Black-out
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Brangelonne
- ISBN: 978-2-35294-594-9
- Переводчик: Joelle Wintrebert
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Black-out». Краткое содержание книги:
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
— Si je ne l’avais pas repéré, je serais encore sur la plage, avec les Stuka. Ce signal m’a sauvé la vie.
Je lui ai sauvé la vie, songea Mike, nauséeux, tandis que le capitaine guidait la Lady Jane vers l’embarcadère. Il n’était pas censé recevoir du secours.
— On a des blessés à bord, cria le capitaine au marin qui les amarrait au quai.
— Oui, commandant, répondit le marin avant de quitter l’appontement.
Jonathan installa une passerelle. Les soldats commencèrent à sortir du bateau, en trébuchant.
— Par hasard, sauriez-vous comment on fait pour retrouver son unité ? demanda Hardy. Je me demande où on va m’envoyer maintenant.
L’Afrique du Nord, mais tu n’es pas censé être ici. Tu aurais dû te faire tuer sur cette plage. Ou capturer par les Allemands.
Le marin était de retour, accompagné de plantons porteurs de brancards et d’un officier qui, dès son arrivée sur le pont, s’agenouilla et se mit à bander la jambe d’un soldat.
— Trouvez-nous de l’essence, ordonna le capitaine au marin. On repart à Dunkerque dès que nous aurons déchargé.
— Non ! s’exclama Mike.
Il voulut le rejoindre, vacilla et faillit tomber. Hardy le raccrocha au vol, le stabilisa et l’aida à parvenir jusqu’au casier et à s’y installer.
— Je vous appelle le capitaine, annonça-t-il.
Mais le capitaine se dirigeait déjà vers eux.
— Je ne peux pas retourner à Dunkerque, lui expliqua Mike. Il faut me ramener à Saltram-on-Sea.
— Tu ne vas nulle part, mon gars.
Le capitaine se retourna et cria :
— Lieutenant ! Par ici.
— Vous ne comprenez pas. Je dois retourner à Oxford et les informer de ce qui s’est passé. Il n’était pas censé s’en sortir. Il a vu la lumière.
— Allez, allez, Kansas, ne t’en fais pas ! dit le capitaine en posant sa main sur l’épaule de Mike, puis il beugla : Lieutenant !
L’officier qui s’occupait des blessés se leva et s’avança vers eux.
— Vous ne comprenez pas, insista Mike. J’ai peut-être altéré les événements. Je dois les avertir. Dunkerque est un point de divergence. Je peux avoir provoqué quelque chose qui vous fera perdre la guerre.
Mais ils ne l’écoutaient pas. Ils avaient tous les yeux baissés sur le pont, en direction de la marmelade sanglante qui avait été son pied droit.
Londres, le 20 septembre 1940