Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Cinq Gallions," dit Harry avec un reniflement outragé. "Mais à qui le directeur pense-t-il qu'il a affaire ?"
"Je pense," dit le professeur Quirrell, "qu'il ne lui est simplement pas venu à l'idée de craindre les conséquences qui se produiraient si vous concentriez votre ingéniosité sur l'obtention de fonds. Mais vous avez bien fait de perdre plutôt que de formuler une menace explicite. Par simple curiosité, M. Potter, qu'auriez vous fait si je ne m'étais pas détourné sous le coup de l'ennui tandis que vous, dans un accès de puérilité, récupériez vos cinq Gallions une Noise à la fois ?"
"Eh bien, la méthode la plus simple aurait été d'emprunter de l'argent à Draco Malfoy," dit Harry.
Le professeur Quirrell gloussa brièvement. "Sérieusement, M. Potter."
Bien noté. "J'aurais probablement fait acte de présence en certains lieux en tant que célébrité. Je n'aurais recours à rien d'économiquement perturbateur dans le seul but de dépenser de l'argent." Harry avait vérifié, il aurait le droit de conserver son Retourneur de Temps lorsqu'il rentrerait chez lui pour les vacances afin que son cycle de sommeil ne commence pas à se décaler. Mais il était aussi possible que quelqu'un garde un oeil sur les boursicoteurs magiques. L'astuce avec l'or et l'argent demanderait du travail côté Moldu, et des financements, et les gobelins deviendraient peut-être soupçonneux après le premier cycle. Et ouvrir une vraie banque demanderait beaucoup de travail... Harry n'avait pas tout à fait trouvé une façon de faire de l'argent qui soit à la fois rapide et certaine et sûre, et il avait donc été très heureux lorsque le professeur Quirrell s'était révélé si facile à duper.
"J'espère que ces cinq Gallions vous dureront assez longtemps, vu l'attention avec laquelle vous les avez comptés," dit le professeur Quirrell. "Je doute que le directeur sois si empressé de m'accorder la garde des clés de votre coffre-fort une seconde fois lorsqu'il aura découvert que vous m'avez trompé."
"Je suis sûr que vous avez fait de votre mieux," dit Harry avec une expression de gratitude profonde.
"Avez-vous besoin d'une aide quelconque pour entreposer toutes ces Noises, M. Potter ?"
"Eh bien, en quelque sorte," dit Harry. "Connaîtriez-vous quelques bonnes opportunités d'investissement, professeur Quirrell ?"
Et ils poursuivirent leur promenade dans leur petite sphère de silence et d'isolation, au travers de la foule éclatante et chaotique ; et si vous prêtiez attention, vous verriez que, là où ils allaient, les branches feuillues se flétrissaient, les fleurs se fanaient, et les jouets d'enfants qui jouaient de joyeux sons de cloche passaient à des notes plus graves et plus effrayantes.
Harry le remarqua, mais il ne dit rien, il se sourit juste à lui-même.
Chacun avait sa façon de célébrer Noël, et le Grinch en faisait autant partie que le Père-Noël lui-même.
*Chapter 33*: Problèmes de coordination, partie 1
[NdT : La traduction officielle française de l'extrait de Procope de Césarée cité par Dumbledore dans ce chapitre est si différente la version officielle anglaise que j'ai modifié la traduction française pour ne pas trop m'éloigner du sens précis des paroles de Dumbledore dans le contexte de cette histoire. Par souci de transparence, voici la source où j'ai trouvé la version française . J'en ai fait une retranscription partielle en français moderne. ]
Je me contente de me le répéter, encore et encore, jusqu'à pouvoir décider de m'endormir : on en revient toujours à J.K. Rowling.
La version de la théorie de la décision utilisée dans ce chapitre n'est pas celle qui domine dans les milieux académiques. Elle est basée sur quelque chose nommé "théorie de la décision intemporelle" qui est en cours de développement par (entre autres) Gary Drescher, Wei Dai, Vladimir Nesov, et, eh bien... (toussotte plusieurs fois) moi.
Ce qui était le plus effrayant, c'était la vitesse à laquelle l'affaire avait échappé à tout contrôle.
"Albus," dit Minerva lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle, sans même essayer de maintenir l'inquiétude hors de sa voix, "il faut faire quelque chose."
L'atmosphère à Poudlard avant Yule était généralement radieuse et éclatante. La Grande Salle avait déjà été décorée en vert et rouge d'après un Gryffondor et une Serpentard dont le mariage Yulien était devenu un symbole d'amitié transcendant les Maisons et les allégeances, une tradition presque aussi ancienne que Poudlard elle-même et qui s'était même répandue jusqu'à certains pays Moldus.
Les étudiants dînaient maintenant en jetant des regards nerveux par-dessus leurs épaules, ou en jetant des regards mauvais à d'autres tablées, ou en débattant furieusement avec celles-ci. Peut-être aurait-on pu décrire l'atmosphère par le terme de tendue, mais l'expression qui venait à Minerva était cinquième degré de prudence.
Prenez une école, en quatre Maisons divisée...
Maintenant, dans chaque année, trois armées en guerre.
Et l'esprit partisan pour Dragon, Soleil et Chaos s'était répandu au-delà de la première année ; ils étaient devenu les armées de ceux qui n'en avaient pas. Les élèves portaient des brassards au signe du feu, du sourire ou de la main levée, et ils se jetaient des sortilèges dans les couloirs. Les trois généraux de première année leurs avaient dit d'arrêter - même Draco avait amèrement acquiescé après avoir écouté jusqu'au bout - mais leurs partisans n'avaient rien voulu entendre.
Dumbledore parcourut les tables du regard, l'air distant. "Il y a longtemps," cita doucement le vieux sorcier, "que les Habitants de chaque ville sont divisés en deux factions, les Bleus et les Verts ... ils se battent sans savoir la raison pour laquelle ils se querellent et se mettent en danger ... ils conçoivent sans raison une haine implacable pour leurs proches et ils la conservent toute leur vie sans la faire céder ni aux règles de l'honneur, de la parenté ou de l'amitié, et il en est de même si ceux qui ne diffèrent que par ces couleurs sont frères ou liés de quelque autre façon. Ce que je ne puis attribuer qu'à je ne sais quelle maladie d'esprit..."
"Je suis navrée," dit Minerva, "je ne -"
"Procope de Césarée," dit Dumbledore. "Ils prenaient les courses de chariot très au sérieux dans l'Empire Romain. Oui Minerva, je suis d'accord, il faut faire quelque chose."
"Bientôt," dit Minerva, sa voix s'assourdissant encore. "Albus, je pense qu'il faut que ce soit avant samedi."
Le dimanche, la plupart des élèves quitteraient Poudlard pour passer les vacances avec leur famille ; le samedi serait donc la bataille finale entre les trois armées de première année, celle qui déterminerait le récipiendaire du vœu de Noël trois fois maudit du professeur Quirrell.
Dumbledore lui jeta un regard, l'étudiant d'un air grave. "Tu crains que l'explosion ne survienne à ce moment et que quelqu'un soit blessé."
Minerva hocha la tête.
"Et que le professeur Quirrell soit tenu pour responsable."
Minerva hocha de nouveau la tête, le visage pincé. Il y avait longtemps qu'elle avait tiré une leçon de la façon dont les professeurs de Défense étaient renvoyés. "Albus," dit Minerva, "nous ne pouvons pas perdre le professeur Quirrell maintenant, nous ne pouvons pas ! Mais s'il reste jusqu'à janvier, alors nos cinquième année passeront leur BUSE, s'il reste jusqu'à mars, nos septième année passeront leur ASPIC, il rattrape des années de négligence en l'espace de quelques mois, toute une génération grandira capable de se défendre en dépit de la malédiction du Seigneur des Ténèbres - vous devez arrêter la bataille, Albus ! Interdisez les armées maintenant !"