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La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]

Электронная книга - «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]». Краткое содержание книги:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie.
Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
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En 1996, il se faisait épingler pour complicité dans un hold-up armé contre un transport de fonds. Il n'avait pas personnellement participé au hold-up, mais il avait fourni les armes nécessaires à trois jeunes types. Ce fut son deuxième gros plongeon. Il avait été condamné à quatre ans de prison puis relâché en 1999. Après cela, Nieminen avait miraculeusement réussi à ne pas se faire coincer pour d'autres crimes. Selon un article de journal de 2001, où Nieminen n'était pas nommé mais dont l'historique était tellement détaillé qu'il n'était pas très difficile de comprendre qui était visé, il était soupçonné de complicité d'au moins un meurtre, quand un membre d'un club rival avait été tué.

Lisbeth téléchargea des photos de Nieminen et de Lundin. Nieminen avait un beau visage avec des cheveux châtains bouclés et des yeux agressifs. Magge Lundin avait la tête d'un débile mental. Elle n'eut aucun problème à identifier Lundin comme étant l'homme qui avait rencontré le géant blond au café Blomberg, et Nieminen comme l'homme qui attendait dans le McDo.

UNE INTRUSION DANS LE REGISTRE DES MINES lui permit de trouver la piste du propriétaire de la Volvo blanche avec laquelle le géant blond était parti. Il s'agissait d'une entreprise de location, Auto-Expert, à Eskilstuna. Elle fit le numéro et obtint un certain Refik Alba au bout du fil.

— Oui, bonjour, je m'appelle Gunilla Hansson. Hier mon chien a été écrasé par une voiture qui ne s'est pas arrêtée. Le salaud a filé mais le numéro d'immatriculation montre qu'elle a été louée chez vous. C'était une Volvo blanche.

Elle indiqua le numéro.

— Je suis désolé.

— J'exige plus que ça. Je veux le nom de ce salopard pour lui envoyer une demande de dédommagement.

— Est-ce que vous l'avez signalé à la police ?

— Non, je préfère régler l'histoire à l'amiable.

— Je regrette, mais je ne peux pas donner le nom de nos clients s'il n'y a pas une déclaration à la police.

La voix de Lisbeth Salander s'assombrit. Elle demanda si c'était une bonne politique d'entreprise de l'obliger à dénoncer leurs clients plutôt que de trouver un arrangement à l'amiable. Refik Alba regretta encore une fois et dit qu'il n'y pouvait malheureusement rien. Elle argumenta pendant encore quelques minutes, mais ne réussit pas à obtenir le nom du géant blond.

LE NOM DE ZALA semblait aussi mener à un cul-de-sac. Avec deux interruptions pour manger une pizza accompagnée d'une grande bouteille de Coca, Lisbeth Salander passa la plus grande partie des vingt-quatre heures suivantes devant son ordinateur.

Elle trouva des centaines de Zala — depuis des sportifs italiens de haut niveau jusqu'à un compositeur en Argentine. Mais pas celui qu'elle cherchait.

Elle essaya Zalachenko, mais ne trouva rien qui vaille.

Frustrée, elle finit par chanceler dans sa chambre et dormir douze heures d'affilée. Elle se réveilla à 11 heures, lança la cafetière et se fit couler un bain dans le jacuzzi en ajoutant de l'huile moussante. Elle porta le café et les tartines dans la salle de bains et prit son petit-déjeuner en se prélassant dans la baignoire et en rêvant de la présence de Mimmi à côté d'elle. Mais c'était impossible. Elle ne lui avait même pas dit encore où elle habitait.

Vers midi, elle sortit de l'eau, s'essuya et enfila un peignoir. Elle alluma l'ordinateur de nouveau.

Elle obtint de meilleurs résultats avec les noms de Dag Svensson et de Mia Bergman. Elle put rapidement se faire une idée de leurs activités au cours des dernières années. Elle téléchargea quelques copies d'articles de Dag et trouva une photo de lui en guise de signature. Sans trop de surprise, elle constata que c'était l'homme qu'elle avait vu en compagnie de Mikael Blomkvist au Moulin quelques jours plus tôt. Le nom avait maintenant un visage et vice versa.

Elle trouva plusieurs textes sur ou de Mia Bergman. Quelques années plus tôt, elle s'était fait remarquer par un rapport sur la manière différente dont la justice traitait les hommes et les femmes. Son rapport avait été repris dans des éditoriaux et des articles de fond dans les revues de plusieurs organisations féministes ; Mia Bergman avait personnellement contribué au débat avec plusieurs articles. Lisbeth Salander lut avec grande attention. Certaines féministes considéraient ses conclusions comme importantes alors que d'autres critiquaient Mia Bergman et l'accusaient de « répandre des illusions bourgeoises », sans que soit pour autant précisé ce qu'étaient ces illusions bourgeoises.

Vers 14 heures, elle se connecta sur Asphyxia 1.3, mais plutôt que MikBlom/laptop elle choisit MikBlom/office, l'ordinateur de Mikael Blomkvist à la rédaction de Millenium. Elle savait d'expérience que l'ordinateur du bureau de Mikael ne contenait pratiquement rien. A part le fait qu'il l'utilisait de temps à autre pour surfer sur Internet, il travaillait pratiquement exclusivement sur son iBook. Par contre, Mikael avait droit de regard sur toute la rédaction de Millenium. Elle trouva rapidement l'information nécessaire avec le code d'accès au réseau interne de Millenium.

Pour pouvoir entrer dans d'autres ordinateurs à Millenium, le reflet du disque dur sur le serveur en Hollande ne suffisait pas ; l'original de MikBlom/office devait être allumé et branché sur le réseau interne. Elle avait de la chance, Mikael Blomkvist se trouvait apparemment à son poste de travail et son ordinateur était allumé. Elle attendit dix minutes, mais sans noter de signes d'activité. Elle interpréta cela comme un indice que Mikael avait allumé l'ordinateur en arrivant au bureau et qu'il l'avait peut-être utilisé pour surfer sur Internet, puis l'avait laissé allumé pendant qu'il s'occupait d'autre chose ou travaillait sur son ordinateur portable.

Il fallait y aller en douceur. Au cours de l'heure suivante, Lisbeth Salander pirata progressivement les ordinateurs les uns après les autres et téléchargea des e-mails d'Erika Berger, de Christer Malm et d'une certaine Malou Eriksson qu'elle ne connaissait pas. Pour finir, elle trouva l'ordinateur de Dag Svensson, selon l'information système un vieux Macintosh PowerPC avec un disque dur de 750 Mo, c'est-à-dire une antique bécane probablement utilisée uniquement par des intervenants occasionnels pour du traitement de texte. Il était branché, ce qui voulait dire que Dag Svensson se trouvait à la rédaction de Millenium à ce moment. Elle téléchargea son courrier électronique et parcourut son disque dur. Elle trouva un dossier qui était simplement intitulé [ZALA].

LE GÉANT BLOND ÉTAIT MÉCONTENT et se sentait mal à l'aise. Il venait de récupérer 203 000 couronnes en espèces, ce qui était plus que ce qu'il escomptait pour les trois kilos de métamphétamine livrés à Magge Lundin fin janvier. C'était également un bénéfice correct pour quelques heures de travail effectif — aller chercher la métamphétamine auprès de l'intermédiaire, la conserver un moment, livrer à Magge Lundin puis encaisser cinquante pour cent du profit. Le MC Svavelsjö n'avait apparemment aucun problème pour réaliser une telle somme régulièrement chaque mois, et la bande de Magge Lundin n'était qu'un de trois opérateurs semblables — les deux autres opérant dans les secteurs de Göteborg et de Malmö. A elles trois, les bandes pouvaient faire rentrer plus d'un demi-million de couronnes de pur bénef chaque mois.

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