Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et devant eux, vêtus de robes violet vif qui n'étaient probablement hideuses qu'aux yeux d'un né-Moldu, se tenait l'immense silhouette d'Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore, directeur de Poudlard, sorcier en chef du Magenmagot, Manitou suprême de la confédération internationale des sorciers, vainqueur du Seigneur des Ténèbres Grindelwald, protecteur de l'Angleterre, redécouvreur des légendaires douze usages du sang de dragon et plus puissant sorcier en vie ; et il la regardait elle, Hermione Jean Granger, général du récemment agrandi régiment Soleil, qui avait les meilleures notes de première année de tout Poudlard et qui s'était récemment déclarée héroïne.
Même son nom était plus court que le sien.
Le directeur lui sourit avec bienveillance, ses yeux ridés pétillants de joie derrières ses lunettes en demi-lune et dit : "Bonjour, Mlle. Granger."
Ce qui était bizarre, c'était que c'était loin d'être aussi effrayant que de parler au professeur Quirrell. "Bonjour, monsieur le directeur," dit Hermione sans autre chose qu'un léger chevrotement dans la voix.
"Mlle. Granger," dit Dumbledore, et il avait l'air maintenant plus sérieux, "je pense que vous et moi nous sommes assez mal compris. Je ne souhaitais pas sous-entendre que vous ne pouviez pas ni ne deviez pas être une héroïne. Je n'ai certainement pas insinué que les sorcières en général ne devraient pas être des héroïnes. Seulement que vous étiez... un peu jeune pour penser à ce genre de choses."
Hermione, incapable de s'en empêcher, regarda le professeur McGonagall et vit que celle-ci lui donnait un sourire encourageant - ou en tout cas qu'elle leur souriait à eux deux - et Hermione revint donc au directeur et dit, le petit chevrotement cette fois plus important : "depuis que vous êtes devenu directeur voilà quarante ans, onze personnes passées par Poudlard sont devenues des héros, je parle de gens comme Lupe Cazaril et d'autres, et dix d'entre elles étaient des garçons. Cimorene Linderwall était la seule sorcière."
"Hm," dit le directeur. Son visage était pensif ; il avait au moins l'air d'y réfléchir. "Mlle. Granger, ça n'a jamais été mon genre de comparer ce genre de chiffres. Il est souvent bien plus simple de compter que de comprendre. Nombre de gens bons sont sortis de Poudlard, sorcières et sorciers ; et ceux célébrés pour leur héroïsmes ne sont qu'un type de bonne personne, et peut-être pas du type le plus élevé qui soit. Vous n'avez inclus ni Alice Londubat ni Lily Potter dans votre estimation... mais laissons cela. Dites-moi, Mlle. Granger, avez-vous compté le nombre de héros à sortir de Poudlard pendant les quarante années qui m'ont précédées ? Car de cette époque je ne puis compter que seules trois personnes aujourd'hui considérées comme des héros ; et parmi ces trois, aucune sorcière."
"Je n'essaie pas de dire que c'est seulement vous !" dit Hermione. "Seulement, je pense que beaucoup de gens, comme les directeurs avant vous, peut-être même toute votre société et tout ça, découragent peut-être les filles."
Le vieux sorcier soupira. Ses yeux en demi-lunettes ne regardaient qu'elle, comme s'ils étaient les deux seules personnes présentes. "Mlle. Granger, il est peut-être possible de dissuader des sorcières de devenir professeurs, joueuses de Quidditch ou même Aurors. Mais pas héroïnes. Si quelqu'un est censé devenir un héros ou une héroïne, alors il ou elle le sera. Ces personnes seraient prêtes à traverser des incendies et à nager dans de la glace. Ni les Détraqueur ni la mort de leurs amis ne les arrêterait, pas plus que la dissuasion."
"Eh bien," dit Hermione, et elle s'interrompit, luttant pour trouver ses mots. "Eh bien, enfin... et si ce n'est pas vraiment vrai ? Enfin, de mon point de vue il semble que si on veut que plus de sorcières deviennent des héroïnes, on devrait mieux leur apprendre à se héroïfier."
"Beaucoup de garçons et de filles rêvent d'être des héros," dit Dumbledore à voix basse. Il ne regardait qu'elle et aucune des autres filles. "Ceux qui continuent une fois éveillés sont moins nombreux. Beaucoup ont tenu bon et se sont battus lorsque le Mal est venu les chercher. Ceux qui sont allés au devant du Mal et l'ont forcé à se défendre sont moins nombreux. C'est une vie difficile, parfois solitaire et souvent courte. Je n'ai dit à personne d'ignorer cet appel, mais je ne souhaiterais pas non plus que leur nombre augmente."
Hermione hésita ; quelque chose sur ce visage ridé l'arrêtait, comme une allusion à toute l'émotion qui était demeurée masquée, à toutes les années...
Peut-être que s'il y avait plus de héros, leur vie ne serait pas si solitaire ni si courte.
Mais elle ne parvint pas à le dire ; pas à lui.
"Enfin, ce débat est stérile," dit le vieux sorcier. Son sourire parut un peu triste à Hermione. "Mlle. Granger, on ne peut enseigner l'héroïsme comme on enseignerait les Charmes. On ne peut demander un devoir sur comment continuer quand tout espoir semble perdu. On ne peut inculquer par routine quand le moment est venu de se lever et de dire au directeur qu'il a mal agi. Les héros sont nés, pas éduqués. Et pour une raison ou une autre, ce sont plus souvent des garçons que des filles." Le directeur haussa les épaules comme pour dire qu'il ne pouvait rien y faire.
"Euh," dit Hermione. Elle ne put s'empêcher ne regarder derrière elle.
Le professeur Sinistra avait l'air un peu indignée. Et non, tout le monde ne la regardait pas comme si elle s'était comportée comme une idiote, ce qu'elle avait commencé à s'imaginer en écoutant Dumbledore lui parler.
Hermione se tourna de nouveau pour faire face à Dumbledore, prit une profonde inspiration et dit : "Eh bien, peut-être que les gens qui sont destinés à devenir des héros le deviendront quoi qu'il arrive. Mais je ne vois pas comment quiconque pourrait vraiment savoir ça plutôt que de juste l'affirmer après-coup. Et quand je vous ai dit que je voulais être une héroïne, vous n'avez pas été très encourageant."
"M. Potter," dit le directeur avec douceur. Ses yeux ne quittèrent pas ceux de Hermione. "Dites s'il vous plaît à Mlle. Granger votre impression sur notre première rencontre. Diriez-vous que j'étais encourageant ? Répondez sincèrement."
Il y eut un silence.
"M. Potter ?" dit la voix perplexe du professeur Vector derrière Hermione.
"Euh," dit la voix de Harry, venue d'un peu plus loin, extrêmement réticente. "Euh, enfin, à vrai dire dans mon cas le directeur a mis le feu à un poulet."
"Il a quoi ?" lâcha Hermione, sauf que plusieurs autres personnes s'étaient exclamées à peu près au même moment si bien qu'elle n'était pas certaine qu'on l'ait entendue.
Dumbledore la regardait, l'air parfaitement sérieux.
"Je n'étais pas au courant pour Fumseck," dit rapidement la voix de Harry, "alors il m'a dit que Fumseck était un phénix tout en me montrant un poulet sur le perchoir de Fumseck pour que je pense que ce poulet était Fumseck et ensuite il a mis le feu au poulet - et il m'a aussi donné ce gros rocher et il m'a dit qu'il appartenait à mon père et que je devrai le transporter partout où j'allais -"
"Mais c'est de la folie !" lâcha Susan.
Tout le monde se tut immédiatement.
Le directeur pivota lentement la tête pour regarder Susan.
"Je -" dit Susan. "Je veux dire - je -"