Colonie 2 [Colony - fr]
- Автор: Бова Бен
- Серия: Chet Kinsman (fr) #3
- Год: 1980
- Язык: французский
- Год: J'AI LU
- ISBN: 2-277-21029-3
- Переводчик: Michel Deutsch
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Colonie 2 [Colony - fr]». Краткое содержание книги:
Déjà la Terre est à feu et à sang, le Front Révolutionnaire des Peuples frappe partout, la navette spatiale de David est détournée… et il se retrouve dans une région perdue de l'Argentine.
Vers lui le hasard a conduit Bahjat, une jeune Irakienne, membre du F.R.P. Durant leur marche héroïque, une tendresse naît, qui n'empêche pas Bahjat de livrer David au chef de Front, à New York.
Maître de la Terre, le F.R.P. veut plus : conquérir Île Un — source de toutes les énergies.
Dans le vaisseau qui fonce vers sa patrie, David, gardé en otage, imagine une riposte. D'une perfection technologique sans pitié. Bahjat périrait...
Il y va de la suivie d'Île Un — espoir et avenir de l'homme !
Arlène opina.
— Et c’est ce que vous êtes en train de faire ?
— Le Gouvernement mondial prétend contrôler les marchés, les prix, les barèmes d’impôt. Ces bureaucrates de mes deux veulent encadrer tout et partout. Soi-disant pour aider les pays pauvres et nourrir les masses affamées. Or, plus on les nourrit, plus elles se multiplient et moins elles sont capables de se nourrir toutes seules. C’est pour ça que le Gouvernement mondial devra passer la main.
— Et puis, c’est mauvais pour les profits, ajouta Arlène en souriant.
— Il y a aussi de ça, convint Garrison en lui rendant son sourire.
Elle tendit le doigt vers l’écran. Des tanks peints en vert olive avançaient lentement sur le pont George-Washington. Il n’y avait pas un guérilléro en vue.
— Mais comment la guérilla urbaine pourra-t-elle faire tomber le G.M. ?
— N’importe comment, ça devait arriver. Tôt ou tard, les villes auraient explosé. C’est miracle que ça n’ait pas encore eu lieu. Nous les avons simplement aidés à lâcher la vapeur accumulée depuis des années.
— Et le Gouvernement mondial…
— Est mal parti, quel que soit le dénouement. S’il était intervenu sur-le-champ et avait envoyé des troupes pour soutenir l’armée U.S., le peuple américain n’aurait pas digéré de voir des soldats étrangers camper chez lui. La plupart des effectifs de l’armée mondiale sont aussi noirs ou aussi bistres que les guérilleros du F.R.P. Plus, même. Les Africains sont encore plus foncés que les nègres américains. Ils n’auraient peut-être pas été très chauds pour tirer sur leurs cousins de couleur. Et même s’ils s’y étaient résolus, il y aurait eu pas mal de pillage et de viols. Comme chaque fois qu’on fait venir des soldats étrangers.
— Ce qui aurait dressé le peuple américain contre le Gouvernement mondial ?
— Et comment ! Surtout avec nos hommes dans les médias pour jeter de l’huile sur le feu.
— Mais le Gouvernement mondial n’est pas intervenu. Il n’a pas bougé.
— Ça vaut encore mieux. Comme ça, on peut l’accuser d’être resté à se tourner les pouces pendant que les villes américaines partaient en fumée.
— Mais la mort de De Paolo ?
— Elle est arrivé trente ans trop tard, gronda Garrison. Tout le monde doit mourir. Sauf moi. Moi, je vivrai éternellement, ne l’oublie jamais.
Elle le scruta.
— Vous le croyez vraiment ?
Garrison éclata de rire.
— Pourquoi penses-tu que nous sommes venus sur Île Un qui grouille de laboratoires de biologie ? S’ils ont pu fabriquer un gosse physiquement parfait en manipulant les gènes, ils pourront rendre sa jeunesse à un vieil homme.
— Vous croyez ?
— Tu peux être tranquille.
Il n’y avait plus trace de gaieté dans le ton de Garrison.
33
Le Dr Cobb a tenu à nous accueillir lui-même sur Île Un et il s’est entretenu personnellement avec chacun de nous. Évidemment, Ruth et moi constituions un cas particulier et il nous a parlé ensemble. Il a appelé la Californie sur une ligne prioritaire et, grâce à lui, Ruth a pu entrer en contact avec ses parents. Ils vont bien. Pour le moment, ils habitent chez des cousins du côté de Santa Cruz. À Los Angeles, c’est la dévastation.
La plupart d’entre nous étions terrifiés par les soulèvements qui avaient eu lieu chez nous et le moral volait bas. Le Dr Cobb s’est efforcé de nous réconforter en nous expliquant qu’Île Un était dorénavant notre patrie et qu’un avenir lumineux nous y attendait.
Au cours de la conversation privée que nous avons eue avec lui, il nous a conseillé, à Ruth et à moi, de commencer à nous documenter sur les astéroïdes. D’après lui, ce sont de véritables mines d’or qui n’attendent que nous au-delà de l’orbite de Mars. Et il n’y a pas seulement de l’or mais aussi des minerais et des métaux infiniment plus précieux et plus importants. Quand je lui ai répondu que j’étais un paysan, pas un mineur, il s’est mis à rire et m’a demandé si je ne pensais pas que les prospecteurs auraient besoin de nourriture quand ils seraient près de quatre fois plus loin du soleil que nous le sommes ici.