Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
Il y eut un instant affreux, mais déjà on apercevait à travers les arbres les uniformes rouges. Catherine s’arracha des bras de Rolland et entraîna sa sœur et Marie. Elles se coulèrent dans un fossé, dévalèrent une pente. Derrière elles, des coups de feu se faisaient entendre mais elles avaient foi dans le courage de leurs hommes. Ils sauraient sortir vainqueurs et, bientôt, ils les rejoindraient… Pourtant, en son for intérieur, une voix secrète et désespérée chuchotait à Catherine qu’elle se mentait à elle-même et que jamais elle ne reverrait vivant celui qu’elle aimait tant.
La voix avait raison. Les coups de feu, c’était Rolland qui les avait reçus. Il était mort. Peu après, Maillet et ses quatre compagnons étaient faits prisonniers malgré une défense acharnée. À leur tour les trois femmes furent prises, le 15, dans les bois de Toiras. Elles étaient à bout de forces. On les ramena à Nîmes où Catherine apprit la mort de son époux et la captivité des autres. Ils étaient déjà jugés et devaient être exécutés le lendemain.
La journée du 16 fut une horreur sans nom pour les malheureuses femmes. Encadrées de soldats, elles durent voir leurs époux et leurs compagnons traînés sur la claie dans la poussière et les ordures. Rolland était bien mort mais on l’avait sommairement embaumé pour qu’en dépit de la chaleur il fût encore reconnaissable. Mais Maillet, lui, était bien vivant et montrait un courage stupéfiant.
Il était condamné à mourir sur la roue. Il y monta en chantant et en exhortant ses compagnons condamnés au même supplice à l’imiter. Quand le bourreau leva sa barre de fer pour rompre les membres du jeune homme, Marthe poussa un grand cri et s’évanouit miséricordieusement… Mais l’épreuve subie dans la chaleur cuisante qui écrasait la ville avait été trop forte pour elle. La fièvre suivit et ce fut une malade, inconsciente, que l’on transféra avec sa sœur et Marie dans la tour de Constance où, selon toute vraisemblance, on les laisserait pourrir jusqu’à ce que la mort les prenne en pitié.
Dans la chaleur de l’été, la pauvre Marthe faillit mourir cent fois. Sa sœur et Marie ne la maintenaient en vie que par des miracles de dévouement. Elles se privaient pour elle, s’efforçaient de lui assurer les places les plus fraîches sur les dalles de pierre. Elles étaient d’ailleurs considérées comme des héroïnes par leurs compagnes de captivité. On se répétait leur histoire qui allait devenir légende. L’ombre rouge et or de Rolland était sur elles. Et puis vint enfin la pluie, et la vie à la tour de Constance fut un peu moins cruelle. On put boire tout son saoul, se laver un peu, tenter de revivre…
Mais le maréchal de Villars savait le prix des symboles dans un pays en guerre. Au mois de novembre il ordonna que les sœurs de Cornély fussent tirées de leur prison, à la seule condition qu’elles passeraient en Suisse où les leurs les précédaient.
Par un matin brumeux qui faisait lever d’étranges formes sur les étangs verdis, Catherine, Marthe encore faible et Marie quittèrent Aigues-Mortes sous la garde de l’escorte armée qui devait les conduire à la frontière. Elles s’enfoncèrent dans le brouillard et dans l’anonymat. L’Histoire refermait ses portes derrière elles, car on ne sait ce qu’elles devinrent par la suite.
Mais la vieille tour, jadis construite par Saint Louis quand il avait créé le port d’Aigues-Mortes et qui devait assez vite passer de sa fonction de gardienne d’une ville à celle d’une prison d’État, allait garder captive une véritable héroïne, vénérée dans toute la région comme l’un des flambeaux du courage protestant : Marie Durand, qui, enfermée dans la tour avec sa famille alors qu’elle n’était qu’une fillette, allait y demeurer trente-sept longues années. Des années qui ne parvinrent pas à réduire sa foi, son espérance ni sa charité car, durant tout ce temps, elle ne cessa de se dépenser pour ses compagnes qu’elle exhortait et dont elle ranimait les courages lorsqu’ils faiblissaient. Sur la margelle qui borde l’orifice central de la salle, on peut lire encore, encadrés pieusement d’une ferronnerie, les quelques mots qu’elle y a gravés : « Au ciel. Résistez ! »
C’est le prince de Beauvau, lorsqu’il devint gouverneur du Languedoc en 1767, qui libéra Marie Durand et les treize compagnes qui lui restaient encore…
HORAIRES D’OUVERTURE
Du 1er mai au 31 août 10 h-19 h Du 1er septembre au 30 avril 10 h-13 h et 14 h-16 h 30
1- Troupes régulières mais qui tiraient leur nom d’anciens brigands de Catalogne.
Cropières
La maison d’Angélique
Laquelle était la plus légère ?
Est-ce la reine Montespan ?
Est-ce Hortense avec un roman
Maintenon avec son bréviaire
Ou Fontanges avec son ruban ?