Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville
La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville

Электронная книга - «La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville». Краткое содержание книги:

Ce roman épistolaire nous conte l'histoire classique d'une jeune fille, provinciale d'origine modeste, qui monte à Paris. Après avoir profité, sans en abuser, de la bonté d'une amie de la famille, la facilité et la vie dans la grande ville incitent notre héroïne à se faire «entretenir» par un marquis. La maîtresse sera en bons termes avec la marquise puisque son propre frère en est l'amant. Mais ces amours ne durent guère et la déchéance sera grande?
1 ... 52 53 54 55 56 57 58 59 60 ... 158
Перейти на страницу:

Tous les duellistes sont en général de mauvais sujets; c’est une vérité certaine: pour les avilir, je n’ai besoin ni des lois du prince, ni de celle de la religion; je ne veux employer que le sens commun. L’origine des duels, tant cherchée, n’est autre que les combats en champ clos, ordonnés par des militaires ignorants, trop peu versés dans l’exercice de leur raison, pour connaître le bon droit: ces combats, la honte de la raison humaine, qu’une demi-civilisation a fait supprimer il y a longtemps, avaient du moins un appareil imposant, ils étaient ordonnés, ils avaient des témoins, des règles; au lieu que le duel, leur fils, n’est qu’une vraie boutade, une vraie polissonnerie, ainsi que sa cause. Car la plus grave est un soufflet; ensuite un démenti. Là-dessus on met l’épée à la main, parce qu’il est impossible de vivre avec un soufflet reçu, ou un démenti donné. Pour laver cette injure de souffleté, ou de menteur, il faut devenir meurtrier, assassin, suicidé… Un païen (c’était Cratès le Thébain), reçut un jour un soufflet d’un autre Grec nommé Nicodrome; Cratès fit écrire sur sa joue enflée, Nicodromusfecit: qu’en est-il résulté dans le temps et de nos jours? Nicodrome seul est déshonoré: jugement qui est d’accord avec la raison. On vous a donné un démenti. Là-dessus vous mettez l’épée à la main. Qu’est-ce que cela peut faire à la vérité, insensé que vous êtes! Brute insigne, que prouverez-vous par là? Rien, sinon que vous êtes une bête féroce. Le duel, pour l’officier et le soldat, est un crime égal à la désertion, s’il ne le surpasse: vous vous êtes engagés à servir l’État; et vous tuez ses défenseurs! Louis XIV a fait un acte de suprême justice en défendant le dueclass="underline" eh! plût à Dieu! pour l’honneur de la raison, que cette loi fût sévèrement exécutée!…

Quant à vous, Edmond, plus fou que tous les duellistes, si vous le deveniez, vous ôteriez à votre sœur, sous prétexte de la venger, le seul homme dont elle puisse attendre une véritable réparation.

Adieu.

Lettre 48. Ursule, à Fanchon.

[Edmond s’est battu pour elle avec le marquis.].

5 février.

Chère sœur! Edmond s’est battu le marquis est blessé, peut-être mort. Laure l’écrit à M. Gaudet. Ô Dieu! est-il possible! Cet étourdi! tout gâter, tout perdre! plus d’espoir! je sens que je regrette un homme… qui, au fond, ne m’aurait pas offensée, s’il ne m’eût pas aimée au-delà de toute expression! Annonce cette nouvelle avec ménagement, ou plutôt, n’en parle qu’à ton mari. Nous partons; et il sera temps d’instruire nos chers père et mère, quand nous aurons mis notre frère hors de péril, s’il est possible. Je le crois: son cas est le plus graciable de tous ceux qu’on peut imaginer, Mme Parangon et M. Gaudet le disent. Mais la pauvre dame est au désespoir.

M. Gaudet, lui, dit qu’Edmond lui taille diablement de besogne, et qu’apparemment son bon ange a pensé qu’il lui fallait un pareil ami, pour empêcher que le malin n’eût le temps de le tenter. Quant à moi, je suis tout à la fois très affligée, et fort en colère contre Edmond. Le marquis ne m’a jamais déplu, quoique je l’aie fait croire à cet étourdi pour écarter de lui certains soupçons: car on est bien embarrassée avec ces fous-là!… Je suis pourtant touchée de son amitié pour moi; je vois que Mme Parangon m’en veut un peu de lui être si chère: je le devine à quelques expressions. Comme la nature perce en dépit de la vertu la plus épurée!… Adieu, chère bonne amie sœur. Ne dis rien à nos père et mère: on me recommande de te le marquer.

Lettre 49. La même, à la même.

[Elle nous rassure au sujet d’Edmond.].

De Paris, 11 février.

Vous pouvez tranquilliser nos chers parents, ton mari et toi, très chère sœur. Tout est arrangé, et le marquis n’en mourra pas. Edmond s’est comporté en homme d’honneur, et son combat n’a rien qui puisse lui faire tort; il a passé mes espérances. En partant d’ici, nous comptions toutes sur M. Gaudet, cependant il n’a rien fait, il n’en a pas eu le temps: sans intrigues, sans protection, par la seule éloquence persuasive de ses discours, de sa beauté, de son intéressante langueur, Mme Parangon, dès le lendemain de son arrivée, a tout obtenu. Elle a d’abord parlé au marquis, qui était chez ses parents. Il a su d’elle qu’on poursuivait mon frère: et c’est lui-même, qui a fléchi sa famille irritée, en faisant de son ennemi le plus bel éloge. On a pardonné. Juge de notre joie, en apprenant cette nouvelle, modestement racontée par Mme Parangon!

M. Gaudet, qui désapprouvait auparavant le duel avec tant de force, a été ensuite le plus ardent apologiste d’Edmond, contre Mme Parangon, elle-même, qui persiste dans son sentiment à ce sujet. Mais on assure qu’elle a parlé sur un ton bien différent au père du marquis, après en avoir obtenu la grâce d’Edmond! Elle lui a fait entendre, qu’il n’est aucun juge, qui eût osé condamner un frère, en pareille occasion…

Je ferme ma lettre, à cause de l’heure.

Adieu, ma chère Fanchon.

Lettre 50. Réponse.

[Comme nos père et mère furent contents du courage et de la magnanimité. d’Edmond; et ma femme elle-même paraît l’approuver dans sa vengeance.].

1 ... 52 53 54 55 56 57 58 59 60 ... 158
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)