Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151
Перейти на страницу:

— Barjazid. Très bien, Barjazid. Vous escorterez ce Vroon jusqu’au Château et vous viderez son atelier de tous ces mystérieux appareils à lire dans les esprits qui s’y trouvent, puis vous emmènerez le Vroon et son matériel à Suvrael.

— À Suvrael, monseigneur ?

— À Suvrael. Le lointain et torride continent. Vous êtes responsable de lui sur votre vie, Barjazid, et ne le laissez pas vous jouer un de ses tours en chemin. Personne ne sera châtié pour le rôle qu’il a joué dans cette guerre, mais il en est certains que je tiens à savoir aussi loin de moi que possible et Thalnap Zelifor en fait partie. On ne peut lui faire confiance, même dans un monde où il n’y aura plus d’ennemis. Emmenez-le à Suvrael, Barjazid. Et veillez à ce qu’il y reste.

Le petit homme adressa un signe d’hommage à Prestimion et un regard en coin chargé de dévotion.

— Ce sera fait, monseigneur. Il souleva Thalnap Zelifor et s’éloigna. Prestimion demeura un moment immobile, parcourant encore une fois du regard le champ de bataille. Une grande fatigue s’abattait sur lui, comme s’il venait de traverser deux ou trois fois en une même journée le désert du Valmambra écrasé de soleil. Il était maintenant le Coronal de Majipoor : la planète était entre ses mains. Pourquoi n’éprouvait-il pas de joie à cette pensée ?

Il supposa que la joie viendrait plus tard. Il allait découvrir l’immensité verdoyante et éclatante de la planète, comme dans la vision où elle n’était qu’un petit ballon qui tenait dans le creux de sa main. Il la chérirait, la nourrirait et la protégerait, elle et ses habitants, jusqu’au jour de sa mort. Mais dans l’immédiat, en ce jour de triomphe et de chagrin, il n’y avait en lui que lassitude et tristesse. Il comprit qu’il avait été mis à l’épreuve, ces dernières années, et qu’il lui faudrait un certain temps pour s’en remettre. S’attendait-il à ce que la couronne lui soit offerte sur un plateau, comme cela avait été le cas pour tant de Coronals du passé ? Apparemment, tel n’était pas son destin. Il avait découvert qu’il fallait la mériter plutôt mille fois qu’une, dans tout ce qu’il avait subi dans le Labyrinthe, dans le désert et sur les champs de bataille, et il faudrait assurément continuer à la mériter, jour après jour, jusqu’à sa mort.

Une épreuve, oui. De sa force, de sa volonté, de sa patience, de ses capacités. De ses qualités humaines. De son droit à être roi. S’il avait souffert plus que la plupart de ses prédécesseurs avant de devenir Coronal, il devait y avoir une raison. Et de cette souffrance sortirait quelque chose de bien. Il n’osait croire qu’il pût en aller autrement. Tout cela avait eu une utilité. Le contraire était impensable.

Impensable.

Tandis que ces pensées roulaient dans sa tête en bordure du champ de bataille, tandis qu’il réfléchissait à tout ce qu’il avait vécu dans sa longue et éprouvante quête de la couronne, à tout ce qu’il avait appris et à tout ce qui avait changé en lui, une étrange idée lui vint, qui fit courir un frisson le long de sa colonne vertébrale : un moyen de faire revenir le monde, dans la mesure où la chose était possible, à l’état qui était le sien avant que Korsibar ne s’empare du trône.

Peut-être… peut-être, aussi ardue et gigantesque que pût être cette tâche.

En tout état de cause, cela valait la peine d’être tenté.

— Faites dégager tout le monde, sauf vous deux, dit-il en se tournant vers Septach Melayn et Gialaurys, et demandez à Gominik Halvor et à son fils Heszmon Gorse de venir. J’ai une dernière tâche pour eux, avant de regagner le Mont du Château.

C’était la nuit. L’étoile qui était apparue au firmament après la mort de Prankipin brillait de tout son éclat et les baignait de sa lumière bleu-blanc irréelle. L’étoile de lord Korsibar, l’avait-on appelée quand elle avait surgi. Mais c’était aujourd’hui l’étoile de lord Prestimion.

Les deux mages prirent place devant lui et attendirent. Quand il eut mis ses pensées en ordre et en fut satisfait, Prestimion s’adressa à eux.

— Ce que je vais vous demander ce soir sera la plus grande conjuration jamais entreprise dans l’histoire de la planète ; et j’espère de tout cœur que vous ne refuserez pas.

— Nous savons déjà ce que vous voulez, monseigneur, fit Heszmon Gorse.

— Oui, c’est à supposer. Est-ce possible ?

— L’effort sera plus grand encore que vous ne pouvez l’imaginer.

— Certainement, fit Prestimion. Même aujourd’hui, je ne sais pas ce qui est possible et ce qui ne l’est pas dans votre art, ou votre science, quel que soit le nom qu’il faille lui donner. Mais ce que je vous demande doit être accompli. La planète a subi une grave blessure. Jamais une guerre comme celle-ci n’avait eu lieu et je veux qu’elle soit entièrement effacée de notre histoire, c’est-à-dire de l’esprit de tous ceux qui vivent aujourd’hui et de ceux qui viendront après. Je veux que cette tache sanglante disparaisse, comme si elle n’avait jamais existé.

— Il nous faudra faire appel à toutes nos ressources, déclara Heszmon Gorse, et ce ne sera peut-être pas suffisant.

— Vous aurez pour vous assister la Dame Kunigarda de l’île : ses machines et tout le personnel à ses ordres dans l’île des Rêves, qui ont les moyens d’atteindre les esprits par millions en même temps. On m’a assuré qu’elle faisait route vers nous avec tout son matériel et ne devrait pas tarder à nous rejoindre. Vous pourrez aussi faire appel à tous les mages dont vous aurez besoin ; tous sans exception, si vous le désirez, la plus grande assemblée des maîtres des arts occultes jamais réunie. Vous ferez en sorte que ce qui est arrivé ne soit jamais arrivé. Personne ne doit garder le souvenir de l’existence de Korsibar et de Thismet, les enfants de Confalume et de Roxivail : personne. Il n’y aura pas eu d’usurpation. La planète entière croira que je suis Coronal depuis le jour de la mort de Prankipin. Et ceux qui ont péri au cours des batailles de cette guerre civile auront trouvé la mort dans d’autres circonstances, pour d’autres raisons, peu importe lesquelles, tant que ce n’est pas sur un champ de bataille. Le monde doit oublier cette guerre. Le monde doit croire qu’elle n’a jamais eu lieu.

— Une oblitération universelle, fit Gominik Halvor, voilà ce que vous attendez de nous.

— À l’exception de moi-même, de Gialaurys et de Septach Melayn. Nous devons tous les trois en garder le souvenir jusqu’à la fin de nos jours, pour être sûrs que rien de semblable ne se reproduira. Mais nous devons être les seuls.

— Même nous, nous devrons oublier, quand la tâche sera accomplie ? demanda le vieux mage.

— Même vous, répondit Prestimion en le regardant longuement au fond des yeux.

Ainsi fut fait ; ainsi le monde se purifia du sang et des cendres de la guerre des Coronals. Au printemps de la nouvelle année, lord Prestimion effectua une nouvelle descente du Glayge, du Château au Labyrinthe, pour aller présenter ses respects au Pontife Confalume à qui, comme tout un chacun le savait, il avait succédé sur le trône du Coronal plusieurs années auparavant, à la mort du Pontife Prankipin.

Il trouva un Confalume plein de robustesse et de vigueur, qui donnait l’impression d’être presque encore dans la force de l’âge et aurait eu assez d’énergie pour assumer les responsabilités d’un Coronal, s’il n’avait été appelé à siéger sur le trône pontifical. C’était le Confalume dynamique que Prestimion avait connu au Château, pas l’homme brisé des premières heures de son règne, dont bien peu avaient gardé le souvenir.

Oui, c’est un Confalume à la mine florissante, un Confalume rajeuni qui étreignit joyeusement Prestimion à son arrivée. Ils prirent place côte à côte sur les trônes réservés aux deux monarques dans la cité souterraine et s’entretinrent longuement de certaines affaires urgentes du royaume dont ils devaient discuter.

1 ... 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)