendit grincer des rouages : « Marrant », entonna-t-il sur un mode funèbre, « comment il suffit de se dire que la vie ne pourrait pas être pire pour qu’elle le devienne effectivement soudain.
Il franchit pesamment le seuil, laissant Arthur et Ford se dévisager, perplexes, en haussant les épaules. À l’intérieur ils entendirent à nouveau la voix de Marvin.
— Je suppose que vous voulez voir maintenant les étrangers ? disait-il. Préférez-vous que je reste assis à rouiller dans mon coin ou bien simplement que je finisse de tomber en morceaux à rester debout ?
— C’est ça, faites-les simplement entrer, voulez-vous, Marvin ? leur parvint une nouvelle voix.
Arthur regarda Ford et fut étonné de le voir rire :
— Qu’est-ce que…
— Chhhhht ! Entre donc !
Et il pénétra dans le poste de commandement. Arthur le suivit, nerveux, et découvrit avec surprise un homme en train de se balancer sur une chaise, les pieds posés sur une console, tout en se curant de la main gauche les dents de sa tête droite. Si cette dernière semblait entièrement absorbée par sa tâche, la tête gauche en revanche lui adressait un grand sourire nonchalant et détendu : vision où le nombre d’éléments auxquels Arthur se sentait hors d’état de croire était absolument considérable.