Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Les sombres robes de Lucius tourbillonnèrent autour de lui de même que ses cheveux blanc, et il se tourna vers Goyle senior. "Nous retournons au manoir Malfoy."
Il y eut trois pouf de Transplanage, et ils étaient partis.
Un silence s'ensuivit.
"Par les cieux," dit Mme. Londubat. "De quoi s'agissait-t-il ?"
Harry haussa les épaules d'un air impuissant. Puis il regarda Neville.
Il y avait de la sueur sur son front.
"Merci beaucoup, Neville," dit Harry. "Ton aide a été grandement appréciée, Neville. Et maintenant, Neville, je pense que tu devrais t'asseoir."
"Oui, général," dit Neville, et au lieu d'aller jusqu'à l'une des chaises proches de Harry, il s'écroula à moitié sur le pavage en position assise.
"Vous avez provoqué de grands changements chez mon petit-fils," dit Mme. Londubat. "J'approuve certains, mais pas tous."
"Envoyez moi une liste de chaque," dit Harry. "Je verrai ce que je peux faire."
Neville grogna mais ne dit rien.
Mme. Londubat gloussa. "Je le ferai, jeune homme, merci." Sa voix baissa d'un ton. "M. Potter... le discours donné par le professeur Quirrell est quelque chose que notre nation avait besoin d'entendre depuis longtemps. Je ne peux pas en dire autant de votre commentaire à son sujet."
"Je prendrai votre opinion en considération," dit Harry d'un ton neutre.
"J'espère fort que vous le ferez," dit Mme. Londubat, et elle se retourna vers son petit-fils. "Dois-je encore -"
"Tu peux y aller, grand-mère," dit Neville. "Je me débrouillerai tout seul cette fois."
"Et cela, je l'approuve," dit-elle, et il y eut un pouf et elle disparut comme une bulle de savon.
Les deux garçons restèrent assis en silence pendant un moment.
Neville parla le premier, sa voix usée. "Tu vas essayer de réparer tous les changements qu'elle approuve, c'est ça ?"
"Pas tous," dit Harry d'un ton innocent. "Je veux juste m'assurer que je ne suis pas en train de te corrompre."
Draco avait l'air très inquiet. Il n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil autour de lui, en dépit du fait qu'il avait insisté pour qu'ils se rendent dans la malle de Harry et qu'ils utilisent un Vrai sort de Silence et pas seulement la barrière d'étouffement sonore.
"Qu'est-ce que tu as dit à Père ?" lâcha Draco au moment où le sort de Silence fut jeté et que les sons de la plate-forme 9 3/4 eurent disparu.
"Je... écoute, peux-tu me dire ce qu'il t'a dit avant de te déposer ?" dit Harry.
"Que je devrais le lui dire tout de suite si tu semblais me menacer," dit Draco. "Que je devrais le lui dire tout de suite s'il y avait quoi que ce soit que je faisais qui pourrait te menacer ! Père pense que tu es dangereux, Harry, quoi que tu lui aies dit, ça lui a fait peur ! Ce n'est pas une bonne idée de faire peur à Père !"
Oh, bon sang...
"De quoi avez-vous parlé ?" exigea Draco.
Harry s'enfonça péniblement dans la petite chaise pliante posée au fond de la caverne de sa malle. "Tu sais Draco, tout comme la question fondamentale de la rationalité est 'Pourquoi est-ce que je pense ce que je pense et comment est-ce que je sais que je le sais ?', il y a aussi un péché mortel, un façon de penser qui est l'opposé de celle-ci. Comme les anciens philosophes Grecs. Ils n'avaient aucune idée de ce qui se passait, alors ils se promenaient en disant des choses comme 'Tout est de l'eau.' ou 'Tout est du feu', et ils ne se demandèrent jamais : 'Attends une minute, si tout est de l'eau, comment est-ce que je peux le savoir ?' Ils ne se demandèrent pas s'ils avaient les preuves leur permettant de discriminer cette possibilité parmi toutes les autres possibilités imaginables, des éléments de preuve qu'ils auraient eu bien peu de chances de rencontrer si leur théorie n'avait pas été vraie -"
"Harry," dit Draco, la voix tendue, "De quoi avez-vous parlé avec Père ?"
"À vrai dire, je ne sais pas," dit Harry, "et il est donc très important que me contente pas d'inventer quelque chose -"
Jamais auparavant Harry n'avait jamais entendu Draco glapir d'horreur à une octave si élevée.
*Chapter 39*: Faire semblant d'être sage
Siffle. Tick. Bzzzt. Ding. Glorp. Pop. Sploutch. Cling. Pouet. Pouf. Vring. Bloup. Bip. Crac. Woosh. Shhh. Pffft. Vrrr.
Ce lundi, le professeur Flitwick avait sans mot dire passé un parchemin à Harry pendant le cours de sortilèges et enchantements, et la note disait que Harry devait rendre visite au directeur quand cela lui conviendrait mais en faisant en sorte que personne ne le remarque, en particulier Draco Malfoy et le professeur Quirrell. Son mot de passe à usage unique pour la gargouille serait "ossifrage chochotte". La note avait été accompagnée d'un dessin à l'encre remarquablement bien réalisé qui représentait le professeur Flitwick le regardant d'un air sévère avec des yeux qui clignaient parfois ; et en bas de la note, soulignée trois fois, se trouvait la phrase : NE T'ATTIRE PAS D'ENNUIS
Et Harry avait donc fini son cours de Métamorphose, puis il avait étudié avec Hermione, dîné, parlé à ses lieutenants, et enfin, quand l'horloge avait sonné neuf heures, il s'était rendu invisible, était revenu à 18h et s'était péniblement traîné jusqu'à la gargouille, jusqu'aux escaliers en spirale, jusqu'à la porte en bois, jusqu'à la pièce pleine de petites choses délicates, jusqu'à la silhouette à barbe d'argent du directeur.
Cette fois, Dumbledore semblait assez sérieux, son sourire habituel était absent ; et il était habillé d'un pyjama d'un violet plus sombre et plus sobre qu'à l'ordinaire.
"Merci d'être venu, Harry," dit le directeur. Le vieux sorcier se leva de son trône et commença à lentement marcher à travers la pièce et entre les étranges appareils. "Tout d'abord, as-tu les notes de ta rencontre d'hier avec Lucius Malfoy ?"
"Notes ?" laissa échapper Harry.
"Tu en as certainement pris note..." dit le vieux sorcier, et il laissa sa voix en suspens.
Harry se sentit plutôt gêné. Oui, si vous passiez tant bien que mal au travers d'une conversation mystérieuse pleine de sous-entendus significatifs que vous ne compreniez pas, il était bougrement évident qu'il fallait immédiatement l'écrire, avant que le souvenir ne s'efface, afin de pouvoir essayer de la comprendre plus tard.
"Très bien," dit le directeur, "de mémoire, alors."
Honteux, Harry récita du mieux qu'il pouvait, et il en était presque arrivé à la moitié lorsqu'il se rendit compte que ce n'était pas intelligent d'aller tout raconter à un directeur qui était peut-être fou, du moins pas sans y penser avant, mais après tout Lucius était clairement un méchant et l'ennemi de Dumbledore donc c'était probablement une bonne idée de tout lui dire, et Harry avait déjà commencé à parler et maintenant il était trop tard pour essayer de faire des calculs...
Harry conclut son compte-rendu en toute franchise.
Le visage de Dumbledore était devenu de plus en plus lointain au fur et à mesure du discours de Harry, et à la fin on pouvait voir quelque chose d'antique sur son visage, comme une gravité dans l'air.
"Bien," dit Dumbledore. "Je suggère alors que tu prennes grand soin de t'assurer qu'il n'arrive aucun malheur à l'héritier Malfoy. Et j'en ferai de même." Le directeur fronçait les sourcils, ses doigts battaient silencieusement sur la surface d'une plaque noire comme de l'encre où était inscrit le mot Leliel. "Et je pense qu'il serait extrêmement sage que tu évites dorénavant toute interaction avec Lord Malfoy."