Sans parler du chien
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2003
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- ISBN: 2-290-32491-4
- Переводчик: Jean-Pierre Pugi
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Sans parler du chien». Краткое содержание книги:
— Ô, mère, vous nous avez fait une telle frayeur ! Que s’est-il passé ?
— Passé ? Où est mon chapeau ?
— Là, mère. Vous avez eu une faiblesse. Une autre prémonition ?
— Prémonition ? Je…
— Vous regardiez Terence quand vous vous êtes brusquement tue, comme si vous aviez vu une apparition, puis vous vous êtes évanouie. Était-ce Lady Godiva ?
— Lady Godiva ? Pourquoi Lady…
— Mère ?
— Je me souviens ! Nous réclamions des nouvelles de la Princesse Arjumand lorsque les portes se sont ouvertes et…
Elle s’éteignit comme une chandelle. Sa tête bascula de côté et son chapeau glissa sur son nez.
— Mère !
— Auriez-vous des sels ? m’enquis-je.
— C’est Jane qui les garde. Je vais aller les chercher. Elle détala dans le couloir et je pris la relève pour éventer Mme Mering d’une main et la soutenir de l’autre.
Contrairement à Cyril, elle avait une fâcheuse tendance à chuter sur la droite.
— Mme Mering !
Les règles de bienséance m’autorisaient-elles à desserrer son corset ou son col ? Je décidai d’attendre le retour de Tossie ou de Verity. Où étaient-elles ?
La porte claqua et Terence entra en trombe.
— Je n’ai pu trouver Baine. Il a disparu aux regards des simples mortels. Peut-être a-t-il fait l’objet d’un apport. Elle est toujours inconsciente ?
— C’est une rechute. Savez-vous ce qui s’est passé ?
— Non, je lisais un article quand elle m’a fixé comme si j’étais le spectre de Banquo. Est-ce un poignard que je vois là devant moi, le manche vers ma main ? Toutefois, ce n’était pas une dague mais l’Oxford Chronicle, et elle a perdu connaissance. Parce que je m’abaissais à lire autre chose que le Times ?
— Non, elle a parlé de la Princesse Arjumand, et des esprits.
Verity entra, avec l’éventail.
— Que…
— Elle a remis ça, lui expliquai-je. Tossie est allée chercher de quoi la ranimer.
Elle revint à cet instant.
— Où est Jane ? lui demandai-je. Avez-vous apporté les sels ?
— J’ai apporté Baine, fit-elle, les joues rougies par la hâte.
Baine qui prit la situation en main. Il s’agenouilla devant Mme Mering, retira son chapeau et déboutonna son col.
— Monsieur St. Trewes, ouvrez la fenêtre. Monsieur Henry, pourriez-vous me faire un peu de place ?
— Attention, elle a tendance à gîter sur tribord, l’avertis-je en lâchant le bras de Mme Mering.
Mais il l’avait déjà prise par les épaules.
— Maintenant, fit-il.
Et il rabattit brusquement la tête de Mme Mering entre ses jambes.
— Baine ! s’exclama Tossie.
— Oh ! fit Mme Mering en s’asseyant.
Baine comprima sa nuque.
— Inspirez profondément. Comme ceci. À fond. Parfait.
— Que…
Il sortit de sa poche une flasque de brandy et une tasse en porcelaine.
— Buvez, lui ordonna-t-il en refermant ses mains gantées autour du récipient. Oui. C’est bien.
— Comment allez-vous, mère ? Pourquoi vous êtes-vous pâmée ?
Mme Mering but une autre gorgée d’alcool avant de répondre :
— Je ne m’en souviens plus… Mais je me sens mieux, à présent.
Elle rendit la tasse à Baine.
— Sommes-nous encore loin de Muchings End ?
— Que s’est-il passé ? me murmura Verity.
— Je n’en ai pas la moindre idée. Terence lisait le journal, expliquai-je en prenant l’Oxford Chronicle pour illustrer mes propos. Et brusquement…
Je m’immobilisai, tel Macbeth.
Il y avait un article concernant un embouteillage fluvial sur la Tamise, et au-dessous…
« MORT TRAGIQUE D’UN PROFESSEUR DE BALLIOL », lus-je.
Puis, en caractères plus petits mais malgré tout lisibles (car c’était l’Oxford Chronicle et non le Times) :
« LE PROFESSEUR D’HISTOIRE MATTHEW PEDDICK SE NOIE DANS LA TAMISE. »
Chapitre vingt et un
« Me voici frappée par la malédiction ! » s’écria la Dame de Shalott.