Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » Réflexions ou sentences et maximes morales
Réflexions ou sentences et maximes morales - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Réflexions ou sentences et maximes morales

Электронная книга - «Réflexions ou sentences et maximes morales». Краткое содержание книги:

Cet ouvrage de La Rochefoucauld est l’œuvre d’un esprit très pénétrant qui paraît systématiquement occupé à une considération exclusive des aspects négatifs de la nature humaine, qui lui ont valu la qualification de philosophe de l’amour-propre, c’est que le pessimisme dont il est imprégné doit beaucoup à la doctrine de Port-Royal qui a marqué la littérature de l’époque classique. La dénonciation de la vanité humaine, la réfutation du libre arbitre, la mise à nu de la faiblesse de l’être et des feintes dont il use vis-à-vis de lui-même, ou la peinture de son insignifiance, doivent être pris comme autant de témoignages de cet esprit janséniste qui traverse les Maximes.
Grâce à la précision et à la netteté originales de son style, relevé par des ornements dont la distinction égale la sobriété, La Rochefoucauld a décrit son temps et une société pleine d’intrigues et de révolutions perpétuelles pour laisser, de modèles passagers envisagés dans une perspective pessimiste, une image immortelle.
1 ... 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
Перейти на страницу:

«Les passions ne sont que les divers goûts de l’amour-propre.»

«La fortune nous corrige plus souvent que la raison.»

«L’extrême ennui sert à nous désennuyer.»

«On loue et on blâme la plupart des choses parce que c’est la mode de les louer ou de les blâmer.»

«Ce n’est d’ordinaire que dans de petits intérêts où nous consentons de ne point croire aux apparences.»

«Quelque bien qu’on nous dise de nous, on ne nous apprend rien de nouveau.»

44. Maximes adressées par La Rochefoucauld à Mme de Rohan, abbesse de Malnoue. Période 1671–1674.

[19] L’accent du pays, où l’on est né demeure dans l’esprit et dans le cœur, comme dans le langage. (Max. 342.)

Pour être grand’homme, il faut savoir profiter de toute sa fortune. (Max. 343, var.)

[20] La plupart des hommes ont, comme les plantes, des propriétés cachées, que le hasard fait découvrir. (Max. 344.)

[30] Les occasions nous font connaître aux autres, et encore plus à nous-mêmes. (Max. 345.)

Il ne peut y avoir de règle dans l’esprit, ni dans le cœur, des femmes, si le tempérament n’en est d’accord. (Max. 346.)

[31] Nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui sont de notre avis. (Max. 347.)

Quand on aime, on doute souvent de ce qu’on croit le plus. (Max. 348.)

Le plus grand miracle de l’amour, c’est de guérir de la coquetterie. (Max. 349.)

Ce qui nous donne tant d’aigreur contre ceux qui nous font des finesses, c’est qu’ils croient être plus habiles que nous. (Max. 350.)

On a bien de la peine à rompre quand on ne s’aime plus. (Max. 351.)

[37] On s’ennuie presque toujours avec les gens avec qui il n’est pas permis de s’ennuyer. (Max. 352.)

Un honnête homme peut être amoureux comme un fou, mais non pas comme un sot. (Max. 353.)

[35] Il y a de certains défauts qui, bien mis en œuvre, brillent plus que la vertu même. (Max. 354.)

On perd quelquefois des personnes qu’on regrette plus qu’on n’en est affligé, et d’autres dont on est affligé quelque temps et qu’on ne regrette guère. (Max. 355, var.)

[32] On ne loue, d’ordinaire, de bon cœur que ceux qui nous admirent. (Max. 356, var.)

[34] Les petits esprits sont trop blessés des petites choses; les grands esprits les voient toutes, et n’en sont pas blessés. (Max. 357.)

L’humilité est la véritable preuve des vertus chrétiennes; sans elle nous conservons tous nos défauts, et ils sont généralement couverts par l’orgueil, qui les cache aux autres, et souvent à nous-mêmes. (Max. 358, var.)

[26] Les infidélités devraient éteindre l’amour, et il ne faudrait point être jaloux de ce qui donne sujet de l’être. Il n’y a que les personnes qui évitent de donner de la jalousie qui soient dignes qu’on en ait pour elles. (Max. 359, var.)

On se décrie beaucoup plus auprès de nous par les moindres infidélités qu’on nous fait que par les plus grandes qu’on fait aux autres. (Max. 360.)

[27] La jalousie naît toujours avec l’amour, mais elle ne meurt pas toujours avec lui. (Max. 361.)

[22] La plupart des femmes ne pleurent pas tant la mort de leurs amants pour les avoir aimés que pour paraître plus dignes d’être aimées. (Max. 362.)

[38] Les violences qu’on nous fait nous font souvent moins de peine que celles que nous nous faisons à nous-mêmes. (Max. 363.)

[29] On sait assez qu’il ne faut guère parler de sa femme; mais on ne sait pas assez qu’on devrait encore moins parler de soi. (Max. 364.)

Il y a de bonnes qualités qui dégénèrent en défauts quand elles sont naturelles, et d’autres qui ne sont jamais parfaites quand elles sont acquises. La raison doit nous rendre ménagers de notre bien, et difficiles à tromper, et il faut que la nature nous fasse naître vaillants, et sincères. (Max. 365, var.)

Quelque défiance que nous ayons de la sincérité de ceux qui nous parlent, nous croyons toujours qu’ils nous disent plus vrai qu’aux autres. (Max. 366.)

[39] Il n’est jamais plus difficile de bien parler que lorsqu’on ne parle que de peur de se taire.

[23] Il y a peu d’honnêtes femmes qui ne soient lasses de leur métier. (Max. 367.)

[21] La plupart des honnêtes femmes sont des trésors cachés, qui ne sont en sûreté que parce qu’on ne les cherche pas. (Max. 368.)

Les violences qu’on se fait pour s’empêcher d’aimer sont souvent plus cruelles que les rigueurs de ce qu’on aime. (Max. 369.)

Il n’y a guère de poltrons qui connaissent toujours toute leur peur. (Max. 370.)

[28] C’est presque toujours la faute de celui qui aime, de ne pas connaître quand on cesse de l’aimer. (Max. 371.)

On craint toujours de voir ce qu’on aime quand on vient de faire des coquetteries ailleurs. (MS 73, № 372 de la 4e éd.)

Il y a de certaines larmes qui nous trompent souvent nous-mêmes, après avoir trompé les autres. (Max. 373.)

[24] Si on croit aimer sa maîtresse pour l’amour d’elle, on est bien trompé. (Max. 374.)

[40] On doit se consoler de ses fautes, quand on a la force de les avouer. (MS 74, № 375 de la 4e éd.)

L’envie est détruite par la véritable amitié, et la coquetterie par le véritable amour. (Max. 376.)

[41] Le plus grand défaut de la pénétration n’est pas de n’aller point jusqu’au bout, c’est de le passer. (Max. 377.)

[42] On donne des conseils, mais on n’inspire point de conduite (Max. 378.)

[43] Quand notre mérite baisse, notre goût baisse aussi. (Max. 379.)

[44] La fortune fait paraître nos vertus et nos vices comme la lumière fait paraître les objets. (Max. 380.)

[25] La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime ne vaut guère mieux qu’une infidélité. (Max. 381.)

[45] Nos actions sont comme les bouts-rimés, que chacun fait rapporter à ce qu’il lui plaît. (Max. 382.)

L’envie de parler de nous, et de faire voir nos défauts du côté que nous les voulons bien montrer, fait une grande partie de notre sincérité. (Max. 383, var.)

On ne devrait s’étonner que de pouvoir encore s’étonner. (Max. 384.)

On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère. (Max. 385.)

45. Réponse de Mme de Rohan à l’envoi précédent.

1 ... 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)