Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне

Электронная книга - «Moby Dick». Краткое содержание книги:

Ismaël, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier d'un capitaine nommé Achab, amputé d'une jambe, qui emmènera Ismaël autour du monde à la poursuite du cachalot blanc…
Faut-il présenter ce livre mythique, magnifique aventure, suspense prenant qui nous amène peu à peu à l'apocalypse finale, parabole chargée de thèmes universels et nouvelle Bible aux accents prophétiques.
1 ... 145 146 147 148 149 150 151 152 153 ... 169
Перейти на страницу:

Au même instant, Starbuck vit le visage de Stubb commencer à luire dans l’ombre. Levant les yeux, il s’écria: «Vois, vois!» Les hautes flammes effilées étaient réapparues et leur pâleur avait un éclat plus surnaturel encore.

– Que le Corpo Santo ait pitié de nous tous, répéta Stubb.

Au pied du grand mât, droit sous le doublon et sous la flamme, devant Achab, mais sa tête inclinée détournée de lui, le Parsi était agenouillé, cependant que tout près, dans l’arceau du gréement qui les surplombait, un groupe d’hommes qui venaient d’assurer un espar, figés par la lueur, se serraient en grappe suspendue, pareils à un essaim de guêpes engourdies alourdissant une ramille au verger. Dans diverses postures saisies par un enchantement, tels les squelettes d’Herculanum figés debout, en marche ou à la course, le reste de l’équipage avait pris racine sur le pont, tous les yeux levés.

– Oui, oui, hommes! s’écria Achab. Regardez là-haut, regardez bien! La flamme blanche est celle qui éclaire la route menant à la Baleine blanche! Passez-moi les chaînons du grand mât que je leur tâte le pouls et que le mien batte contre le fer, sang contre feu! Ainsi!

Puis se tournant, serrant fortement le dernier chaînon dans sa main gauche, il posa le pied sur le Parsi, et les yeux rivés au sommet des mâts, le bras droit levé au-dessus de la tête, il se tint roide devant le trident élevé qui portait une trinité de flamme.

– Oh! toi glorieux esprit du feu clair que j’ai adoré sur ces mers, comme un Parsi, jusqu’à ce que dans l’acte sacramentel tu me brûles si profondément que j’en porte aujourd’hui encore la marque, je te connais à présent, glorieux esprit, et je sais qu’il faut te défier pour te rendre hommage. Tu n’as d’indulgence ni pour l’amour ni pour la vénération. Devant la haine même tu ne peux que tuer et tous sont tués. Ce n’est pas ici un insensé téméraire qui t’affronte. Je reconnais ta puissance sans demeure et sans voix, mais jusqu’au dernier souffle de ma vie catastrophée, je contesterai en moi ta domination absolue et universelle. Au centre de cette personnification d’une force impersonnelle, une personnalité ici se dresse. Aussi d’où que je vienne, où que j’aille, tandis que je vis ici-bas, une personnalité royale est en moi sensible à ses droits royaux. Mais la guerre est souffrance et la haine tristesse. Viens sous la forme du plus humble amour et agenouillé je t’embrasserai, mais sous ta forme la plus haute viens simplement comme puissance divine, et bien que tu lances des flottes de mondes lourdement frétés, une indifférence est au cœur de tout cela. Oh! toi, glorieux esprit, ton feu m’a engendré et en vrai fils du feu, j’exhale vers toi mon souffle.

(Éclairs soudains et répétés, les neuf flammes triplent de hauteur, comme tous les autres, Achab ferme les yeux et appuie fortement sa main droite contre ses paupières.)

– J’ai reconnu, ne l’ai-je pas dit, ta puissance sans demeure et sans voix. Ce ne me fut pas arraché par la force, et je ne renie pas en cet instant ces liens. Tu peux m’aveugler, mais je peux aller à tâtons. Tu peux me consumer, mais je peux être cendres. Reçois l’hommage de ces pauvres yeux et l’écran de ces mains. Je n’en voudrais pas.

– La foudre me traverse le crâne, mes yeux sont douloureux, mon cerveau martelé me semble le fruit d’une décollation qui roule sur un sol frappé de stupeur. Oh! Aveugle je te parlerai toutefois encore. Tout lumière que tu sois, tu as jailli des ténèbres, mais je suis les ténèbres qui jaillissent de la lumière, de toi! Les javelots ne tombent plus, ouvres les yeux, y vois-tu ou non? Là-haut brûlent les flammes. Oh! toi, magnanime! Je glorifie à présent de mon ascendance. Tu es mon père ardent et je ne connais pas ma douce mère. Oh! cruel, qu’as-tu fait d’elle? C’est là qu’est mon énigme, mais la tienne est plus grande. Tu ne sais d’où tu viens puisque tu te dis non engendré, tu ne connais certes pas ton origine puisque tu te dis sans commencement. Ce que tu ignores de toi-même je le sais de moi, ô tout-puissant! Au-delà de toi, glorieux esprit, il y a une force devant laquelle ton éternité n’est que temps, ton pouvoir créateur mécanique. À travers ta flamme mes yeux brûlés l’aperçoivent faiblement. Oh! toi, feu enfant trouvé, toi immémorial ermite, toi aussi tu es devant ton énigme incommunicable, ta douleur non partagée. Auprès de toi encore dans une hautaine angoisse, je devine un père. Bondis et lèche le ciel, je bondis avec toi, je brûle avec toi, je voudrais être fondu en toi, je t’adore en te défiant!

– La baleinière! la baleinière! regarde ta baleinière, vieil homme! s’écria Starbuck.

Le harpon d’Achab qu’avait forgé Perth demeurait aiguilleté dans sa fourche bien en évidence, de sorte qu’il faisait saillie à l’avant de la baleinière, dont la lame avait arraché le fond, avait enlevé son fourreau de cuir et des pointes acérées s’élevait maintenant la lance bifide d’une flamme pâle. Tandis que le harpon brûlait silencieusement tel une langue de serpent, Starbuck saisit Achab par le bras:

– Dieu, Dieu est contre toi, vieillard. Renonce! C’est un mauvais voyage! mal commencé, mal poursuivi; pendant qu’il est encore temps, laisse-moi brasser carré, vieillard, et me servir du vent pour nous ramener au pays, pour un voyage meilleur que celui-ci.

En entendant Starbuck, l’équipage, frappé de terreur, courut aux bras, bien que toute voile eût été emportée. Pendant un instant, ils firent leurs les pensées du second atterré et poussèrent à demi le cri de la mutinerie. Mais jetant sur le pont les chaînes cliquetantes des paratonnerres, et empoignant le harpon qui flambait, Achab le brandit au milieu d’eux, jurant de transpercer le premier matelot qui toucherait seulement une manœuvre. Pétrifiés par son aspect, reculant devant le dard embrasé qu’il tenait, les hommes battirent en retraite avec épouvante, et Achab éleva à nouveau la voix:

– Tous vos serments de chasser la Baleine blanche sont le même lien qui est mien, et cœur, âme, corps, poumons et vie, le vieil Achab est lié. Et afin que vous sachiez selon quelle humeur bat ce cœur, voyez tous, je souffle ainsi la dernière crainte!

Et d’un seul souffle il éteignit la flamme.

Lorsque l’ouragan balaie la plaine, les hommes fuient voisinage d’un orme géant et solitaire, dont la hauteur et la puissance ne sont que gages de danger, qu’attirance pour la foudre. De même, aux derniers mots d’Achab, les matelots le fuirent dans la terreur et le désarroi.

CHAPITRE CXX Le pont vers la fin du premier quart de nuit

(Achab debout près de la barre. Starbuck s’approche de lui.)

– Il faut amener la vergue de grand hunier, sir. Le collier s’est relâché et la balancine sous le vent a des torons coupés. Dois-je l’amener, sir?

– N’amenez rien, aiguilletez. Si j’avais des bouts-dehors de bonnettes je les ferais hisser à présent.

– Sir? – au nom du ciel! – Sir?

– Eh bien?

– Les ancres fatiguent, sir. Dois-je les faire hisser à bord?

– N’amenez rien, ne hissez rien, mais amarrez tout. Le vent fraîchit, mais il n’a pas encore atteint mon plateau élevé. Vite, veillez-y. Par les mâts et les quilles! il me prend pour le patron bossu de quelque barque de pêche. Amener ma vergue de grand hunier! Marins d’eau bénite! Les pommes de mât les plus hautes sont faites pour les vents les plus sauvages, et la pomme de mât de mon cerveau fend maintenant l’écume des nuages. L’amènerai-je? Oh! il n’y a que les lâches pour amener les voiles de sa pensée au moment de la tempête. Quel boucan là-haut! Je le considérerais même comme sublime, si je ne savais que la colique est une maladie bruyante. Oh! prenez une purge, prenez une purge!

1 ... 145 146 147 148 149 150 151 152 153 ... 169
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)