Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Le cerveau de Harry fit enfin la connexion.
"Vous étiez ce -"
La bouche de Harry se referma net lorsque failli mourir le percuta enfin, deux secondes trop tard.
"Oui," dit Severus, "c'était moi."
Et la terrible tension se déversa à nouveau dans la pièce, comme de l'eau sous pression venue du fond de l'océan.
Harry ne pouvait pas respirer.
Perds. Maintenant.
"Je ne savais pas", murmura Harry. "Je suis dé-"
"Non," dit Severus. Juste cet unique mot.
Harry se tint là, silencieux, son esprit frénétiquement à la recherche d'alternatives. Severus se tenait entre lui et la fenêtre, ce qui était vraiment dommage parce qu'une chute de cette hauteur n'aurait pas tué un sorcier.
"Vos livres vous ont trahi," dit Severus, toujours de cette voix étirée par des millions de tonnes de traction. "Ils ne vous ont pas dit la seule chose que vous deviez savoir. Vous ne pouvez apprendre ce que c'est que de perdre la personne que vous aimez en lisant une histoire. C'est quelque chose que vous ne pourrez jamais comprendre sans l'avoir ressenti vous-même."
"Mon père," murmura Harry. C'était sa meilleure conjecture, la seule chose qui pourrait le sauver. "Mon père a essayé de vous protéger contre les brutes."
Un sourire funèbre s'étira sur le visage de Severus, et l'homme se déplaça vers Harry.
Et le dépassa.
"Au revoir, Potter," dit Severus sans se retourner. "Nous aurons bien peu à nous dire à partir d'aujourd'hui."
Et arrivé à l'angle, l'homme s'arrêta, et sans se retourner, parla une dernière fois.
"Votre père était la brute," dit Severus Rogue, "et ce que votre mère a vu en lui est quelque chose que je n'avais jamais compris avant aujourd'hui."
Il partit.
Harry se retourna et marcha vers la fenêtre. Ses mains tremblantes se posèrent sur le rebord.
Ne partagez jamais votre sagesse avec quiconque à moins de savoir exactement ce dont vous parlez tous les deux. Compris.
Harry regarda les nuages et la légère bruine pendant un moment. La fenêtre donnait sur la partie Est du domaine et on était l'après-midi ; si le soleil avait été visible à travers les nuages, Harry n'aurait donc pas pu le voir.
Ses mains cessèrent de trembler, mais il avait une sensation d'écrasement dans la poitrine, comme si elle avait été compressée par des courroies de métal.
Alors son père avait été une brute.
Et sa mère avait été superficielle.
Peut-être qu'ils avaient ensuite grandis. Des gens bien tels que le professeur McGonagall semblaient les porter aux nues, et ça pouvait ne pas être seulement dû au fait qu'ils avaient été d'héroïques martyrs.
Bien sûr, c'était une maigre consolation quand vous aviez onze ans et que vous étiez sur le point de devenir un adolescent et que vous vous demandiez quel genre d'adolescent vous pourriez devenir.
Si horrible.
Si triste.
Quelle terrible vie avait Harry.
Apprendre que ses parents génétiques n'avaient pas été parfaits, allons, il devrait passer un moment à se morfondre sur le sujet, à s'apitoyer sur son sort.
Peut-être qu'il devrait aller se plaindre à Lesath Lestrange.
Harry avait lu au sujet des Détraqueurs. Le froid et la ténèbre les entourait, et la peur, et ils aspiraient toutes vos pensées joyeuses, et en leur absence vos pires souvenirs remontaient à la surface.
Il pouvait s'imaginer à la place de Lesath, sachant que ses parents étaient à Azkaban à vie, cet endroit dont personne ne s'était jamais échappé.
Et Lesath s'imaginait à la place de sa mère, dans le froid et les ténèbres et la peur, seule avec ses pires souvenirs, même dans ses rêves, chaque seconde de chaque jour.
Pendant un moment, Harry imagina papa et maman à Azkaban avec les Détraqueurs aspirant leur vie, drainant les souvenirs heureux et leur amour pour lui. Juste un moment, avant que son imagination ne fasse brûler un fusible, n'appelle une extinction d'urgence et ne lui dise de ne plus jamais imaginer ça.
Était-il juste de faire cela à qui que ce soit, même à la deuxième personne la plus maléfique de la Terre ?
Non, dit la sagesse des livres de Harry, pas s'il existe un autre moyen, n'importe quel autre moyen.
Et à moins que le système judiciaire sorcier ne soit aussi parfait que ses prisons - et tout bien considéré, ça avait l'air assez improbable - quelque part à Azkaban se trouvait une personne qui était entièrement innocente, et probablement plus d'une personne.
Il y avait une sensation de brûlure dans la gorge de Harry et de l'humidité qui s'amoncelait dans ses yeux, et il voulut téléporter tous les prisonniers d'Azkaban en sécurité et invoquer le feu du ciel et faire exploser cet horrible endroit jusqu'à ses fondations. Mais il ne pouvait pas, parce qu'il n'était pas Dieu.
Et Harry se souvint de ce que le professeur Quirrell avait dit sous la lumière stellaire : Parfois, quand ce monde vicié me semble inhabituellement empli de haine, je me demande s'il y aurait un autre endroit, loin, où j'aurais dû vivre... Mais les étoiles sont tellement, tellement lointaines... Et je me demande ce que seraient mes rêves si je rêvais pendant longtemps, très longtemps.
Pour l'instant, ce monde vicié semblait inhabituellement empli de haine.
Et Harry ne pouvait pas comprendre les paroles du professeur Quirrell, elles auraient aussi bien pu être celles d'un alien ou d'une Intelligence Artificielle, celles de quelque chose qui aurait été construit selon une structure si différente de celle du cerveau de Harry que celui-ci n'aurait jamais pu être amené à fonctionner dans ce mode.
Vous ne pouviez pas quitter votre planète maternelle tant qu'elle contenait un lieu comme Azkaban.
Il fallait rester et se battre.
*Chapter 28*: Réductionnisme
Tout ce qui peut devenir Rowling deviendra Rowling
Cela devrait à nouveau aller sans dire, mais les points de vues exprimés par Severus Rogue ne sont pas nécessairement ceux de l'auteur.
"D'accord," dit Harry en déglutissant. "D'accord Hermione, ça suffit, tu peux arrêter."
La pile de sucre blanc placée devant Hermione n'avait changé ni de forme ni de couleur, et pourtant elle s'était concentrée avec plus de force que Harry ne l'avait jamais vue le faire, ses paupières serrées l'une contre l'autre, des perles de sueur sur le front, la main tremblante, agrippée sur la baguette -
"Hermione, arrête ! Ça ne va pas marcher, je ne pense pas qu'on puisse créer des choses qui n'existent pas encore !"
La main de Hermione relâcha lentement sa prise sur la baguette.
"J'ai eu l'impression de le sentir," dit-elle d'une voix qui était à peine un murmure. "J'ai eu l'impression que je l'ai senti commencer à se métamorphoser, pendant juste une seconde."
Il y avait une boule coincée dans la gorge de Harry. "Tu l'as probablement imaginé. Tu espérais trop fort."
"Probablement," dit-elle. Elle avait l'air d'avoir envie de pleurer.
Harry se saisit lentement de son porte-mine, puis il se pencha au-dessus de la feuille de papier sur laquelle on pouvait voir une liste d'éléments presque tous biffés et il traça une ligne en travers de la ligne qui disait "REMÈDE CONTRE LA MALADIE D'ALZHEIMER".
Ils n'auraient pas pu donner une pilule métamorphosée à quelqu'un. Mais la métamorphose, du moins celle qu'ils étaient capable de faire, n'enchantait pas les cibles - elle n'aurait pas métamorphosé un balais normal en un balais volant. Donc si Hermione était parvenue à fabriquer la pilule, cela aurait été une pilule non-magique, une pilule qui aurait fonctionné pour des raisons ordinaires et physiques. Ils auraient pu fabriquer des pilules en secret pour le compte d'un laboratoire scientifique Moldu, les laisser étudier les pilules et essayer d'effectuer une rétro-ingénierie sur celles-ci avant que la métamorphose ne se dissipe... pas un habitant des mondes magique et Moldu n'auraient à savoir qu'il y avait eu de la magie là-dessous, ce ne serait qu'une percée scientifique de plus...