Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
Hélas, elle meurt jeune et l’époux qu’elle aimait tant se remarie avec la fille du duc de Lévis. Ils vont être les parents d’un grand soldat, l’un des plus grands serviteurs du royaume : Charles-Eugène-Gabriel de Castries qui, marié à seize ans à la petite-nièce du cardinal de Fleury, va trouver le moyen d’être le plus jeune maréchal de camp, le plus jeune lieutenant général, le plus jeune chevalier du Saint-Esprit et l’un des plus jeunes stratèges de France. Il n’a que trente-trois ans quand il remporte la victoire de Clostercamp où meurt le chevalier d’Assas, son jeune voisin dont le château s’aperçoit de la terrasse de Castries. Ministre de la Marine de Louis XVI de 1780 à 1787, il est le maître d’œuvre de la grande expédition navale commandée par l’amiral de Grasse, qui aboutira à la bataille de Yorktown et à la victoire des États-Unis sur l’Angleterre. Il donne, en outre, leurs commandements au bailli de Suffren, à La Motte-Picquet et, soutenu par le roi, il offre à la France la marine la plus forte de l’époque. Malheureusement, la Révolution détruira son œuvre en grande partie. Mais de cette œuvre restent deux éclatants témoignages : le port de Cherbourg et le Code maritime…
Après la prise de la Bastille, le maréchal choisit d’émigrer, puisque apparemment on n’avait plus besoin de lui, mais il voulut servir encore en tentant d’empêcher la publication du Manifeste de Brunswick dont on connaît les désastreux effets. Premier ministre du roi en exil, c’est en exil, au château de Wolfenbüttel, que meurt ce grand homme dont la mémoire devrait être vénérée par d’autres que les siens.
Son fils fut digne de la tradition militaire de la famille.
Le château, lui, avait beaucoup souffert de la Révolution, saccagé, vendu et partagé entre quatorze propriétaires. Ce fut l’époux de notre « duchesse de Langeais » qui réussit à rassembler le domaine et à le restaurer tout en menant à bien une belle carrière militaire. Mais il n’avait pas d’enfants et dut léguer le château et le titre à son neveu Edmond. Soulignons que la sœur de cet Edmond épousa le maréchal de Mac-Mahon… et devint de ce fait « présidente » de la République !
Autres grands soldats ? Henri, qui fut le compagnon de Charles de Foucauld, fondateur du Service historique du Maroc et le conseiller du maréchal Lyautey. Enfin, le général de Castries, grand cavalier devant l’éternel, qui assumera aux yeux du monde l’héroïque défense de Diên Biên Phu… C’est à la paix du château qu’il viendra demander de lui rendre la santé et la sérénité de l’âme.
Heureusement pour lui, le château, qui en avait encore grand besoin, avait été entièrement remis en état à partir de 1936 par un jeune ménage qui y sacrifia vingt ans de son existence : le duc et la duchesse de Castries. Lui s’attaqua aux jardins, elle à l’intérieur, et tout renaquit aussi beau que par le passé, mais plus confortable. Pendant dix ans, la jeune duchesse ne mit pas les pieds à Paris.
Mais peut-être le soin du château n’était-il pas son seul souci. S’y joignait le désir bien naturel de suivre les importants travaux historiques de son époux, une œuvre magistrale qui devait conduire le duc de Castries à l’Académie française. Lui ne vécut pas par l’épée et cependant son talent devait lui en apporter une, prestigieuse !
À sa mort en 1986, le dernier duc de Castries lègue le château à l’Académie française.
HORAIRES D’OUVERTURE
Le château est actuellement fermé pour travaux de restauration.
http://www.institut-de-france.fr/fr/patrimoine-musees/ch%C3%A2teau-de-castries
1- On dit Castries pour le village et Castres pour la famille. Il y a, en effet un autre Castres dans le Tarn. Voir Hauterive (tome 2).
Chamarande
Folle et cruelle Églé
Perversité de femme !… Quel plaisir, quel instinct la porte à nous tromper ?