Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [tome III - Le Retour du Roi]
Le Seigneur des anneaux [tome III - Le Retour du Roi] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [tome III - Le Retour du Roi]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [tome III - Le Retour du Roi]». Краткое содержание книги:

Le Seigneur des anneaux [tome III - Le Retour du Roi]
1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 155
Перейти на страницу:

Et sur ce, l’armée se mit en branle. Mais les Rohirrim ne chantaient plus. À la mort ! criaient-ils d’une seule voix, terrible et forte ; et d’un irrésistible élan, telle une grande marée, leur cavalerie passa en trombe autour du roi tombé et s’en fut, tonnant vers le sud.

Et Meriadoc le hobbit demeurait là, cillant au travers de ses larmes, et nul ne lui parlait ; en fait, personne ne semblait se soucier de lui. Il essuya ses larmes et se baissa, ramassant le bouclier vert qu’Éowyn lui avait offert, et il le passa derrière son épaule. Puis il chercha l’épée qui était tombée de sa main ; car au moment de frapper, son bras s’était engourdi, de sorte qu’à présent il ne pouvait plus se servir que de sa main gauche. Et voyez ! son arme gisait au sol, mais la lame fumait comme une branche sèche jetée au feu ; et comme il regardait, elle se tordit et s’émietta et fut consumée.

Ainsi finit l’épée des Coteaux des Tertres, ouvrage de l’Occidentale. Mais il eût été heureux de connaître sa destinée, celui qui l’avait patiemment forgée au temps jadis dans le Royaume du Nord, quand les Dúnedain étaient jeunes, eux dont l’ennemi premier était le terrible royaume d’Angmar et son roi-sorcier. Aucune autre lame, fût-elle en de plus puissantes mains, ne lui eût infligé une aussi cuisante blessure, fendant les chairs mortes-vivantes, rompant le charme qui soudait ses tendons invisibles à sa volonté.

Des hommes soulevèrent alors le roi et, ayant jeté des manteaux sur des tronçons de lances, ils le portèrent vers la Cité sur ce brancard de fortune ; et d’autres prirent doucement Éowyn et l’emmenèrent après lui. Mais les hommes de la maison du roi ne pouvaient encore être soustraits du champ de bataille ; car sept de ses chevaliers étaient tombés là, et leur chef Déorwine était du nombre. Aussi les étendirent-ils loin de leurs ennemis et de l’horrible bête, et ils plantèrent des lances autour d’eux. Et plus tard, quand tout fut terminé, des hommes revinrent sur les lieux et y allumèrent un grand brasier, et ils brûlèrent la carcasse de la bête ; mais pour Snawmana, ils creusèrent une tombe et érigèrent une pierre sur laquelle était gravé, dans les langues du Gondor et de la Marche :

FIDÈLE SERVITEUR FUNESTE AU CAVALIER :

LE PRESTE SNAWMANA, POULAIN DE PIEDLÉGER.

L’herbe poussa, longue et verte, sur le Moncelet de Snawmana, mais la terre où fut brûlée la bête resta à jamais noire et nue.

Merry, d’un pas lent et triste, marchait à présent aux côtés des porteurs, sans plus tenir aucun compte de la bataille. Il était las et endolori, et ses membres tremblaient comme sous l’effet du froid. Une grosse pluie était montée depuis la Mer : toutes choses semblaient pleurer Théoden et Éowyn, noyant les flammes de la Cité sous un déluge de larmes grises. À travers une brume, il vit bientôt approcher l’avant-garde des hommes du Gondor. Imrahil, Prince de Dol Amroth, serra la bride à son cheval et s’arrêta auprès d’eux.

« Quel fardeau portez-vous, Hommes du Rohan ? » cria-t-il.

« Théoden Roi, répondirent-ils. Il est mort. Mais Éomer Roi est parti au front : lui dont le cimier blanc s’agite dans la brise. »

Alors le prince descendit de cheval, et il s’agenouilla près du brancard pour faire honneur au roi et à son grand assaut ; et il pleura. Et, se relevant, il posa les yeux sur Éowyn et resta stupéfait. « Voilà assurément une femme ? dit-il. Les femmes des Rohirrim sont-elles venues elles aussi nous prêter main-forte ? »

« Non pas ! dirent-ils ; une seule est venue. C’est la dame Éowyn, sœur d’Éomer ; nous n’en savions rien avant cette heure, et nous le regrettons amèrement. »

Alors le prince, voyant sa beauté, bien que son visage fût pâle et froid, lui prit la main comme il se baissait pour la regarder de plus près. « Hommes du Rohan ! s’écria-t-il. N’est-il parmi vous aucun mage guérisseur ? Elle est blessée – peut-être mortellement, mais j’estime qu’elle vit encore. » Et il tint devant les lèvres froides le brassard qu’il portait, et voici ! un nuage de buée se déposa sur le métal bruni, à peine visible.

« Il faut faire vite », dit-il, et il dépêcha l’un des siens dans la Cité pour y chercher de l’aide. Mais lui, s’inclinant devant les tombés, leur dit adieu ; et de retour en selle, il s’en fut à la bataille.

Or, le combat devenait furieux sur les champs du Pelennor ; dans l’air montaient le fracas des armes, la clameur des hommes et le hennissement des chevaux. Des cors sonnaient, des trompettes claironnaient, parmi les beuglements des mûmakil entraînés dans l’assaut. Au sud de la Cité, les hommes de pied du Gondor avançaient contre les légions de Morgul encore massées contre les murs. Mais la cavalerie se porta vers l’est au secours d’Éomer : Húrin le Grand, Gardien des Clefs et Seigneur du Lossarnach, et Hirluin des Collines Vertes, et Imrahil le Beau entouré de tous ses chevaliers.

Cette aide n’arrivait pas trop tôt pour les Rohirrim ; car la fortune s’était retournée contre Éomer, et sa furie l’avait trahi. La violence de sa charge avait entièrement balayé le front ennemi, et de grandes pointes de Cavaliers avaient pénétré les rangs des Sudrons, surprenant les hommes montés et conduisant les fantassins à leur perte. Mais partout où il y avait des mûmakil, les chevaux refusaient d’aller, renâclant et se dérobant ; et les grands monstres restaient invaincus, telles des tours de défense autour desquelles les Haradrim pouvaient se rallier. Et si les Rohirrim, au commencement de l’assaut, étaient trois fois moins nombreux que les seuls Sudrons, leur situation fut bientôt pire ; car de nouvelles forces se mirent à affluer en provenance d’Osgiliath. Là, tenues en réserve pour la mise à sac de la Cité et la profanation du Gondor, elles avaient attendu l’appel de leur Capitaine. Celui-ci n’était plus ; mais Gothmog, le lieutenant de Morgul, avait décidé de les jeter dans la mêlée : Orientais armés de haches, Variags du Khand, Sudrons en écarlate ; et de l’Extrême-Harad, des mercenaires noirs, mi-hommes, mi-trolls, aux yeux blanchâtres et à la langue rouge vif. Certains se hâtaient à présent derrière les Rohirrim, d’autres se dirigeaient à l’ouest pour contenir les forces du Gondor et empêcher leur union avec le Rohan.

Mais au moment où le sort des armes tournait à l’encontre du Gondor et faisait vaciller les cœurs, une nouvelle clameur s’éleva dans la Cité ; car c’était le mitan du matin et un fort vent soufflait, et la pluie fuyait vers le nord et le soleil brillait. Dans cet air limpide, les guetteurs des murs virent poindre au loin une nouvelle menace, et leur dernier espoir s’envola.

Car l’Anduin, passé la boucle du Harlond, coulait de telle manière que les gens de la Cité pouvaient le voir s’éloigner sur plusieurs lieues, et les plus clairvoyants apercevoir tout navire le remontant. Et regardant par là, ils s’écrièrent, consternés ; car ils virent se détacher sur le miroir de l’eau une flotte que le vent amenait : des dromons, et des navires de fort tirant d’eau équipés de nombreuses rames, tous gréés de voiles noires gonflées par la brise.

« Les Corsaires d’Umbar ! crièrent-ils. Les Corsaires d’Umbar ! Regardez ! Les Corsaires d’Umbar arrivent ! Le Belfalas est donc pris, l’Ethir aussi, et le Lebennin n’est plus. Les Corsaires sont à nos portes ! C’est le dernier coup du destin ! »

Et d’aucuns, sans en avoir reçu l’ordre, car nul ne se trouvait dans la Cité pour les commander, se ruèrent sur les cloches et firent sonner l’alarme ; tandis que d’autres annonçaient la retraite à grand renfort de trompettes. « Aux murs ! lançaient-ils. Aux murs ! Regagnez la Cité avant que tous soient submergés ! » Mais le vent qui poussait les navires dispersait tous leurs cris.

1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 155
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)