Réflexions ou sentences et maximes morales
- Автор: де Ларошфуко Франсуа VI
- Год: 1664
- Язык: французский
- Жанр: Классическая проза
Электронная книга - «Réflexions ou sentences et maximes morales». Краткое содержание книги:
Grâce à la précision et à la netteté originales de son style, relevé par des ornements dont la distinction égale la sobriété, La Rochefoucauld a décrit son temps et une société pleine d’intrigues et de révolutions perpétuelles pour laisser, de modèles passagers envisagés dans une perspective pessimiste, une image immortelle.
2e état – Il est plus facile de prendre de l’amour quand on n’en a pas, que de s’en défaire quand on en a.
1er état – La plupart des femmes se rendent plutôt par faiblesse que par passion; de là vient que pour l’ordinaire les femmes entreprenantes réussissent mieux que les autres, quoiqu’elles ne soient pas plus aimables.
2e état – La plupart des femmes se rendent plutôt par faiblesse que par passion; de là vient que pour l’ordinaire les hommes entreprenants réussissent mieux que les autres, quoiqu’ils ne soient pas plus aimables.
N’aimer guère en amour est un moyen assuré pour être aimé.
L’absence diminue les médiocres passions, et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
La sincérité que se demandent les amants et les maîtresses, pour savoir l’un et l’autre quand ils cesseront de s’aimer, est biens moins pour vouloir être avertis quand on ne les aimera plus que pour être mieux assurés qu’on les aime, lorsqu’on ne dit point le contraire.
Les femmes croient souvent aimer quoiqu’elles n’aiment pas. L’occupation d’une intrigue, l’émotion d’esprit que donne la galanterie, la pente naturelle au plaisir d’être aimées, et la peine de refuser, leur persuadent qu’elles ont de la passion lorsqu’elles n’ont tout au plus que de la coquetterie.
La plus juste comparaison qu’on puisse faire de l’amour, c’est celle de la fièvre; nous n’avons non plus de pouvoir sur l’un que sur l’autre, soit pour sa violence ou pour sa durée.
Ce qui fait que l’on est souvent mécontent de ceux qui négocient, est qu’ils abandonnent quasi toujours l’intérêt de leurs amis pour l’intérêt du fond de la négociation, qui devient le leur par la gloire d’avoir réussi à ce qu’ils avaient entrepris.
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