Black-out
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Brangelonne
- ISBN: 978-2-35294-594-9
- Переводчик: Joelle Wintrebert
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Black-out». Краткое содержание книги:
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
— J’ai appelé ce matin, mais la surveillante a dit qu’elle était encore trop faible pour recevoir qui que ce soit.
Ce qui ne présageait rien de bon, et c’était sans doute aussi ce que pensait Mlle Snelgrove parce qu’elle ajouta :
— Il faut essayer de ne pas s’inquiéter.
Polly acquiesça, ramena les enfants à leur mère et à une Doreen reconnaissante, et commença de servir Mme Milliken et une série de clientes d’une humeur de chien. L’éprouvante Mme Jones-White fit son apparition, suivie de Mme Aberfoyle et de son pékinois mordeur, puis de la vieille Mlle Rose, tristement célèbre au magasin parce qu’elle faisait déballer le contenu entier de chacun des tiroirs pour finir par ne rien acheter.
— Les gens les plus désagréables de Londres se sont tous donné rendez-vous ici aujourd’hui, chuchota Doreen alors qu’elle se rendait à l’atelier.
— Tu l’as dit, approuva Polly.
Elle emballait les achats de Mlle Gill, qui dans un premier temps désirait qu’on les lui envoie, puis qui avait changé d’avis et décidé de les emporter. À l’heure de la fermeture, Polly terminait à peine quand Mlle Gill avait de nouveau fait volte-face.
— Dieu merci ! s’exclama Doreen quand la sonnerie retentit.
Et elle entreprit de couvrir son comptoir.
Polly enfila son manteau et elle attrapait son chapeau quand Mlle Snelgrove approcha.
— Avez-vous servi Mme Jones-White tout à l’heure ?
— Oui, elle a pris deux paires de bas. Elle souhaitait qu’on les lui envoie.
S’il te plaît, ne m’annonce pas qu’elle a changé d’avis et qu’elle veut elle aussi qu’on lui emballe ses achats !
— Mme Jones-White a décidé qu’elle préférait…
— Ahhh !
Doreen avait poussé un long cri étranglé et, doublant le comptoir de Polly, elle se précipitait vers l’ascenseur.
— Où allez-vous, mademoiselle Timmons ? se fâcha Mlle Snelgrove.
Ce fut sur un ton totalement différent qu’elle s’exclama :
— Oh ! ça alors !
Avant de s’élancer à son tour vers l’ascenseur.
Une jeune femme en sortait. Elle se déplaçait avec raideur, comme si elle souffrait, et elle portait son bras en écharpe. C’était Marjorie.
Londres, le 25 octobre 1940
Voici la Marine… avec l’Armée !