Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Le vicomte de Bragelonne Tome IV
Le vicomte de Bragelonne Tome IV - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le vicomte de Bragelonne Tome IV

Электронная книга - «Le vicomte de Bragelonne Tome IV». Краткое содержание книги:

Dernière page de l'histoire des quatre amis, d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis… Le règne de Louis XIV commence, chacun a vieilli et évolué, mais conserve sa personnalité d'autrefois. Dans ce livre, le héros est le vicomte de Bragelonne, qui n'est autre que le fils d'Athos, mais les anciens mousquetaires ne sont jamais loin quand il s'agit d'intrigues et d'aventures…
1 ... 104 105 106 107 108 109 110 111 112 ... 157
Перейти на страницу:

– Cela n’aura d’exécution qu’après l’arrivée du roi à Nantes; ainsi, vous voyez bien, monseigneur, que l’ordre ne vous concerne en rien.

Fouquet devint rêveur, et d’Artagnan feignit de ne pas remarquer sa préoccupation.

– Pour que je vous confie la teneur des ordres qu’on m’a donnés, il faut que je vous aime et que je tienne à vous prouver qu’aucun n’est dirigé contre vous.

– Sans doute, dit Fouquet distrait.

– Récapitulons, dit le capitaine avec son coup d’œil chargé d’insistance: Garde spéciale et sévère du château dans lequel vous aurez votre logis n’est-ce pas? Connaissez-vous ce château?… Ah! monseigneur, une vraie prison! Absence totale de M. de Gesvres, qui a l’honneur d’être de vos amis… Clôture des portes de la ville et de la rivière, sauf une passe, mais seulement quand le roi sera venu… Savez-vous bien, monsieur Fouquet, que si, au lieu de parler à un homme comme vous, qui êtes un des premiers du royaume, je parlais à une conscience troublée, inquiète, je me compromettrais à jamais? La belle occasion pour quelqu’un qui voudrait prendre le large! Pas de police, pas de gardes, pas d’ordres; l’eau libre, la route franche, M. d’Artagnan obligé de prêter ses chevaux si on les lui demandait! Tout cela doit vous rassurer, monsieur Fouquet; car le roi ne m’eût pas laissé ainsi indépendant, s’il eût eu de mauvais desseins. En vérité, monsieur Fouquet, demandez-moi tout ce qui pourra vous être agréable: je suis à votre disposition; et seulement, si vous y consentez, vous me rendrez un service; celui de souhaiter le bonjour à Aramis et à Porthos, au cas où vous embarqueriez pour Belle-Île, ainsi que vous avez le droit de le faire, sans désemparer, tout de suite, en robe de chambre, comme vous voilà.

Sur ces mots, et avec une profonde révérence, le mousquetaire, dont les regards n’avaient rien perdu de leur intelligente bienveillance, sortit de l’appartement et disparut.

Il n’était pas aux degrés du vestibule, que Fouquet, hors de lui, se pendit à la sonnette et cria:

– Mes chevaux! ma gabare!

Personne ne répondit.

Le surintendant s’habilla lui-même de tout ce qu’il trouva sous sa main.

– Gourville!… Gourville!… cria-t-il tout en glissant sa montre dans sa poche.

Et la sonnette joua encore, tandis que Fouquet répétait:

– Gourville!… Gourville!…

Gourville parut, haletant, pâle.

– Partons! partons! cria le surintendant dès qu’il le vit.

– Il est trop tard! fit l’ami du pauvre Fouquet.

– Trop tard! pourquoi?

– Écoutez!

On entendit des trompettes et un bruit de tambour devant le château.

– Quoi donc, Gourville?

– Le roi qui arrive, monseigneur.

– Le roi?

– Le roi, qui a brûlé étapes sur étapes; le roi, qui a crevé des chevaux et qui avance de huit heures sur votre calcul.

– Nous sommes perdus! murmura Fouquet. Brave d’Artagnan, va! tu m’as parlé trop tard!

Le roi arrivait, en effet, dans la ville; on entendit bientôt le canon du rempart et celui d’un vaisseau qui répondait du bas de la rivière.

Fouquet fronça le sourcil, appela ses valets de chambre et se fit habiller en cérémonie.

De sa fenêtre, derrière les rideaux, il voyait l’empressement du peuple et le mouvement d’une grande troupe qui avait suivi le prince sans que l’on pût deviner comment.

Le roi fut conduit au château en grande pompe, et Fouquet le vit mettre pied à terre sous la herse et parler bas à l’oreille de d’Artagnan, qui tenait l’étrier.

D’Artagnan, le roi étant passé sous la voûte, se dirigea vers la maison de Fouquet, mais si lentement, si lentement, en s’arrêtant tant de fois pour parler à ses mousquetaires, échelonnés en haie, que l’on eût dit qu’il comptait les secondes ou les pas avant d’accomplir son message.

Fouquet ouvrit la fenêtre pour lui parler dans la cour.

– Ah! s’écria d’Artagnan en l’apercevant, vous êtes encore chez vous, monseigneur.

Et ce encore suffit pour prouver à M. Fouquet combien d’enseignements et de conseils utiles renfermait la première visite du mousquetaire.

Le surintendant se contenta de soupirer.

– Mon Dieu, oui, monsieur, répondit-il; l’arrivée du roi m’a interrompu dans les projets que j’avais.

– Ah! vous savez que le roi vient d’arriver?

– Je l’ai vu, oui, monsieur; et, cette fois, vous venez de sa part?…

– Savoir de vos nouvelles, monseigneur, et, si votre santé n’est pas trop mauvaise, vous prier de vouloir bien vous rendre au château.

– De ce pas, monsieur d’Artagnan, de ce pas.

– Ah! dame! fit le capitaine, à présent que le roi est là, il n’y a plus de promenade pour personne, plus de libre arbitre; la consigne gouverne à présent, vous comme moi, moi comme vous.

Fouquet soupira une dernière fois, monta en carrosse, tant sa faiblesse était grande, et se rendit au château, escorté par d’Artagnan, dont la politesse n’était pas moins effrayante cette fois qu’elle n’avait été naguère consolante et gaie.

Chapitre CCXLV – Comment le roi Louis XIV joua son petit rôle

Comme Fouquet descendait de carrosse pour entrer dans le château de Nantes, un homme du peuple s’approcha de lui avec tous les signes du plus grand respect et lui remit une lettre.

D’Artagnan voulut empêcher cet homme d’entretenir Fouquet, et l’éloigna, mais le message avait été remis au surintendant. Fouquet décacheta la lettre et la lut; en ce moment, un vague effroi que d’Artagnan pénétra facilement se peignit sur les traits du premier ministre.

M. Fouquet mit le papier dans le portefeuille qu’il avait sous son bras, et continua son chemin vers les appartements du roi.

D’Artagnan, par les petites fenêtres pratiquées à chaque étage du donjon, vit, en montant derrière Fouquet, l’homme au billet regarder autour de lui sur la place et faire des signes à plusieurs personnes qui disparurent dans les rues adjacentes, après avoir elles-mêmes répété ces signes faits par le personnage que nous avons indiqué.

On fit attendre Fouquet un moment sur cette terrasse dont nous avons parlé, terrasse qui aboutissait au petit corridor après lequel on avait établi le cabinet du roi.

D’Artagnan alors passa devant le surintendant, que, jusque-là, il avait accompagné respectueusement, et entra dans le cabinet royal.

– Eh bien? lui demanda Louis XIV, qui, en l’apercevant, jeta sur la table couverte de papiers une grande toile verte.

– L’ordre est exécuté, Sire.

– Et Fouquet?

– M. le surintendant me suit, répliqua d’Artagnan.

– Dans dix minutes, on l’introduira près de moi, dit le roi en congédiant d’Artagnan d’un geste.

Celui-ci sortit, et, à peine arrivé dans le corridor à l’extrémité duquel Fouquet l’attendait, fut rappelé par la clochette du roi.

– Il n’a pas paru étonné? demanda le roi.

– Qui, Sire?

– Fouquet, répéta le roi sans dire monsieur, particularité qui confirma le capitaine des mousquetaires dans ses soupçons.

1 ... 104 105 106 107 108 109 110 111 112 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)