Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 94 95 96 97 98 99 100 101 102 ... 151
Перейти на страницу:

Il avait parlé d’une voix ferme, mais sa contenance traduisait sa gêne, comme s’il trouvait la situation déplaisante et regrettait l’affrontement que les deux clans savaient inévitable.

— Quand vous avez été libéré à la demande de Dantirya Sambail, poursuivit-il, il s’était porté personnellement responsable de votre bonne conduite. Le Procurateur a repris la route de Ni-moya et votre bonne conduite, à ce qu’il semble, consiste à lever des armées pour déclencher une guerre civile. La liberté vous est retirée, Prestimion. Je vous somme, au nom de lord Korsibar, de nous suivre sur-le-champ.

Il y eut un moment de silence indécis. Prestimion ne s’était fait accompagner que de ses trois compagnons et de cinq hommes d’armes. De leur côté, Navigorn et Kanteverel avaient amené Sibellor de Banglecode et Malarich Merobaudes ainsi que cinq soldats. Les membres des deux groupes commencèrent à s’agiter nerveusement. Allaient-ils en venir aux mains sur les lieux mêmes des pourparlers ? Il n’y avait jamais eu entre eux que de l’amitié ; qu’en était-il maintenant ?

Prestimion regarda calmement Navigorn dont le visage fermé était un masque impassible, puis il jeta un coup d’œil en direction de Septach Melayn qui posa en souriant la main sur le pommeau de son épée.

Prestimion se demanda si Navigorn caressait vraiment l’idée folle d’essayer de l’appréhender sur-le-champ. C’eût été parfaitement stupide. L’avantage, si l’on devait en venir à un affrontement, était de son côté. Ses compagnons étaient plus forts et ses troupes, si besoin était, ne se trouvaient pas loin.

— Je n’ai nullement l’intention de vous suivre, déclara Prestimion au bout d’un moment. Vous le saviez en venant ici. Ne gaspillons plus notre salive en pure perte, Navigorn. Nous aurons besoin de toutes nos forces pour ce qui va suivre.

— C’est-à-dire ? demanda Navigorn.

— Comment le saurais-je ? Je peux seulement dire que, pour moi, Korsibar n’est pas le Coronal, mais seulement le prince Korsibar, et je récuse son autorité. J’aimerais maintenant mettre un terme à cette discussion.

— Comme vous voudrez, acquiesça sombrement Navigorn, sans faire un geste pour arrêter Prestimion quand il fit demi-tour pour rejoindre ses lignes.

— Tout compte fait, dit-il à Septach Melayn en s’éloignant, cela ne ressemblera pas du tout à un Grand Périple. Nous aurons la guerre, semble-t-il, plus tôt que nous ne l’avions prévu.

— Plus tôt que Korsibar ne l’avait prévu lui aussi, glissa Gialaurys. Si Navigorn et Kanteverel sont les meilleurs généraux qu’il a pu trouver au pied levé, nous les battrons à plate couture dès aujourd’hui.

— Kanteverel n’est là que pour arrondir les angles. Le général est Navigorn et, s’il doit y avoir une bataille aujourd’hui, c’est lui qui en prendra la décision.

— Quel est notre plan ? demanda Septach Melayn.

— Nous avançons vers Arkilon, répondit Prestimion. Il leur faudra descendre la colline pour nous en empêcher. S’ils passent à l’offensive, nous le leur ferons regretter.

4

Lord Korsibar était dans sa grande baignoire d’albâtre et de calcédoine, où il s’ébattait dans l’eau chaude et bouillonnante avec la chambrière de sa sœur, la rousse Aliseeva à la peau laiteuse, quand on vint lui annoncer que le comte Farquanor, porteur d’importantes nouvelles, demandait à être reçu. Une bataille avait eu lieu à Arkilon et Farquanor avait des détails sur son issue.

— Je reviens vite, dit Korsibar à la jeune fille.

Il se vêtit d’une robe et se rendit dans l’antichambre où les dragons de mer en mosaïque incrustés dans les carreaux blancs des murs formaient un ravissant décor en bleu, vert et rouge. Il comprit aussitôt, à l’air satisfait qui se peignait sur le visage émacié et ardent du petit Farquanor, que les nouvelles devaient être bonnes.

— Alors ? lança-t-il. Prestimion est pris ?

— Il s’est enfui en rase campagne, monseigneur. Navigorn a dû être trop clément. Mais les forces rebelles ont subi de lourdes pertes et battent en retraite.

— Septach Melayn est mort, au moins ? Et Gialaurys ?

— Ni l’un ni l’autre, monseigneur, Svor non plus, répondit Farquanor, comme en s’excusant. Mais ils ont perdu une multitude d’hommes – j’ai des noms, mais le seul que je connaisse est celui de Gardomir d’Amblemorn – et la rébellion a les reins brisés. La guerre est terminée dès la première bataille à ce qu’on dirait.

— Racontez-moi.

Farquanor fit courir sa main sur la longue arête aiguë de son nez, qui partait du front d’une manière si saisissante.

— Voici la vallée d’Arkilon, expliqua-t-il en commençant à dessiner en l’air. La cité est ici ; la colline de Vormisdas, où nos troupes avaient pris position, est là. Prestimion avance dans la plaine avec une armée de bric et de broc qu’il a levée à Amblemorn, Vilimong et ailleurs, dont une poignée de vignerons de Muldemar forme le centre. Des pourparlers sont engagés ; Navigorn transmet son message et Prestimion lui oppose une fin de non-recevoir, comme nous l’avions supposé. Et alors…

Il expliqua que Prestimion, après l’échec des pourparlers, avait essayé de poursuivre sa marche à travers la plaine, en direction d’Arkilon. Navigorn avait aussitôt fait descendre de la position élevée qu’elle occupait son armée formée au centre d’un bataillon de petits flotteurs armés de lanceurs d’énergie de petit calibre, flanqués sur les ailes de deux escadrons de lanciers, tandis que le gros de l’infanterie demeurait en seconde ligne. Prestimion n’avait pas de cavalerie et ses troupes étaient plus une réunion d’éléments disparates qu’une armée bien entraînée ; il n’avait pu que donner l’ordre à ses hommes de se disperser, d’effectuer une manœuvre d’enveloppement, afin qu’il n’y ait plus de centre sur lequel les flotteurs de Navigorn concentreraient leur puissance de feu, et d’essayer de semer la confusion dans les rangs de l’ennemi en l’attaquant de toutes parts.

Ce fut peine perdue. La férocité de l’attaque de Prestimion prit Navigorn par surprise, mais les hommes du Coronal étaient mieux armés, mieux formés et infiniment plus nombreux ; passé les premiers moments difficiles, ils repoussèrent avec succès les forces rebelles. Les flotteurs gardèrent leur formation, les lanciers interdirent toute incursion sérieuse dans leurs rangs et, avant même que l’infanterie royale ait eu le temps d’arriver sur le théâtre du combat, le sort de la bataille était devenu clair et les hommes de Prestimion avaient rompu les rangs et fuyaient à la débandade, certains vers Arkilon, d’autres rebroussant chemin vers Ghrav, d’autres encore dans une direction entièrement différente.

— Mais Prestimion et ses trois acolytes ont réussi à vous échapper ? demanda Korsibar, dès que Farquanor s’interrompit pour reprendre son souffle.

— Hélas, oui. Navigorn avait donné pour consigne de les prendre vivants. C’était trop généreux de sa part, monseigneur. Si le commandement avait été assuré par quelqu’un comme mon frère, je crois que le résultat eût été différent. Farholt aurait certainement…

— Épargnez-moi le catalogue des qualités de votre frère, coupa Korsibar sans sourire. Il aurait été suffisant de les capturer. Mais ils n’ont même pas réussi à le faire.

— Septach Melayn a été serré de près au cœur de la mêlée ; il était sous la menace d’Hosmar Varang, le capitaine des lanciers, tandis que le comte Alexid de Strave, à pied, le tenait en respect avec deux de ses hommes.

— Et il est parvenu à leur échapper ?

— Il a renversé Hosmar Varang de sa monture et lui a fait sous l’aisselle une profonde entaille qui mettra un an à cicatriser, puis il a tué net Alexid et tranché les doigts des deux autres, qui avaient bien du mal à en retrouver dix en tout. Après quoi, indemne, il a enfourché la monture d’Hosmar Varang et a saisi au passage le duc Svor, ce sale nabot qu’il couve comme un bébé ; voyant que la bataille était perdue et qu’il ne servait à rien de rester, ils ont filé à toute vitesse et ont disparu dans les bois.

1 ... 94 95 96 97 98 99 100 101 102 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)