Corrigé de «Grammaire et exercices de la langue internationale Espéranto»
- Автор: Beaufront Louis de
- Год: 1902
- Язык: французский
- Год: Hachette
- Переводчик: Louis de Beaufront
- Жанр: Лингвистика
Электронная книга - «Corrigé de «Grammaire et exercices de la langue internationale Espéranto»». Краткое содержание книги:
Ce corrigé présente, avec des notes et des renvois utiles, la traduction des 36 versions progressives données par l’«Ekzercaro» du docteur Zamenhof, dans notre ouvrage «Grammaire et Exercices de la Langue internationale Esperanto.» On nous le demandait de toutes parts. Il n’est au fond que la reproduction de «Traduko», mais allégée des parties russe et polonaise dont le Français n’a pas besoin. De plus, dans ce dernier ouvrage, toutes nos notes renvoyaient à un petit livre épuisé aujourd’hui et qui, remplacé par de meilleurs, ne sera plus réédité. Ce fait rendait «Traduko» presque inutilisable. Nous l’avons donc remis au point voulu, en appliquant tous les renvois au «Commentaire sur la Grammaire Esperanto» paru depuis. La plupart d’ailleurs sont devenus inutiles par suite des notes mises au bas des exercices eux-mêmes.
L. de Beaufront.
Louviers (Eure), 25 août 1902.
29° EXERCICE (page 71).
La dérivation et la composition.
Sa colère a duré longtemps. — Aujourd’hui il est en humeur colère. — Il se fâche (se met-en-colère) et injurie. — Il a fermé la porte avec colère¹. — Son fils est mort (a fait l’action de mourir) et maintenant il est mort (viva, en vie; malviva, contraire d’en vie, par conséquent mort). — Le corps est de-mort (mortel), l’âme est sans-mort (immortelle). — Il est mortellement malade, il ne vivra pas plus qu’un jour. — Il parle, et sa parole coule doucement et agréablement. — Nous avons fait le contrat non par écrit, mais verbalement. — Il est bon parleur. — Se tenant dehors, il a pu voir seulement (il n’a pu voir que) le côté extérieur de notre maison. — Il loge (habite) en dehors de la ville. — L’extérieur de cet homme est meilleur que son intérieur. — Il a fait aussitôt ce que je voulais, et je l’ai remercié pour l’immédiat accomplissement de mon désir. — Quel grand incendie (feu)! qu’est-ce qui brûle? — Du bois est un bon matériel à brûler (ou pour brûler). — Le bâton de fer qui était couche dans le four, est à présent brûlant à en être en feu.[14] — Est-ce qu’il vous a donné une réponse affirmative ou négative? — Il est sorti de la chambre à dormir (à coucher) et est entre dans la chambre à manger (salle a manger). — L’oiseau ne s’enfuit pas; il s’envola seulement de l’arbre, vola vers la maison (alflugi, voler vers) et vole sur le toit (surflugi, voler sur). — Pour toute livre achetée de thé ce commerçant ajoute gratis une livre de sucre. — On ne doit pas lire d’un bout à l’autre un livre d’étude, un manuel, mais l’apprendre (l’étudier) d’un bout à l’autre. — Il porte un pardessus rose et un chapeau en forme d’assiette. — Dans mon bureau (table-à-écrire) se trouvent quatre tiroirs. — Ses moustaches sont plus grises que ses favoris (lipharoj, cheveux des lèvres; vangharoj, cheveux des joues).
30° EXERCICE (page 73).
Suffixe de profession, ist — et préposition da.
Un-amateur-de-théâtre visite souvent le théâtre et reçoit (prend) bientôt des manières théâtrales. — Qui s’occupe de mécanique est mécanicien, et qui s’occupe de chimie est chimiste. — On peut appeler un diplomatiiston (diplomate) aussi diplomato, mais on ’ne peut nommer un fizikiston (physicien) fiziko, car fiziko (physique) est le nom de la science elle-même. — Le photographe m’a photographié, et j’ai envoyé ma photographie à mon père. — Un verre à vin est un verre dans lequel antérieurement s’est trouvé du vin, ou qu’on emploie pour du vin; un verre de vin est un verre plein de vin. — Apportez-moi un mètre de drap noir (metro de drapo signifierait un mètre qui était couché (qui se trouvait) sur du drap, ou qui est employé pour (mesurer) du drap). — J’ai acheté une dizaine d’œufs. — Cette rivière a deux cents kilomètres de long. — Sur le bord de la mer se tenait une foule d’hommes. — De nombreux oiseaux (beaucoup d’oiseaux) volent, dans l’automne, dans de plus chauds pays (c’est-à-dire, comme le marque l’accusatif, s’en vont en automne, etc.). — Sur l’arbre se trouvaient beaucoup d’oiseaux. — Quelques hommes se sentent le plus heureux, quand ils voient les souffrances de leurs voisins. — Dans la chambre étaient assis seule- ment quelques hommes. — „Da,“ après un mot quelconque, montre que ce mot a une signification de mesure.
31° EXERCICE (page 74).
Suffixe des contraires, mal — et suffixe des êtres féminins, in.
Mon frère n’est pas grand, mais il n’est pas petit non plus: il est de moyenne crue (taille). — Il est si gros qu’il ne peut passer à travers notre étroite porte. — Un cheveu est très mince. — La nuit était si ténébreuse que nous ne pouvions rien voir même devant notre nez. — Ce pain pas-frais est dur comme une pierre. — De mauvais enfants aiment à tourmenter les bêtes. — Il se sentit si malheureux qu’il maudit le jour dans lequel il fut enfanté (il était né). — Je méprise fortement cet homme vil. — La fenêtre fut non-fermée longtemps;je la fermai, mais aussitôt mon frère l’ouvrit de nouveau. — Une voie droite est plus courte qu’une (voie) courbe. — La table se tient (est) penchée[15] et croyablement se renversera bientôt. — Il se tient en haut sur la montagne et regarde en bas sur la campagne. — Un ennemi est venu dans notre pays. — On m’a nui (ou dérangé) tellement que j’ai gâté tout mon travail. — L’épouse de mon père est ma mère et la grand’mère de mes enfants. — Sur (dans) la cour se tient un coq et trois poules. — Ma sœur est une très belle fille. — Ma tante est une bonne femme. — J’ai vu votre grand’mère avec ses quatre petites-filles et avec ma, nièce. — Sa demi-mère est ma belle-sœur. — J’ai un bœuf et une vache. — La jeune veuve est devenue de nouveau fiancée.
[14]
À chaque instant la forme adverbiale nous manque en français, d’où nécessite d’employer une périphrase dans la traduction et pour n’arriver souvent qu’a rendre l’idée d’une manière approximative.
[15]
Rekte, droitement; malrekte, l’opposé de droitement, do travers, d’une façon penchée, non perpendiculaire.