Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Comment ai-je fait pour être autant promu ? Ne devrait-il pas me détester maintenant ? Harry avait l'impression qu'il était en présence d'une situation exploitable... il aurait seulement aimé que son cerveau ne soit pas si épuisé. En temps normal, il aurait adoré s'essayer au tissage de complexes intrigues.
"Bref," dit Harry. "Échange. Je te donne une information qui ne circule pas déjà, et qui n'entre pas en circulation, et en particulier qui ne va pas jusqu'à ton père, et en retour tu me dis ce que Serpentard et toi pensez de toute cette histoire."
"Marché conclu !"
Et maintenant pour rendre ça aussi vague que possible... quelque chose qui ne poserait pas de problème même si ça se savait... "Ce que j'ai dit était vrai. J'ai découvert l'un des secrets de Severus, et j'ai fait un peu de chantage. Mais Severus n'était pas la seule personne impliquée."
"Je le savais !" dit Draco, exultant.
L'estomac de Harry se serra. Il avait apparemment dit quelque chose de très important et il ne savait pas pourquoi. Ce n'était pas bon signe.
"Très bien," dit Draco. Il avait maintenant un grand sourire sur le visage. "Alors voilà à quoi ressemblait la réaction à Serpentard. D'abord, tous les idiots étaient là, 'On déteste Harry Potter ! Allons lui mettre une raclée !'"
Harry s'étouffa. "Qu'est ce qui cloche avec le Choixpeau Magique ? Ce n'est pas du Serpentard, c'est du Gryffondor -"
"Tous les enfants ne sont pas des prodiges," dit Draco, mais il souriait d'un air vilain et conspirateur comme pour sous-entendre qu'en son for intérieur il était d'accord avec Harry. "Et ça a pris à peu près quinze secondes pour leur expliquer en quoi ce ne serait pas vraiment faire une faveur au professeur Rogue, donc ne t'en fais pas. Bref, après ça il y a eu la deuxième vague d'idiots, ceux qui disaient 'On dirait que Harry n'est qu'un bien-pensant de plus après tout.'"
"Et ensuite ?" dit Harry en souriant, même s'il ne savait absolument pas pourquoi cette idée était stupide.
"Et alors les gens vraiment intelligents ont commencé à parler. Il est évident que tu as trouvé un moyen de mettre beaucoup de pression sur Rogue. Et même si ça pourrait être plus d'une chose à la fois... l'idée évidente suivante a été que ça avait quelque chose à voir avec l' emprise inconnue que Rogue a sur Dumbledore. J'ai raison ?"
"Pas de commentaire," dit Harry. Au moins son cerveau comprenait cette partie correctement. La Maison Serpentard s'était demandée pourquoi Severus ne s'était pas fait renvoyer. Et ils en avaient conclu que Severus faisait chanter Dumbledore. Cela pouvait-il être vrai...? Mais Dumbledore n'avait pas semblé agir comme si c'était le cas...
Draco continua de parler. "Et ce que les gens intelligents ont ensuite fait remarquer, c'était que si tu pouvais mettre assez de pression sur Rogue pour le forcer à laisser tranquille la moitié de Poudlard, alors ça voulait dire que tu avais probablement assez de pouvoir pour te débarrasser entièrement de lui si tu le voulais. Ce que tu lui as fait subir, c'est une humiliation, tout comme il a essayé de t'humilier - mais tu nous as laissé notre Directeur de Maison."
Harry laissa son sourire grandir.
"Et alors les gens vraiment intelligents," dit Draco, le visage maintenant sérieux, "sont partis, et ils ont eu une petite discussion privée juste entre eux, et quelqu'un a fait remarquer que ce serait très stupide de laisser un ennemi dans les parages comme ça. Si tu avais pu briser son emprise sur Dumbledore, ça aurait été la chose à faire. Dumbledore ferait alors dégager Rogue de Poudlard, et il essaierait peut-être même de le faire abattre, et il te serait très reconnaissant, et tu n'aurais pas à t'inquiéter de voir Rogue se faufiler la nuit dans ton dortoir avec des potions intéressantes."
Le visage de Harry était à présent neutre. Il n'avait pas pensé à ça et il aurait vraiment, vraiment dû. "Et de ça tu as conclu...?"
"L'emprise de Rogue vient d'un secret de Dumbledore et tu as ce secret !" Draco exultait. "Il ne peut pas être assez puissant pour totalement détruire Dumbledore, sinon Rogue l'aurait déjà utilisé. Rogue refuse d'utiliser son emprise pour autre chose que de rester roi de Serpentard, et même là il n'obtient pas toujours ce qu'il veut, alors ça doit avoir ses limites. Mais ça doit être un sacrément bon secret ! Père essaie de le tirer du nez de Rogue depuis des années !"
"Et," dit Harry, "maintenant Lucius pense que je peux le lui dire. As-tu déjà envoyé une chouette -"
"Je le ferai ce soir," dit Draco, et il rit. "La réponse dira," sa voix prit une cadence différente, plus formelle, "Mon fils bien-aimé : je t'ai déjà parlé de l'importance potentielle de Harry Potter. Comme tu t'en es déjà rendu compte, celle-ci est à présent devenue plus grande et plus urgente. Si tu vois le moindre moyen menant à l'amitié ou le moindre point de pression exerçable, tu dois t'y aventurer, et toutes les ressources des Malfoy seront à ta disposition si besoin est."
Eh ben. "Alors," dit Harry, "sans commenter sur la véracité de l'édifice compliqué qu'est ta théorie, laisse-moi juste dire que nous ne sommes pas encore de si bons amis que ça."
"Je sais," dit Draco. Puis son visage devint très sérieux, et sa voix fut difficile à entendre, même dans ce flou sonore. "Harry, t'est-il venu à l'esprit que si tu sais quelque chose que Dumbledore ne souhaite pas que tu saches, Dumbledore peut simplement te faire exécuter ? Et ça ferait aussi passer le Survivant du statut de meneur concurrent potentiel à celui de martyr de valeur."
"Pas de commentaire," dit de nouveau Harry. Il n'avait pas pensé à ça non plus. Ça ne ressemblait pas au style de Dumbledore... mais...
"Harry," dit Draco, "tu as clairement un talent incroyable, mais tu n'as aucun entraînement et pas de mentors et tu fais parfois des choses stupides et tu as vraiment besoin d'un conseiller qui sait s'y prendre ou tu vas te faire mal !" Le visage de Draco était plein de ferveur.
"Ah," dit Harry. "Un conseiller, comme Lucius ?"
"Comme moi !" dit Draco. "Je promets de garder tes secrets à l'abri de Père, à l'abri de tout le monde, je t'aiderai juste à accomplir ce que tu veux accomplir !"
Wow.
Harry vit zombie-Quirrell passer les portes de la salle en titubant.
"Le cours est sur le point de commencer," dit Draco, "c'est trop tôt. Tu vois ? Je te donne des bons conseils même si ça me dessert. Mais on devrait peut-être se dépêcher de devenir des amis plus proches."
"Je suis ouvert à ça," dit Harry, qui essayait déjà de trouver un moyen d'exploiter cette possibilité.
"Un autre conseil," dit Draco en vitesse tandis que Quirrell traînait des pieds jusqu'à son bureau, "pour l'instant tout le monde à Serpentard se pose des questions à ton sujet, alors si tu nous fais la cour, comme je pense que tu es en train de le faire, tu devrais faire quelque chose qui signale ton amitié à Serpentard. Bientôt, du genre aujourd'hui ou demain."
"Laisser Severus continuer de donner des points supplémentaires à Serpentard n'a pas suffi ?" Aucune raison pour que Harry ne s'attribue pas le mérite de ça.
Les yeux de Draco tressaillirent au moment où il comprit, puis il dit rapidement : "Ce n'est pas pareil, crois-moi, ça doit être quelque chose d'évident. Pousse ta rivale sang-de-bourbe Granger dans un mur ou quelque chose du style, tout le monde à Serpentard comprendra ce que ça veut dire -"