Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Maupassant - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Maupassant

Электронная книга - «Maupassant». Краткое содержание книги:

Ce livre des œuvres complètes de Guy de Maupassant est exhaustif. Il réunit ses huit romans (dont deux inachevés), ses quelques 350 nouvelles réunies en 24 recueils, ses sept pièces de théâtre (dont deux inachevées), toutes ses poésies (réunies en deux volumes), ses carnets de voyages ainsi que les centaines d’articles qu’il écrivit pour la presse entre 1876 et 1891 (classées par dates de publication et par recueils annuels). Une introduction de l’éditeur explique le parcours et l’œuvre de Guy de Maupassant. Ce livre est le fruit d'une somme de travail considérable. Les quelques milliers de pages de « Maupassant : Œuvres complètes » sont réparties en 57 volumes, ayant chacun un sommaire interactif propre. Aussi, un sommaire général permet d’accéder instantanément à n'importe lequel de ses volumes, ou, au choix, à un de ses chapitres, nouvelles, contes fantastiques, poésies, articles de presse, etc. Toutes ces œuvres ont été relues, corrigées lorsque cela était nécessaire, et mises en page avec soin pour en rendre leur lecture aussi agréable que possible.
Au-delà d’une simple compilation, « Maupassant : Œuvres complètes » constitue également un formidable outil de recherche, facile et agréable à utiliser pour quiconque s’intéresse à l’œuvre de Guy de Maupassant. Pour le simple lecteur, il est une source de plaisir et de curiosité quasiment inépuisable.
• Edition complétée d’une étude de l’éditeur.
• Edition enrichie de notes explicatives interactives.
1 ... 751 752 753 754 755 756 757 758 759 ... 1460
Перейти на страницу:

« J’ai pris chez maman une petite bouteille de pharmacien, je l’ai broyée avec un marteau, et j’ai caché le verre dans ma poche. C’était une poudre brillante… Le lendemain, comme tu venais de faire les petits gâteaux, je les ai fendus avec un couteau et j’ai mis le verre dedans… Il en a mangé trois… moi aussi, j’en ai mangé un… J’ai jeté les six autres dans l’étang… les deux cygnes sont morts trois jours après… Tu te le rappelles ?… Oh ! Ne dis rien… écoute, écoute… Moi seule, je ne suis pas morte… mais j’ai toujours été malade… écoute… Il est mort… tu sais bien… écoute… ce n’est rien cela… C’est après, plus tard… toujours… le plus terrible… écoute…

« Ma vie, toute ma vie… quelle torture ! Je me suis dit : Je ne quitterai plus ma sœur. Et je lui dirai tout, au moment de mourir… Voilà. Et depuis, j’ai toujours pensé à ce moment-là, à ce moment-là où je te dirais tout… Le voici venu… C’est terrible… Oh !.. grande sœur !

« J’ai toujours pensé, matin et soir, le jour, la nuit : Il faudra que je lui dise cela, une fois… J’attendais… Quel supplice !.. C’est fait… Ne dis rien… Maintenant, j’ai peur… j’ai peur… oh ! J’ai peur ! Si j’allais le revoir, tout à l’heure, quand je serai morte… Le revoir… y songes-tu ?… La première !.. Je n’oserai pas… Il le faut… Je vais mourir… Je veux que tu me pardonnes. Je le veux… Je ne peux pas m’en aller sans cela devant lui. Oh ! Dites-lui de me pardonner, Monsieur le curé, dites-lui… je vous en prie. Je ne peux mourir sans ça…

* * *

Elle se tut, et demeura haletante, grattant toujours le drap de ses ongles crispés…

Suzanne avait caché sa figure dans ses mains et ne bougeait plus. Elle pensait à lui qu’elle aurait pu aimer si longtemps ! Quelle bonne vie ils auraient eue ! Elle le revoyait, dans l’autrefois disparu, dans le vieux passé à jamais éteint. Morts chéris ! Comme ils vous déchirent le cœur ! Oh ! Ce baiser, son seul baiser ! Elle l’avait gardé dans l’âme. Et puis plus rien, plus rien dans toute son existence !..

Le prêtre tout à coup se dressa et, d’une voix forte, vibrante, il cria :

— Mademoiselle Suzanne, votre sœur va mourir !

Alors Suzanne, ouvrant ses mains, montra sa figure trempée de larmes, et, se précipitant sur sa sœur, elle la baisa de toute sa force en balbutiant :

— Je te pardonne, je te pardonne, petite…

FIN

Contes divers (1885)

BLANC ET BLEU

Ma petite barque, ma chère petite barque, toute blanche avec un filet le long du bordage, allait doucement, doucement sur la mer calme, calme, endormie, épaisse et bleue aussi, bleue d’un bleu transparent, liquide, où la lumière coulait, la lumière bleue, jusqu’aux roches du fond.

Les villas, les belles villas blanches, toutes blanches, regardaient par leurs fenêtres ouvertes la Méditerranée qui venait caresser les murs de leurs jardins, de leurs beaux jardins pleins de palmiers, d’aloès, d’arbres toujours verts et de plantes toujours en fleur.

Je dis à mon matelot qui ramait doucement de s’arrêter devant la petite porte de mon ami Pol. Et je hurlai de tous mes poumons : « Pol, Pol, Pol ! »

Il apparut sur son balcon, effaré comme un homme qu’on réveille. Le grand soleil d’une heure l’éblouissant, il couvrait ses yeux de sa main.

Je lui criai : « Voulez-vous faire un tour au large ? »

Il répondit : « J’arrive. »

Et cinq minutes plus tard, il montait dans ma petite barque.

Je dis à mon matelot d’aller vers la haute mer.

Pol avait apporté son journal, qu’il n’avait point lu le matin, et, couché au fond du bateau, il se mit à le parcourir.

Moi, je regardais la terre. A mesure que je m’éloignais du rivage la ville entière apparaissait, la jolie ville blanche, couchée en rond au bord des flots bleus. Puis, au-dessus, la première montagne, le premier gradin, un grand bois de sapins, plein aussi de villas, de villas blanches, çà et là, pareilles à de gros œufs d’oiseaux géants. Elles s’espaçaient en approchant du sommet, et sur le faite on en voyait une très grande, carrée, un hôtel peut-être, et si blanche qu’elle avait l’air d’avoir été repeinte le matin même.

Mon matelot ramait nonchalamment, en méridional tranquille ; et comme le soleil qui flambait au milieu du ciel bleu me fatiguait les yeux, je regardai l’eau, l’eau bleue, profonde, dont les avirons blessaient le repos.

Pol me dit : « Il neige toujours à Paris. Il gèle toutes les nuits à six degrés. » J’aspirai l’air tiède en gonflant ma poitrine, l’air immobile, endormi sur la mer, l’air bleu. Et je relevai les yeux.

Et je vis derrière la montagne verte, et au-dessus, là-bas, l’immense montagne blanche qui apparaissait. On ne la découvrait point tout à l’heure. Maintenant, elle commençait à montrer sa grande muraille de neige, sa haute muraille luisante, enfermant d’une légère ceinture de sommets glacés, de sommets blancs, aigus comme des pyramides, le long rivage, le doux rivage chaud, où poussent les palmiers, où fleurissent les anémones.

Je dis à Pol : « La voici, la neige ; regardez. » Et je lui montrai les Alpes.

La vaste chaîne blanche se déroulait à perte de vue et grandissait dans le ciel à chaque coup de rame qui battait l’eau bleue. Elle semblait si voisine la neige, si proche, si épaisse, si menaçante que j’en avais peur, j’en avais froid.

Puis nous découvrîmes plus bas une ligne noire, toute droite, coupant la montagne en deux, là où le soleil de feu avait dit à la neige de glace : « Tu n’iras pas plus loin. »

Pol qui tenait toujours son journal prononça :

« Les nouvelles du Piémont sont terribles. Les avalanches ont détruit dix-huit villages. » Ecoutez ceci ; et il lut : « Les nouvelles de la vallée d’Aoste sont terribles. La population affolée n’a plus de repos. Les avalanches ensevelissent coup sur coup les villages. Dans la vallée de Lucerne les désastres sont aussi graves.

« A Locane, sept morts ; à Sparone, quinze ; à Romborgogno, huit ; à Ronco, Valprato, Campiglia, que la neige a couverte, on compte trente-deux cadavres.

« A Pirronne, à Saint-Damien, à Musternale, à Demonte, à Massello, à Chiabrano, les morts sont également nombreux. Le village de Balzéglia a complètement disparu sous l’avalanche. De mémoire d’homme on ne se souvient pas avoir vu une semblable calamité ‘

« Des détails horribles nous parviennent de tous les côtés. En voici un entre mille :

« Un brave homme de Groscavallo vivait avec sa femme et ses deux enfants.

« La femme était malade depuis longtemps.

« Le dimanche, jour du désastre, le père donnait des soins à la malade, aidé de sa fille, pendant que son fils était chez un voisin.

« Soudain une énorme avalanche couvre la chaumière et l’écrase. Une grosse poutre en tombant coupe presque en deux le père qui meurt instantanément.

« La mère fut protégée par la même poutre, mais un de ses bras resta serré et broyé dessous.

« De son autre main elle pouvait toucher sa fille, prise également sous la masse de bois. La pauvre petite a crié : “Au secours” pendant près de trente heures. De temps en temps elle disait : “Maman, donne-moi un oreiller pour ma tête. J’y ai tant mal.”

« La mère seule a survécu. »

Nous la regardions maintenant la montagne, l’énorme montagne blanche qui grandissait toujours, tandis que l’autre, la montagne verte, ne semblait plus qu’une naine à ses pieds.

1 ... 751 752 753 754 755 756 757 758 759 ... 1460
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)