Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II
Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II

Электронная книга - «Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II». Краткое содержание книги:

Nous sommes à Paris en 1609. Henri IV règne, sous la menace permanente des attentats. Le chevalier de Pardaillan, qui n'a pas retrouvé son fils, rencontre un jeune truand, Jehan-le-Brave, en qui il ne tarde pas à reconnaître l'enfant de Fausta. Or, Jehan-le-Brave, qui ignore tout de ses origines, est amoureux de Bertille de Saugis, fille naturelle d'Henri IV. Pour protéger sa bien-aimée et le père de celle-ci, c'est-à-dire le roi, il entre en conflit avec tous ceux qui complotent sa mort: Concini et son épouse, Léonora Galigaï, Aquaviva, le supérieur des jésuites qui a recruté un agent pour ses intentions criminelles, le pauvre Ravaillac. Le chevalier de Pardaillan s'engage dans la lutte aux côtés de son fils, aussi bien pour l'observer que pour protéger le roi. Or, Fausta jadis avait caché à Montmartre un fabuleux trésor que tout le monde convoite, les jésuites, les Concini, et même le ministre du roi Sully. Seule Bertille connaît par hasard le secret de cette cachette, ainsi que le chevalier de Pardaillan…
Suite du volume I…
1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 ... 105
Перейти на страницу:

Ils sortirent, Perrette et Bertille encadrant la religieuse qu’elles étaient forcées de soutenir. Jehan marchait en tête. Il alla droit au mur d’enceinte, là où il était le plus proche. Ils arrivèrent au pied de ce mur n’ayant rencontré que quelques-unes de ces paysannes dont nous avons parlé et qui vivaient là, attachées au couvent. Pour celles-là, une vraie religieuse était une supérieure à laquelle elles ne se seraient jamais permis de poser une question.

Jehan appliqua son échelle contre le mur, prit la religieuse par le bras et, s’adressant à Bertille, avec cette douceur enveloppante qu’il ne trouvait que pour elle:

– Enlevez cette capeline et cette écharpe. Mettez ce manteau et, quand vous serez de l’autre côté, ne baissez pas trop le capuchon. Il faut qu’on puisse voir de loin que vous êtes bien une femme, malgré que votre costume, ainsi modifié, ne ressemble plus au mien.

Elle obéit docilement, rapidement, en lui souriant doucement.

– Montez, dit-il, quand il la vit prête, et quand vous serez libre, partez sans vous retourner, sans hâte inutile et surtout sans vous occuper de moi.

Elle s’arrêta, hésitante et inquiète.

– Et vous? fit-elle d’une voix qui tremblait.

– Ne vous inquiétez pas de moi, reprit-il avec la même douceur. Il faut m’obéir sans discuter, c’est le seul moyen que j’aie de vous sauver!

Elle comprit qu’en effet l’obéissance passive s’imposait. D’ailleurs, elle avait une si grande confiance en sa force et sa bravoure! Elle monta. Et, pendant qu’elle montait, elle l’entendit qui disait à Perrette d’une voix étranglée par l’angoisse:

– Ma petite sœur, je te la confie… Conduis-la chez toi… nulle part ailleurs que chez toi… et ne la quitte pas une seconde.

Et Perrette, de sa voix grave et sérieuse:

– Soyez sans crainte, monsieur, elle n’ira pas ailleurs que chez moi et je veillerai sur elle.

Perrette monta à son tour.

– Madame, dit Jehan à la religieuse, je vais monter là-haut… je vous lâche… Je vous avertis que j’ai un pistolet. Au moindre cri, je vous abats.

Il n’avait pas de pistolet du tout. Mais la sœur le crut. C’était tout ce qu’il voulait. En deux bonds, il fut sur la crête du mur. Il passa l’échelle de l’autre côté. Les deux femmes descendirent. Pendant ce temps, en un tour de main, il se défaisait de son accoutrement féminin et le jetait dans le panier.

Le mur, à l’endroit où ils se trouvaient, donnait sur la petite place où se dressait le gibet. Le chemin qui longeait le mur, en descendant, passait donc devant l’entrée de l’abbaye qui se trouvait plus bas. Jehan désigna à Perrette le chemin à l’autre extrémité de la place, celui qui passait à côté du gibet, et lui dit de passer par là, en recommandant une dernière fois de ne pas s’occuper de lui.

– Madame, dit poliment Jehan à la sœur, je vous prie de me pardonner la violence que j’ai été contraint de vous faire. Je ne pouvais agir autrement.

Et il se laissa glisser de l’autre côté. Au même instant, il entendit des cris perçants: c’était la sœur qui retrouvait sa voix. Il ne s’en occupa plus.

Perrette avait ramassé le panier et passé son bras sous celui de Bertille. Jehan les vit qui traversaient, d’un pas un peu allongé, la petite place. Il jeta un coup d’œil au bas du chemin et vit une troupe qui stationnait devant la porte de l’abbaye. Il eut un sourire:

– Je crois, murmura-t-il, que je sais enfin pourquoi Saêtta me poussait au vol avec tant d’acharnement. Il voulait me faire prendre la main dans le sac.

Il avait autre chose à faire, pour l’instant, que de songer à Saêtta. Il ramena ses yeux sur les deux jeunes filles. Il hésitait: les suivrait-il ou tirerait-il au large du côté opposé? Pourquoi cette hésitation? Tenait-il tant à se mettre à l’abri? Du tout. Seulement; il pensait qu’il serait attaqué… mais il n’en était pas sûr. Escorter les jeunes filles et les défendre, pardieu! c’était tout naturel… Mais les conduire au milieu de la bagarre, ceci eût été stupide. C’est à lui qu’on en voulait, non à elles. Plus il s’éloignerait d’elles, plus il écarterait le danger. Comme il était là hésitant, il vit un homme se détacher de derrière le gibet. Il le reconnut à l’instant:

– Monsieur de Pardaillan, s’écria-t-il, c’est le ciel qui l’envoie!… Maintenant elle est sauvée!

Bertille aussi avait reconnu Pardaillan. Elle courut à lui, en un mouvement spontané, tout impulsif, et lui dit en quelques mots quelle était sa situation. Pardaillan s’empressa de la rassurer et se mit à ses ordres. Chose curieuse, il ne parut nullement s’apitoyer sur son sort. On eût dit, au contraire, qu’il était enchanté. Il paraissait tout réjoui. La vérité est qu’il se disait:

– Ah! Ah! voilà donc ce qu’il allait faire à l’abbaye?… Délivrer sa fiancée et non chercher à s’emparer du trésor, comme je l’ai stupidement cru!… Morbleu! je suis bien aise qu’il en soit ainsi!…

À ce moment, au bas de la montagne, une troupe s’engagea dans le chemin par où il se disposait à descendre. Pardaillan la vit. Il se tourna vers Jehan et, par gestes expressifs, que celui-ci comprit à merveille, il indiqua qu’il se chargeait des deux jeunes filles, que le bas de la montagne était gardé et, en conséquence, qu’il tirât au large par le haut, encore libre.

Ceci fait, il se plaça entre les deux jeunes filles et se mit à descendre d’un pas ferme et assuré. À mi-côte environ, ils se trouvèrent à proximité de la troupe. Comme le chemin était assez étroit, ils durent s’engager au milieu des hommes qui montaient silencieusement, au pas accéléré. Ces hommes passèrent sans s’occuper de ce gentilhomme et de ces deux jeunes femmes.

Nous devons dire ici que Pardaillan, depuis qu’il était remonté, en flânant, vers la chapelle, avait fait le tour de la butte. Il s’était rendu compte des dispositions prises par Concini et l’officier. Il savait qu’aux environs de la porte de l’abbaye se tenaient Concini et cet officier avec une quarantaine d’hommes, moitié soldats, moitié estafiers, à la solde du Florentin.

Mais, si le bas de la montagne – c’est-à-dire le côté où se trouvaient la chapelle et l’entrée du couvent – était très bien gardé, par contre, et Pardaillan s’en était assuré, le haut ne l’était pas du tout. Cela tenait assurément à cette conviction qu’avaient Concini et l’officier, que Jehan le Brave ne pouvait pas sortir autrement que par la porte. C’est ce qui explique pourquoi Pardaillan avait fait signe à Jehan de tirer au large par le haut et pourquoi il s’en allait bien tranquille avec les deux jeunes filles. Il se disait:

– Maintenant, le jeune homme doit être loin. Lorsque Concini s’avisera de battre le haut de la montagne, il sera trop tard. Quant à la jeune fille, elle ne risque pas de rencontrer Concini… Pour rien au monde, il ne voudrait quitter la porte.

Ceci ne l’empêcha pas cependant d’avoir l’œil au guet. Fréquemment, il se retournait et s’assurait qu’ils n’étaient pas suivis. Lorsqu’ils arrivèrent, une demi-heure plus tard, à la maison de Perrette, Pardaillan était bien sûr que nul ne les avait épiés, que nul ne pourrait connaître la nouvelle retraite de Bertille. Et quant à Jehan, il devait avoir contourné maintenant le hameau de Clignancourt, en route vers la porte Saint-Denis, par où il entrerait tranquillement dans la ville.

1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 ... 105
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)