Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 127 128 129 130 131 132 133 134 135 ... 151
Перейти на страницу:

Encore plus haut. Il avait dépassé le domaine des nuages. La planète ondulait sous lui comme un épais tapis de brouillard.

À cette altitude les étoiles brillaient d’un éclat dépassant l’entendement. L’air qui, pendant son ascension, avait été noyé dans une éblouissante blancheur, redevint obscur, de plus en plus obscur et très froid. Il était dans le royaume de la nuit perpétuelle. Il avait atteint, il le savait, la lisière du paradis et, tandis qu’il s’engageait plus avant, il fut environné d’apparitions et de présages, de grandes-armées de féroces soldats, brandissant des lances et des épées, qui combattaient de tous côtés, au milieu des éclairs qui zébraient le ciel de traînées rougeoyantes et des lumières tourbillonnantes, semblables à des comètes arrachées au firmament, qui plongeaient à une vitesse folle vers la surface de la planète.

Un froid terrible l’avait saisi. Ses cheveux flottant ; dans son dos étaient raidis par la glace. Son sang avait cessé de couler dans ses veines. Mais il n’éprouvait aucune douleur et la peur était entièrement absente de son esprit. Il était dans une sorte d’extase. Il continua de s’élever jusqu’à ce qu’une bande de ténèbres se referme sur lui et que même les étoiles ne soient plus visibles. Il ne restait plus rien d’autre dans le ciel que la planète de Majipoor, tournant lentement sous lui comme un ballon d’enfant, une sphère en vert, bleu et brun. Il distingua la grande forme sombre d’Alhanroel, la forme plus allongée du vert continent de Zimroel, la petite île des Rêves entre les deux et, plus bas, la surface fauve de Suvrael ; puis la planète tourna et il ne vit plus que la Grande Mer, celle que nul n’avait jamais traversée d’un rivage à l’autre, une immensité émeraude occupant le centre de la sphère. Puis Alhanroel réapparut, car la planète tournait de plus en plus vite sur elle-même, les continents et la mer qui les séparait allant et venant sans cesse.

Elle était sienne. Elle lui était destinée et il était fait pour elle. Tous les doutes qu’il avait pu nourrir s’évanouirent définitivement. C’est ce qu’il voulait savoir, ce qu’il était venu chercher là-haut, aux confins de la réalité. La planète était à lui comme il était à elle, et elle se trouvait devant lui, dans le vide, à portée de main. Prestimion tendit le bras, approcha la main. Elle sauta dans sa paume, la petite balle qui était la planète, et il la garda soigneusement au creux de sa main, la considéra attentivement et souffla sur elle. « Je suis Prestimion, lui dit-il, et je vais te guérir. Mais je dois d’abord me guérir moi-même. » Et il sut qu’il le ferait. Une grande porte, fermée jusqu’alors par des barreaux de fer, venait de s’ouvrir dans son âme.

Il avait si froid maintenant qu’il était presque gelé, mais des filets de sueur coulaient encore sur son corps. Ce qu’il devait faire lui apparaissait clairement. Il voyait le chemin qui le conduirait à la chaleur, s’il avait la volonté et la force de le suivre. Et il savait qu’il les aurait.

Il lâcha la petite planète et la laissa s’éloigner en tournoyant dans les ténèbres.

Puis il vit une lumière au-dessus de lui. La nouvelle étoile brillait de nouveau, mais maintenant elle avait un visage, celui de la Dame Kunigarda et il entendit sa voix qui lui parlait avec douceur.

— Viens, Prestimion. Tu y es presque, je ne suis pas si loin. Un peu plus loin encore. Plus loin. Plus loin…

Plus loin. Plus loin.

— C’est assez loin, à mon avis, lança une voix forte et grave au-dessus de sa tête. Allons, Prestimion, ouvre les yeux.

Pendant quelque temps, il fut incapable de voir ; puis il reconnut la silhouette de Gialaurys près de lui, celles de Svor et de Septach Melayn un peu plus loin. C’était le milieu de la matinée, au moins. Le soleil était déjà haut ; la rosée s’était évaporée sur l’herbe. Son estomac lui causait une douleur lancinante, comme s’il n’avait rien mangé depuis des semaines, il avait la gorge sèche et les yeux gonflés.

— Prends ma main, dit-il à Gialaurys. Soulève-moi.

— Nous te cherchons depuis l’aube, fit Svor. Nous avons fini par demander à Gominik Halvor, qui nous a dit de regarder dans le parc. Mais il est très étendu.

Prestimion se leva et fit quelques pas titubants. Il trébucha et faillit tomber dans le ruisseau, mais Septach Melayn s’avança vivement pour le rattraper avec grâce et le remettre d’aplomb.

— Tu as joué avec des jouets dangereux, Prestimion, fit-il en montrant les herbes et la figure formée par les ficelles, sans essayer de dissimuler son mépris. Mais tout ira bien, je pense. Un bon repas, un peu de repos…

— Tu devrais essayer, toi aussi, fit Prestimion en ébauchant un pauvre sourire.

Il parlait avec difficulté, d’une voix âpre, grinçante, dont il n’avait pas encore retrouvé pleinement la maîtrise.

— Cela te réserverait quelques surprises, poursuivit-il. Des feuilles de circaris, du cobily et des jangars séchés pour commencer, puis…

— Non, merci. Je pense que ce genre de remède me ferait perdre mes qualités d’escrimeur. Quelle folie t’es-tu amusé à faire ici, Prestimion ?

— Laisse-le tranquille, fit Gialaurys avec rudesse. Venez. Ramenons-le à l’auberge.

— Es-tu capable de marcher, demanda Svor en scrutant avec inquiétude le visage de Prestimion.

— Tout va bien.

Il leva les bras, les tendit devant lui.

— Regarde, Svor, fit-il en riant, ils sont bien droits. Es-tu satisfait ?

Il rassembla tout ce qu’il avait apporté et referma le ballot. Après son aventure de la nuit, il se sentait très calme, apaisé. La voie à suivre était parfaitement claire. Il suffisait de faire le premier pas, puis le deuxième. Une ligne droite, oui, pas à pas.

— Aimerais-tu que je t’informe d’une nouvelle ? demanda Svor tandis qu’ils regagnaient la ville à pied.

— Quelle nouvelle ?

— Une proclamation de la Dame Kunigarda concernant le gouvernement. Septach Melayn en a entendu l’annonce dans une taverne et nous sommes allés dans ta chambre, en pleine nuit, pour te mettre au courant, mais tu avais disparu ; nous nous sommes donc lancés à ta recherche dans toute la ville. Comment allons-nous récupérer le sommeil que tu nous dois, Prestimion ?

— Que dit cette proclamation, Svor ?

— Ah ! oui. Eh bien, il semble que la Dame ait quitté l’île en emportant les appareils qui permettent d’envoyer les messages. Elle a annoncé qu’elle continuerait grâce à eux à guider les âmes et qu’elle s’appellerait la Dame-en-Exil. Elle s’est encore prononcée contre Korsibar et contre son frère, le Pontife Confalume. Elle qualifie Korsibar d’usurpateur. Elle l’appelle « le faux Coronal, l’usurpateur Korsibar ». Son propre neveu ! Pour ce qui concerne Confalume, elle dénonce sa passivité devant le coup de force de Korsibar. Elle affirme qu’ils ont provoqué le mécontentement du Divin. Elle appelle tous les citoyens de Majipoor au soulèvement immédiat afin de renverser Korsibar. Elle a l’intention de lutter elle-même contre lui en utilisant des messages et d’autres méthodes.

— Kunigarda a dit tout cela ? demanda Prestimion avec stupeur.

Il avait l’impression de n’être pas sorti de son rêve d’être encore endormi sur l’herbe, près du ruisseau, le petit globe représentant Majipoor dans le creux de sa main.

— Je me demande ce qui lui est arrivé. A-t-elle été proscrite, elle aussi ?

— Elle a quitté l’île, répondit Septach Melayn. Elle est en ce moment quelque part dans le sud d’Alhanroel et se dirige vers le nord. Elle a annoncé qu’elle voulait te retrouver et unir ses forces aux tiennes : tu es le Coronal légitime de Majipoor, Prestimion, c’est ce qu’affirme la Dame Kunigarda. Nous nous serions fait un plaisir de te l’apprendre plus tôt, mon ami, si tu n’avais jugé utile de passer la nuit dans ce parc, en te remplissant l’estomac de… Quels noms as-tu mentionnés ? Des feuilles de circaris et du cobily ?

1 ... 127 128 129 130 131 132 133 134 135 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)