Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]
La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]

Электронная книга - «La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]». Краткое содержание книги:

Au Royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus. La mort du roi Robert a clos une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité : le Trésor est au bord de la banqueroute, et trop nombreux sont les candidats prétendument légitimes au Trône de Fer : Stannis et Renly Baratheon le disputent à leur neveu Joffrey, tandis que Robb Stark, proclamé roi du Nord, s’efforce de venger son père naguère condamné à mort et exécuté sous couleur de trahison. Au fin fond de l’Orient, l’unique descendante des anciens rois targaryens médite sa revanche en élevant ses trois dragons… L’hiver vient, qui grouille de forces obscures, de mages et de morts-vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.
Grâce à son pouvoir d’évocation sans égal, George R.R. Martin nous entraîne dans un fabuleux univers de complots, de vengeances et de combats, de poison et de magie. Ses personnages ont la force des plus grandes créations romanesques : une fois le livre refermé, quel lecteur pourra oublier Sansa, la princesse sentimentale qui se découvre le jouet d’intrigues machiavéliques, Arya, sa sœur casse-cou qui se déguise en garçon pour échapper à la mort, ou leur frère Bran, l’étrange infirme à demi loup-garou ?
Audacieux, imaginé avec un luxe inouï de détails, nourri par une invention débridée, La Bataille des Rois est un roman éblouissant. Il a la puissance des contes anciens qui hantent toutes les mémoires.
1 ... 49 50 51 52 53 54 55 56 57 ... 92
Перейти на страницу:

— Et le noir ? s’enquit ser Jorah.

— Le noir, dit-elle, est Drogon. »

Or, si prospéraient ses dragons, son khalasar, lui, s’amenuisait et se mourait. Le paysage se faisait, autour, de plus en plus désolé. Il n’était jusqu’à l’herbe-au-diable qui ne se raréfiât ; tant de carcasses de chevaux jonchaient les traces de la colonne que déjà certains en étaient réduits à la suivre à pied. L’état de Doreah, minée par la fièvre, ne cessait d’empirer. Des gerçures sanguinolentes lui crevassaient les lèvres et les mains, ses cheveux tombaient à poignées et, un soir, elle n’eut plus même la force d’enfourcher sa bête. Jhogo parla de l’abandonner ou de l’attacher à sa selle mais, en mémoire de la nuit où, sur la mer Dothrak, la jeune fille lui avait enseigné l’art de se faire aimer mieux de Drogo, Daenerys refusa. Elle lui fit boire l’eau de sa propre gourde, bassina son front d’un linge humide et lui tint la main jusqu’à son dernier souffle avant de permettre qu’on reprit la marche.

Comme ne s’apercevait aucun indice que personne eût passé par là, les Dothrakis se mirent à chuchoter, terrifiés, que la comète les menait en enfer. Un matin qu’on dressait le camp parmi un chaos de roches noires érodées par le vent, Daenerys s’en fut consulter ser Jorah. « Nous sommes-nous égarés ? demanda-t-elle. Ou bien ce désert n’a-t-il pas de fin ?

— Il en a une, répondit-il d’un ton accablé. J’ai vu les cartes dessinées par les négociants. Peu de caravanes empruntent cette voie, certes, mais il y a de grands royaumes à l’est, et des cités pleines de merveilles. Yi Ti, Qarth, Asshai-lès-l’Ombre…

— Vivrons-nous assez pour les voir ?

— Je ne vais pas vous mentir. La rudesse de ces contrées-ci dépasse mes prévisions. »

Son teint gris trahissait qu’il n’en pouvait plus. Depuis le soir où il s’était battu contre les sang-coureurs de Drogo, la plaie de sa hanche ne s’était jamais vraiment refermée ; elle lui arrachait une grimace quand il enfourchait son cheval et lui donnait en selle une allure désarticulée. « Persévérer nous condamne peut-être…, mais retourner sur nos pas nous condamne à coup sûr. »

Elle lui effleura la joue d’un baiser. Le voir sourire la réconforta. Je dois me montrer forte également pour lui, se morigéna-t-elle. Tout chevalier qu’il est, le sang du dragon, c’est moi.

L’eau de la mare suivante était quasiment bouillante et puait le soufre, mais celle des gourdes touchant à sa fin, les Dothrakis en remplirent des jarres et des pots de terre où elle se rafraîchit – s’attiédit, du moins –, sans que son goût devînt certes moins infect, mais toujours était-ce de l’eau, et tous avaient soif. Daenerys scrutait l’horizon avec désespoir. Un tiers de sa troupe avait déjà péri, et le désert se poursuivait à l’infini, morne et rouge. Elle se joue de mes illusions, se dit-elle en levant les yeux vers le point du ciel qu’écorchait la comète. N’aurai-je traversé la moitié du monde et vu renaître les dragons que pour succomber avec eux dans cet épouvantable désert torride ? Elle refusait de le croire.

Le lendemain, l’aube les surprit au moment où ils traversaient une plaine rouge à la croûte crevassée, fissurée, et Daenerys était sur le point d’ordonner la halte quand ses éclaireurs revinrent au triple galop. « Une ville, Khaleesi ! crièrent-ils. Une ville pâle comme la lune et gracieuse comme une adolescente. A une heure de route au plus.

— Guidez-moi », dit-elle.

Lorsque la ville s’offrit à ses regards, avec la blancheur de ses murs et de ses tours comme dépolie par un voile de chaleur, elle lui parut trop belle pour être autre chose qu’un mirage. « De quelle cité s’agit-il ? demanda-t-elle à Mormont. En avez-vous une idée ? »

Il secoua lentement la tête. « Non, ma reine. Jamais je ne me suis tant aventuré à l’est. »

Dans le lointain, les murailles blanches promettaient si bien repos et sécurité, convalescence et retour des forces que Daenerys n’aspirait a rien tant qu’à se précipiter vers elles. Elle se contenta néanmoins de dire à ses sang-coureurs : « Sang de mon sang, prenez les devants et tâchez d’apprendre quelle est cette ville et quel accueil elle nous réserve.

— Ai, Khaleesi », dit Aggo.

Ils ne tardèrent pas à revenir, et Rakharo ne fit qu’un bond de sa selle à terre. A sa ceinture alourdie de médaillons pendait le grand arakh courbe que Daenerys lui avait offert avec la dignité de sang-coureur. « C’est une ville morte, Khaleesi. Nous l’avons trouvée sans nom ni dieux, portes fracassées, rues abandonnées aux mouches et au vent. »

Jhiqui frissonna. « Quand les dieux sont partis, les mauvais fantômes festoient la nuit. On fait mieux d’éviter ce genre de lieux. C’est connu.

— C’est connu, confirma Irri.

— Pas de moi. » Eperonnant sa monture, Daenerys ouvrit la route et franchit au petit trot l’arche brisée d’une ancienne porte, descendit une rue muette. Ser Jorah et les sang-coureurs suivirent et, plus mollement, le restant de la troupe.

Depuis combien de temps la ville avait été désertée, impossible à dire, hormis que, vus de près, ses remparts blancs, si beaux de loin, se révélaient lézardés, croulants. Ils renfermaient un dédale de venelles sinueuses que bordaient, quasi nez à nez, des façades blanches, d’un blanc crayeux, dépourvues de fenêtres. Partout régnait sans partage le blanc, comme si les anciens habitants avaient ignoré la couleur. De-ci de-là ne demeuraient des maisons effondrées que monceaux de décombres écrasés de soleil, ailleurs se discernaient de vagues traces d’incendie. Au carrefour de six ruelles se dressait un socle de marbre vacant. S’il fallait imputer pareil abandon à quelque incursion lointaine des Dothrakis, la statue absente figurait peut-être, à présent, parmi les dieux volés de Vaes Dothrak. Daenerys l’aurait dès lors côtoyée des centaines de fois sans se douter de sa provenance. Sur son épaule, Viserion ne cessait desiffler.

Ils établirent leur camp sur une place battue des vents que surplombait la carcasse vide d’un palais, et entre les pavés de laquelle foisonnait l’herbe-au-diable. Daenerys envoya les hommes en exploration. Certains manifestèrent leur répugnance, mais tous finirent par obtempérer. Peu après reparut un vieillard cousu de cicatrices qui, tout épanoui, rapportait en cabriolant des brassées de figues. Des figues ridées, minuscules, mais sur lesquelles les affamés se ruèrent voracement, jouant des coudes et se bousculant pour en enfourner une et, les joues gonflées, la mastiquer d’un air béat.

D’autres revinrent leur vanter la trouvaille d’arbres fruitiers dissimulés derrière des portes closes en des jardins secrets. Aggo mena Daenerys dans une cour envahie par une treille exubérante qui portait de menues grappes vertes. Jhogo découvrit un puits d’eau pure et glacée. Mais partout gisaient aussi les crânes et les ossements blanchis, fracassés de victimes sans sépulture. « Spectres, maugréa Irri. Terribles spectres. Il ne faut pas rester ici, Khaleesi, leur domaine.

— Je ne crains pas les spectres. Les dragons sont plus puissants que les spectres. » Et les figues m’importent davantage. « Va plutôt me chercher avec Jhiqui du sable propre pour mon bain, et cesse de m’importuner avec ces niaiseries. »

1 ... 49 50 51 52 53 54 55 56 57 ... 92
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)