Black-out
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Brangelonne
- ISBN: 978-2-35294-594-9
- Переводчик: Joelle Wintrebert
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Black-out». Краткое содержание книги:
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Pour percuter un garde qui se tenait juste derrière la porte.
— Où allez-vous ? interrogea-t-il.
Il fallait qu’elle prétende travailler là.
— J’ai oublié mon chapeau.
Elle se dépêcha de le contourner comme si elle connaissait les lieux. Elle n’apercevait aucun escalier, juste une succession de portes le long d’un vaste couloir. Laquelle menait aux étages supérieurs ?
— Vous, là, attendez ! criait le garde derrière elle.
Alors, la dernière porte à gauche s’ouvrit, révélant une cage d’escalier et deux jeunes femmes qui enfilaient leurs gants. Polly se glissa derrière elles et monta les marches en courant. Au moment où la porte se fermait, elle entendit le garde appeler :
— Hé ! où croyez-vous aller ?
Un bruit de course maladroite lui indiqua qu’il se lançait à sa poursuite. Elle accéléra, dépassa l’entrée de la mezzanine et continua jusqu’au premier. Le garde arriverait d’une seconde à l’autre. Elle ouvrit la porte et fila à travers l’étage, priant pour qu’il soit désert. Il l’était. On avait éteint les lumières et recouvert les vitrines pour la nuit. Polly plongea derrière le comptoir le plus proche et se tint accroupie. L’accès à l’escalier ne tarda pas à grincer. Recroquevillée, sa respiration suspendue, Polly écoutait le bruit des pas qui finirent par battre en retraite. La porte se referma.
Polly attendit une longue minute, l’oreille aux aguets. Elle n’entendait plus rien que le grondement des avions, encore distant, mais qui se rapprochait sans cesse. Elle jeta un coup d’œil à l’ascenseur. Elle pourrait le faire fonctionner – elle avait observé les liftiers chez Townsend Brothers –, mais le cadran au-dessus de la porte indiquait que l’appareil était au rez-de-chaussée. Il n’arriverait pas au premier sans opérateur. Et si elle retournait dans l’escalier et que le garde était monté plus haut, elle lui rentrerait droit dedans.
Elle traversa l’étage. Elle pensait trouver une autre cage d’escalier en face, et ce fut le cas. Elle fonça vers le haut, comptant les niveaux. Un et demi. Deux. Pourquoi Merope n’avait-elle pas eu l’idée de travailler au rez-de-chaussée ?
Le bourdon des avions gagnait en force. Elle espérait que la cage d’escalier amplifiait le vacarme. Sinon…
Deux… deux et demi… Trois.
Elle ouvrit la porte en silence et observa les lieux. Aucun signe du gardien ni de Merope dans l’espace obscur. Le bruit des avions était moins fort ici que dans l’escalier, mais l’affaiblissement était marginal et, loin vers l’est, Polly entendit le sourd éclatement d’une bombe.
Elle entreprit de traverser l’étage, en quête du rayon « Mercerie ».
— Merope ! cria-t-elle. Où es-tu ?
Pas de réponse. Polly se souvint que la jeune femme n’avait pas identifié son nom, ce jour où son amie l’avait appelée, à Oxford. Et si quelqu’un d’autre s’était attardé, il ne connaîtrait pas davantage ce nom.
— Eileen !
Toujours pas de réponse. Elle n’est pas là. Polly courut à travers le rayon « Linge de maison ». Ou alors les avions couvrent ma voix.
— Eileen ! hurla-t-elle de toutes ses forces. Eileen O’Reilly !
Une main attrapa son bras. Polly tournoya, essayant de trouver une excuse à fournir au gardien.
— D’accord, vous avez dit que le magasin avait fermé, mais…
Elle s’arrêta, bouche bée d’étonnement.
Ce n’était pas le gardien. C’était Michael Davies.
Londres, le 25 octobre 1940
Étant donné la situation actuelle, tous les parents dont les enfants sont encore à Londres sont priés de les évacuer sans délai.