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Nous étions les hommes

Электронная книга - «Nous étions les hommes». Краткое содержание книги:

C’est l’une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de bambous. Chaque fois que l’une d’elles fleurit, tous ses spécimens, où qu’ils se trouvent sur Terre, le font exactement au même moment. Ensuite, l’espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du cygne, ni l’empêcher. Aujourd’hui, l’homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à son apogée, il risque de disparaître…
Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes. Si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux.
C'est le début d'une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé…
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— Croyez-vous que Brestlow soit mort ?

— Si tu avais vécu l’explosion, commenta Scott, tu n’aurais pas de doute.

— Le connaissant, il devait avoir un abri.

— La résidence n’est plus qu’un cratère rempli de débris et de cendres, précisa David. Les bâtiments ont entièrement brûlé et les quatre premiers sous-sols ont été soufflés. Il y a peu de chances que Brestlow ait survécu. Je leur ai dit pour la chambre forte, mais ils n’ont rien trouvé. Sa paranoïa était redoutable.

— Que va devenir son empire ?

— Ses avoirs ont été saisis, ses brevets vont être confiés à des fondations, et l’État canadien a l’intention de reprendre la propriété pour en faire une vraie réserve naturelle.

— Étrange personnage, murmura Jenni. Je me demande s’il en existe d’autres comme lui.

Elle fit quelques pas, songeuse, puis releva la tête et désignant Glenbield, demanda :

— Vous allez reconstruire l’aile endommagée ?

— David décidera, répondit Greenholm. Il est grand temps qu’il prenne la place qui lui revient. Et vous, professeur Cooper ? Quels sont vos projets ? Vous avez sans doute besoin d’un peu de repos après tout cela…

Jenni eut un grand sourire.

— Je pars avec Scott chez sa mère pour Noël. Il veut absolument me la présenter…

David eut un regard étonné. Il s’apprêtait à faire une remarque amusée, mais Kinross leva la main avant qu’il ait prononcé le moindre mot.

— Aucun commentaire. N’y pensez même pas. Sinon, le prochain coup, je vous abandonne au fond de votre trou.

— À ce jeu-là, toubib, je vous laisserai aux mains du prochain malade qui tentera de vous étrangler.

Jenni eut un rire comme elle n’en avait pas eu depuis longtemps. Kinross respira profondément. Il jeta un coup d’œil vers le large. Ralentissant le pas sans même s’en rendre compte, il laissa les trois autres le distancer. Jenni discutait avec William. Seul, David remarqua qu’il était resté en arrière et revint sur ses pas :

— Quelque chose te tracasse ?

— Non, mais quelque chose a changé.

— Tu éprouves le calme après la violence ?

— Non, David. Je sens la vie. Je ne l’ai jamais ressentie aussi fort. Je ne veux plus attendre d’être face à la mort pour savoir ce qui compte. Je veux vivre, en mémoire de Maggie, de Tyrone et de ta mère. Vivre en l’honneur de tous ceux que la maladie nous arrache. Pour l’amour de ceux qui oublient.

Et pour finir…

Je souhaite dédier cette histoire aux malades, car même si c’est un roman, trop de choses y sont vraies, y compris et surtout l’espoir. Je veux aussi dire mon respect et ma tendresse à ceux qui les aident, les soutiennent et qui endurent en continuant à les aimer. Je suis souvent parmi vous et je sais que cette maladie ne ressemble à aucune autre. Ma gratitude et mon admiration aux chercheurs, aux vrais, à ceux qui se battent pour soulager, pour comprendre et pour aider. Vous êtes notre seule chance.

En préparant et en écrivant ce livre, j’ai lu, conversé, rencontré ou côtoyé beaucoup de gens. Je souhaite remercier particulièrement le docteur Bernard Croisile, le docteur Luc Bodin, Jacques Selmès et Christian Derouesné pour leurs ouvrages respectifs, le docteur Emmerson, le docteur Meinhoff, le professeur Ohnishi, le professeur Wichlinski, les services de l’Alzheimer’s Disease Education & Referral Center, les équipes et les publications de l’INSERM, du CNRS et le service du docteur Douglas Galasko de l’université de San Diego.

Merci à mon éditrice, Céline Thoulouze, pour ses questions qui m’empêchent de dormir. Merci à François Laurent pour ses paroles qui me permettent de m’endormir ensuite. Merci à Deborah Druba et à Laurent Boudin pour leur accompagnement. Ma reconnaissance à toutes les équipes de Fleuve Noir qui sont sur le terrain. Sans vous, je ne suis pas grand-chose.

J’espère que ce livre me permettra de faire autant de belles rencontres qu’avec L’Exil des Anges. Je veux remercier Lucie Delthil, Christine Ferniot, Sophie Thomas, Jean-Luc Bizien et les milliers de jeunes Bourguignons qui ont éclairé ma route.

Pour leur appui, leur regard et leur temps, je remercie mon bataillon de choc, Nathalie Vandecasteele (attention ! un double espace !), Pascale Bazzo (« la » camion), Jean-Marc David (toutes ces mains, ces animaux…), Delphine Vanhersecke ainsi que leurs familles.

Pour leur présence, leur amitié, je souhaite remercier chaleureusement Hélène et Sam Lanjri, Philippe et Gaëlle Leprince, Michèle Fontaine, Roger Balaj, Cathy et Christophe Laglbauer, Stéphane et Martine Busson, Élizabeth et Michel Héon. C’est à vos côtés que j’ai découvert la plus belle part de notre monde et c’est avec vous que j’espère en profiter un peu.

Mon affection et mes remerciements à mes amis écossais, Sean et Douglas en tête, je pense à vous. Le vent des landes me manque, mais je reviens bientôt. Merci à Jenni Steele — la vraie Jenni — et à son compagnon Sandy Young pour leur accueil et leur patience face à mon accent. Jenni, merci de m’avoir permis d’emprunter ton prénom et ton énergie, je n’oublierai pas cette incroyable visite à la bibliothèque d’Édimbourg, les rues désertes en sortant à la nuit, un autre monde. Tu es la meilleure ambassadrice que l’Écosse puisse avoir. Merci à Philip Steele, chercheur au Moredun Research Institute, pour une mémorable visite et une vraie rencontre humaine. Merci à M. King pour ses conseils. Il n’y a que les grands pour être aussi généreux et répondre aux questions avant que l’on ose les poser.

Merci à Soizic et Stéphane, ainsi qu’à Jean-Baptiste et Oriane, pour ces instants partagés. Je ne suis bon ni pour rouler sous un bar ni pour danser dessus, mais chacun de nos moments est essentiel pour moi.

À toi, Sylvie — docteur Descombes, neurologue — merci de m’avoir permis de voir de près ce qu’est la réalité d’une consultation mémoire. Ton écoute, ton pragmatisme et ta compassion m’ont impressionné. J’aurais bien aimé que tu fasses preuve de la même bonté d’âme lorsque, au lycée, je te suppliais de me passer les exercices de maths que je n’avais pas faits. Heureusement, que tu aies pratiqué la manœuvre de Heimlich sur un chat qui s’étouffait te rachète de tout…

À toi, Brigitte, avec ce que tu donnes et ce que tu traverses, je me dis que tu seras canonisée bien avant nous tous. N’empêche, je vais continuer à te pourrir un peu et, pas malins comme on est, ça va encore nous faire rire. Si tu as un singe sur l’épaule, n’hésite pas…

À Annie et Bernard. Je ne sais pas ce que vous êtes en train de faire à cette seconde mais je parie que Merlette Joyeuse fait brûler un truc pendant qu’Ours Dur en bricole un autre. Quels que soient les ingrédients, vous fabriquez toujours du bonheur. Alors, à dimanche et merci d’être là.

À toi, Katia, à la fabuleuse aventure que tu es en train de vivre avec ton homme qui est un peu mon petit frère ce qui fait donc de toi… (Allez la T Power ! Ni pique ni cœur…)

À toi, Thomas, merci pour ta présence, pour ces regards qui font la vie et aussi pour ces expressions qui font la joie : « Si on le visse à l’envers, alors il sera pas à l’endroit », « Parfois j’ai faim, mais je mange pas », « Je préfère avoir quelque chose à dire que rien du tout ». La guerre continue, camarade, et j’espère bien la mener avec toi.

À toi, Éric, le meilleur des complices, mon infinie gratitude pour ta fidélité et ton regard qui ne laisse rien passer sauf l’affection de deux abrutis qui s’amusent décidément beaucoup ensemble. Si tu continues à me battre aux cartes, je te jure que je raconte à tout le monde qu’un jour, tu es allé faire des courses en voiture, que tu es rentré à pied et que le lendemain, parce que tu es le plus étourdi des mecs futés que je connaisse, ne voyant pas ta voiture sur le parking, tu as appelé les flics pour dire qu’on te l’avait piquée. Oups, désolé.

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