Maman, les petits bateaux…
- Автор: Дар Фредерик
- Серия: Le Commissaire San-Antonio #86
- Год: 1974
- Язык: французский
- Год: Éditions Fleuve Noir
- Жанр: Иронические детективы
Электронная книга - «Maman, les petits bateaux…». Краткое содержание книги:
Donc tu as le pied marin, si tu n'as pas l'air malin.
Alors, mets ton béret à pompon et embarque, matelot !
Grimpe avec Béru et moi sur le Thermos pour une croisière very délectable.
Tu trouveras à bord des sirènes très sublimes, avec une proue qui n'a pas besoin de soutiens-loloches et une poupe que tu peux déguster à la cuiller.
Y a du champagne, du punch, de la vodka et du caviar…
Et des bombes en guise de dessert.
Très glacées, tu verras.
Avec elles, t'es sûr de faire un boum…
C'est les requins qui vont être contents !
Et si tu as envie de la quille, ben, sers-toi.
Avant qu'elle coule.
— Brèfle, éructe-t-il, somme toute, en somme, y n’ reste pus qu’un mystère à éclaircir.
On le défrime âprement.
— C’est rapport à ce télégramme pour la Sûreté de Marseille qui réclamait du renfort. J’ai beau y goupiller d’un sens et d’un autre, je parviens pas à raccrocher c’t’ épilogue à l’affure, Mec. Toi, si ?
— Moi, non, conviens-je. Fectivement, c’est incompréhensible.
L’officier de police Pastaga tousse dans son creux de poing.
— Eh bien, je… Si vous permettez que je vous veuille promettre, monsieur le communautaire… Je croasse le momu venant, de vous avouer… Les circonférences étant tété, étant tété exceptionnelles… Et moi nanti d’une démission dont, malgré que vous fussiez communiste de poil, heu… je veux dire de pelisse, j’avais la décharge d’assumer…
— Bref, hurlé-je, c’est vous, quadruple con chieur, qui avez voulu envoyer ce câble ?…
— Il ne fauche pas m’en avaloir, monsieur le commissionnaire, j’ai une notation du devoir accompli qui… Holà ! Oh, non ! Ne me regardez pas avec ces vieux léchants, je veux dire ces œufs méchards… Je… Vous me… Mon tic me reprend… Je relâche du sphincter… Non ! Mes excuses respectueuses, commandant… L’Algérie…
Je sors prendre l’air sur le pont.
Grand temps.
Et je tombe pile sur une bioutifoule souris que je n’avais pas encore remarquée, avec tous ces avatars idiots.
La souris sourit.
— Vous ne trouvez pas que l’air fraîchit ? je lui murmure en allant m’accouder au bastingage, tout près d’elle.
Elle convient qu’en effet.
Alors je lui dis qu’il ne faut pas prendre froid.
Et avant la fin de ma phrase j’ai déjà ma main sur son épaule nue.
Tu comprends ?